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Samedi 13 Juin 2026
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L'Association des anciens joueurs du FUS: un maillon essentiel de l'organisation fussiste

Le FUS est parmi les clubs qui ont posé prématurément les jalons du professionnel. Il a installé une administration moderne, une Ecole pour les jeunes footballeurs, une infrastructure perfectible et des ressources financières durables. Il s'est doté d'un

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Cette association des anciens est née le 25 juillet 1997. Le bureau est constitué d'une vingtaine de personnes, présidée par Hassan Akesbi. Nous avons relevé lors des réunions hebdomadaires, auxquelles nous avions assisté par moment, l'ordre, la discipline, la qualité des débats, le respect mutuel et surtout le dévouement pour le club FUS.
Mais cette belle devanture cache derrière elle des souffrances. Ceci nous amène à nous poser la question suivante: quelle place occupe cette association dans le tissu fussiste et qu'attend le bureau dirigeant de cette association?
On semble reprocher à l'association ses velléités à desseins de...s'accaparer des postes dans la direction du club! l'association, elle, se dit surpris e par ces susceptibilités. Elle clame haut et fort qu'elle n'ambitionne qu'une chose: participer à l'effort collectif visant à redorer le blason du FUS.
D'où donc la frustation durement ressentie suite au refus de doléances mineures, genre refus de les autoriser à évoluer au stade du FUS où ces anciens étaient ovationnés quand ils étaient encore joueurs. «Nous ne sommes pas le genre d'amicales qui cherche à dicter une ligne de conduite au club et encore moins à s'immiscer dans ses affaires», nous confia-t-on.
«Si on a demandé de jouer en lever de rideau, c'est plutôt dans l'intérêt du club, expliquait Khalid Maghraoui. Car, si les anciens jouent en lever de rideau, cela devrait attirer un grand nombre de nostalgiques et donnera l'occasion à leur progéniture de découvrir ces anciennes gloires dont ils entendent parler mais qu'ils n'ont jamais vus».
Un bilan positif
L'Association des anciens se dit consciente du fait que le gazon du FUS ne pourrait supporter une forte pression. C'est pourquoi elle a demandé l'autorisation pour le terrain du Hilton. En vain.
Les responsables du FUS ne ferment pas totalement la porte. Un dirigeant nous disait un jour: «Bien sûr qu'ils pourront y jouer, mais pas tout de suite. Attendons d'abord que le FUS assure la montée au GNF 1». Des années se sont écoulées, et le statu quo se maintient.
Au lieu de chercher le fautif, admettons qu'un club forme un tout indissociable. L'association des anciens joueurs est une composante à part entière. Mais celle-ci toutefois doit disposer d'un programme avec des objectifs clairs, qui convergent avec ceux du club. Elle ne doit en aucun cas s'ériger en contrepoids pour servir des desseins inavoués.
L'association des anciens du FUS s'est constituée en quatre commissions: activités sportives, activités sociales, activités culturelles, relations extérieures.
Le bilan est plutôt positif. L'exemple est celui de la commission sociale. Parmi ses actions, la prise en charge de Hamid Samane, alité depuis des mois.
Elle a accompagné Jilali Nassih hospitalisé également. Des aides en nature ont été accordées à ces anciens démunis. L'association se veut une entité à la dimension d'un club comme le FUS. «Presque toutes les capitales du monde sont représentées par de grandes équipes, sauf Rabat», regrette le président Hassan Akesbi.
En fait, la ligne de conduite et la philosophie de l'association concordent avec ceux ressassées par M. Abdelkrim Bennani, le président du comité directeur du FUS. Autant dire que la politique de la corde raide n'a pas lieu d'être au risque d'affecter les objectifs suprêmes pour lesquels ils militent ensembles. L'un a besoin de l'autre et les statuts de l'association le stipulent d'ailleurs: «...mettre au service de l'équipe du FUS, section football, le savoir-faire technique et footballistique dont disposent les membres de l'association». Cet alléna risquerait d'attendre longtemps avant d'être appliquée. Car, pour l'instant, les deux membres de la famille font dans la méfiance. L'association voit son programme en matière d'organisation de rencontres carrément gelé. Pire encore, elle a été délogée du centre de Tamajajt, il y a plusieurs mois. Pendant tout ce temps là, les anciens tiennent leurs réunions dans les...cafés publics! Ils se retrouvent ainsi sans domicile et sans activité. Depuis quelques jours, elle a obtenu l'aval du président du FUS pour retourner à son siège au centre de Tamajajt, en pleine médina, bastion des supporters fussistes. «Nous aimerions bien y revenir, mais pas dans l'état où il se trouve. Nous avons proposé d'aménager le local mais on nous a refusé cela». L'association ne désespère pas outre mesure. Les dirigeants fussistes ne ferment pas non plus la porte, ce qui veut dire que ces clivages trouveraient certainement un dénuement heureux, pour peu qu'ils décident ensemble de s'asseoir autour d'une table et de mettre les rancoeurs de coté, sous les auspices d'une personne consensuelle.
On ne le dira pas assez, l'ouverture du FUS sur ses composantes est salutaire. Elle est même incontournable si l'on veut élucider l'énigme de la désaffection du public. L'union pourrait aider à reconstituer la base populaire du FUS érodée par les vicissitudes des résultats, par les ballets des dirigeants et par l'affront d'usure entre ses composantes.
Un affront fratricide qui n'est pas de nature à permettre de hisser le FUS à l'échelon souhaité, avec toutes les conséquences nuisibles imaginables sur le décollage du football rbati dont elle constitue la locomotive.
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