Lors d'une rencontre organisée récemment par la librairie Kalila wa Dimna, nous avons pu découvrir le précieux ouvrage de Farid Britel, intitulé «Le mécénat au Maroc»dans lequel l'auteur nous livre sa profonde réflexion sur le concept de mécénat, en abordant judicieusement les axes du débat que suscite cette notion au sein de la société, tout particulièrement au Maroc.
Lors de la présentation et la «signature-débat» de son livre dans l'espace culturel de «Kalila wa Dimna», Farid Britel a souligné que la notion du mécénat n'est pas une nouveauté pour le Maroc. La société arabo-musulmane a, depuis des siècles, entretenu cette «culture du mécénat» qui n'est donc pas propre à l'Occident.
Ainsi, il a mis le point sur le principe religieux et la tradition des «Habous» qui gèrent tous les «legs» (médersas-mosquées-universités telle la Qaraouiyine, entre autres) que les citoyens marocains mettent au service et à la disposition de la société.
Néanmoins, a-t-il souligné il n'existe pas de principes juridiques quant au mécénat d'entreprise, de particuliers et d'étrangers.
En revanche, Farid Britel a mis l'accent sur la structure juridique du mécénat français qui semble être le plus proche de notre système social actuel.
Ainsi le mécénat traditionnel des «Habous» aurait, semble-t-il, une certaine similitude avec la fondation occidentale, dont l'objectif principal et initial est de servir l'intérêt général, dans un acte de volonté unilatéral, où le don (argent) est donné pour l'éternité. C'est ce qui se passe en vérité dans les fondations occidentales pour lesquelles le «don» est irrévocable.
En outre, le droit moderne marocain est claqué sur le droit français dont il épouse le modèle, et adopte le cadre juridique et fiscal, ce qui a permis, après la réforme du mécénat par André Malraux du temps du général De Gaule d'utiliser les formules adéquates pour développer le mécénat au Maroc au niveau des fondations des entreprises, et de la société civile.
Des entreprises-citoyennes
Or, le mécénat est tout d'abord un instrument de communication et de reconnaissance; car l'ONA, la BCM, Wafa Banck, etc. se veulent être des entreprises sociales-citoyennes pour promouvoir les actions culturelles, contrairement aux fondations civiles, telles :
-La fondation Mohammed V présidée par Sa Majesté Mohammed VI qui a opté pour des actions colossales, sociales et de solidarité..
- La fondation Zagora qui s'est investie dans des projets intégrés (eau potable, l'alphabétisation, micro-crédits sans intérêts) sont de toute évidence des fondations à caractère social...
Ajoutons à cela, le mécénat privé qui œuvre presque dans la même voie avec une autre vision sociale non moins importante pour la communauté en général.
Ainsi des familles se sont vouées à des actions de mécénat de grande envergure, telles, la famille Berrada qui a réalisé trois hôpitaux à Casablanca dont celui de Moulay Youssef, puis la famille Sekkat qui a construit des orphelinats et des ensembles immobiliers se chiffrant par milliards.
Farid Britel a également fait allusion à quelques associations très actives avec un champ d'action bien particulier comme les associations Ribat El Fath Fès-Saïss, Bouregreg...qui sont à l'origine d'un grand nombre de réalisation artistiques et culturelles, notamment des festivals internationaux...
Il ne faut pas non plus oublier les fondations Allal El Fassi et Abderrahim Bouâbid qui ont énormément œuvré pour la culture et les sciences.
Reste le mécénat étranger, tout particulièrement saoudien avec, cependant une gestion quasiment marocaine, qu'il faut louer pour l'aide bénéfique et bienfaitrice pour le Maroc.
Toutefois selon Farid Britel il reste à élaborer toute une stratégie du mécénat au Maroc tout en le dotant d'un système juridique et fiscal adéquat. Les collectivités locales, les commune, les entreprises devraient participer aux projets en tant que partenaires intéressés et non en bienfaiteurs.
D'autres solutions seraient les bienvenues, comme par exemple la création de fondations pour les sites historiques (volubilis-Chellah, etc.) l'encouragement des fouilles archéologiques, qui peuvent être d'un grand apport pour l'éclosion du tourisme au Maroc, ou l'amélioration de l'infrastructure de nos musées en veillant jalousement à leur restauration et leur sauvegarde.
Lors de la présentation et la «signature-débat» de son livre dans l'espace culturel de «Kalila wa Dimna», Farid Britel a souligné que la notion du mécénat n'est pas une nouveauté pour le Maroc. La société arabo-musulmane a, depuis des siècles, entretenu cette «culture du mécénat» qui n'est donc pas propre à l'Occident.
Ainsi, il a mis le point sur le principe religieux et la tradition des «Habous» qui gèrent tous les «legs» (médersas-mosquées-universités telle la Qaraouiyine, entre autres) que les citoyens marocains mettent au service et à la disposition de la société.
Néanmoins, a-t-il souligné il n'existe pas de principes juridiques quant au mécénat d'entreprise, de particuliers et d'étrangers.
En revanche, Farid Britel a mis l'accent sur la structure juridique du mécénat français qui semble être le plus proche de notre système social actuel.
Ainsi le mécénat traditionnel des «Habous» aurait, semble-t-il, une certaine similitude avec la fondation occidentale, dont l'objectif principal et initial est de servir l'intérêt général, dans un acte de volonté unilatéral, où le don (argent) est donné pour l'éternité. C'est ce qui se passe en vérité dans les fondations occidentales pour lesquelles le «don» est irrévocable.
En outre, le droit moderne marocain est claqué sur le droit français dont il épouse le modèle, et adopte le cadre juridique et fiscal, ce qui a permis, après la réforme du mécénat par André Malraux du temps du général De Gaule d'utiliser les formules adéquates pour développer le mécénat au Maroc au niveau des fondations des entreprises, et de la société civile.
Or, le mécénat est tout d'abord un instrument de communication et de reconnaissance; car l'ONA, la BCM, Wafa Banck, etc. se veulent être des entreprises sociales-citoyennes pour promouvoir les actions culturelles, contrairement aux fondations civiles, telles :
-La fondation Mohammed V présidée par Sa Majesté Mohammed VI qui a opté pour des actions colossales, sociales et de solidarité..
- La fondation Zagora qui s'est investie dans des projets intégrés (eau potable, l'alphabétisation, micro-crédits sans intérêts) sont de toute évidence des fondations à caractère social...
Ajoutons à cela, le mécénat privé qui œuvre presque dans la même voie avec une autre vision sociale non moins importante pour la communauté en général.
Ainsi des familles se sont vouées à des actions de mécénat de grande envergure, telles, la famille Berrada qui a réalisé trois hôpitaux à Casablanca dont celui de Moulay Youssef, puis la famille Sekkat qui a construit des orphelinats et des ensembles immobiliers se chiffrant par milliards.
Farid Britel a également fait allusion à quelques associations très actives avec un champ d'action bien particulier comme les associations Ribat El Fath Fès-Saïss, Bouregreg...qui sont à l'origine d'un grand nombre de réalisation artistiques et culturelles, notamment des festivals internationaux...
Il ne faut pas non plus oublier les fondations Allal El Fassi et Abderrahim Bouâbid qui ont énormément œuvré pour la culture et les sciences.
Reste le mécénat étranger, tout particulièrement saoudien avec, cependant une gestion quasiment marocaine, qu'il faut louer pour l'aide bénéfique et bienfaitrice pour le Maroc.
Toutefois selon Farid Britel il reste à élaborer toute une stratégie du mécénat au Maroc tout en le dotant d'un système juridique et fiscal adéquat. Les collectivités locales, les commune, les entreprises devraient participer aux projets en tant que partenaires intéressés et non en bienfaiteurs.
D'autres solutions seraient les bienvenues, comme par exemple la création de fondations pour les sites historiques (volubilis-Chellah, etc.) l'encouragement des fouilles archéologiques, qui peuvent être d'un grand apport pour l'éclosion du tourisme au Maroc, ou l'amélioration de l'infrastructure de nos musées en veillant jalousement à leur restauration et leur sauvegarde.
