La première organisation municipale de Casablanca remonte à 1917. Cette structure allait subir, dans son embryon, de légères modifications en 1921 pour permettre une meilleure gestion de la cohabitation, au niveau de la commission municipale, entre la représentation des deux communautés marocaine et européenne. En 1950, un autre changement intervient visant une adéquation entre le mouvement d'urbanisation et les impératifs d'une ville qui commençait à s'épanouir et dont la gestion exigeait réflexion. Vingt ans après, un cadre municipal institué par la loi de 1960 devint insuffisant aussi. Son inadaptation tira la sonnette d'alarme au milieu des années 70 et il a fallu attendre la Charte communale du 30 septembre 1976, qui constitua un tournant historique dans l'évolution des institutions et des structures administratives, pour amorcer les changements nécessaires et appropriés à une ville où, l'expansion démographique et l'exode rural aidant, les quartiers poussaient comme des champignons.
Casablanca qui, en 1989, couvrait une superficie de 1.020 km2, devait atteindre, selon le schéma-directeur d'aménagement et d'urbanisme, 21.500 ha en l'an 2000. Les prévisions, bien qu'elles fussent motivées, n'étaient pas accompagnées de plans qui puissent pallier entre l'extension du périmètre urbain et la croissance démographique.
Croissance démographique
Il y eut alors réduction notable de l'espace urbanisé par habitant. Les statistiques de l'époque montrent que de 46 m2 en 1960, on est descendu à 39 en 1982. La chute continuait, d'une manière vertigineuse en 1985.
Plaque tournante du commerce international, Casablanca, vu sa position géographique privilégiée qui lui procure un attrait indéniable, surtout sur les ruraux, vu son port aussi, s'est vite érigée en centre de décision économique en disposant de plus de 60% des établissements et entreprises commerciales et industrielles. Comptant 20.000 habitants au début du siècle, elle dorlote actuellement plus de cinq millions et supporte quelque six millions le jour. Voilà une ville qui vit dans le foisonnement de jour comme de nuit. Une ville qui ne dort pas mais dont certains responsables somnolaient dans la mesure où presque rien n'a suivi; ni l'extension ni l'expansion. La conférence de presse donnée par le wali ( ci-contre) démontre que beaucoup ont menti. Même le découpage administratif de 1984, qui avait partagé Casablanca comme un gâteau d'anniversaire, s'avère aujourd'hui un leurre. La métropole compte actuellement 10 préfectures et 1200 élus. Toute une armée de faux serviteurs qui a constitué un désavantage pour la ville.
De faux serviteurs
Avec l'encouragement tacite, parfois clair, de certains agents de l'Administration, des élus se plaisaient à annoncer, programmer, déclarer et promettre sans réaliser. Certains espaces verts ont été transformés en immeubles et en résidences; le transport en commun a toujours connu d'énormes difficultés et la R.A.T.C a de tout temps été déficitaire. Les lieux publics ont toujours été envahis et servi à des proches. Les constructions clandestines, qui ont même créé des bidonvilles aériens, ne pouvaient se faire sans l'aval déguisé des surveillants. Les routes, l'éclairage public, les soins ont de tout temps été faits à la va-comme-je-te pousse. Le ramassage des ordures ménagères et leur traitement sont la bête noire de nos élus qui sont allés même jusqu'à refuser les offres alléchantes de sociétés étrangères et nationales, sans motif vraiment valable.
Ce n'est qu'aujourd'hui que les lieux publics commencent à être dégagés, que l'abattage des animaux se fera dans les règles de l'art, dans des locaux appropriés, que les jugements s'exécutent... Casablanca, malgré tout les blocages dont elle était victime, et dont ses habitants souffraient, revivra ses beaux moments avec plus d'acteurs et de spectateurs.
Casablanca qui, en 1989, couvrait une superficie de 1.020 km2, devait atteindre, selon le schéma-directeur d'aménagement et d'urbanisme, 21.500 ha en l'an 2000. Les prévisions, bien qu'elles fussent motivées, n'étaient pas accompagnées de plans qui puissent pallier entre l'extension du périmètre urbain et la croissance démographique.
Il y eut alors réduction notable de l'espace urbanisé par habitant. Les statistiques de l'époque montrent que de 46 m2 en 1960, on est descendu à 39 en 1982. La chute continuait, d'une manière vertigineuse en 1985.
Plaque tournante du commerce international, Casablanca, vu sa position géographique privilégiée qui lui procure un attrait indéniable, surtout sur les ruraux, vu son port aussi, s'est vite érigée en centre de décision économique en disposant de plus de 60% des établissements et entreprises commerciales et industrielles. Comptant 20.000 habitants au début du siècle, elle dorlote actuellement plus de cinq millions et supporte quelque six millions le jour. Voilà une ville qui vit dans le foisonnement de jour comme de nuit. Une ville qui ne dort pas mais dont certains responsables somnolaient dans la mesure où presque rien n'a suivi; ni l'extension ni l'expansion. La conférence de presse donnée par le wali ( ci-contre) démontre que beaucoup ont menti. Même le découpage administratif de 1984, qui avait partagé Casablanca comme un gâteau d'anniversaire, s'avère aujourd'hui un leurre. La métropole compte actuellement 10 préfectures et 1200 élus. Toute une armée de faux serviteurs qui a constitué un désavantage pour la ville.
Avec l'encouragement tacite, parfois clair, de certains agents de l'Administration, des élus se plaisaient à annoncer, programmer, déclarer et promettre sans réaliser. Certains espaces verts ont été transformés en immeubles et en résidences; le transport en commun a toujours connu d'énormes difficultés et la R.A.T.C a de tout temps été déficitaire. Les lieux publics ont toujours été envahis et servi à des proches. Les constructions clandestines, qui ont même créé des bidonvilles aériens, ne pouvaient se faire sans l'aval déguisé des surveillants. Les routes, l'éclairage public, les soins ont de tout temps été faits à la va-comme-je-te pousse. Le ramassage des ordures ménagères et leur traitement sont la bête noire de nos élus qui sont allés même jusqu'à refuser les offres alléchantes de sociétés étrangères et nationales, sans motif vraiment valable.
Ce n'est qu'aujourd'hui que les lieux publics commencent à être dégagés, que l'abattage des animaux se fera dans les règles de l'art, dans des locaux appropriés, que les jugements s'exécutent... Casablanca, malgré tout les blocages dont elle était victime, et dont ses habitants souffraient, revivra ses beaux moments avec plus d'acteurs et de spectateurs.
