Aussi bien vis-à-vis de ce qu'il en est à l'intérieur du parti que de ce qui se passe sur la scène nationale, les tirs croisés n'ont ménagé personne. Le premier a avoir dégaigné fut le secrétaire général du PND, Abdallah Kadiri. Sa cible préférée, le gouvernement. Pour l'enfant terrible de la Chaouia, «nous vivons actuellement le prolongement de l'alternance et les problèmes posés au Maroc restent les mêmes depuis dix ans». M. Kadiri a évoqué à ce sujet que «c'est à l'Etat et aux collectivités locales de réaliser les plus gros investissements pour stimuler l'économie nationale et servir d'exemple au secteur privé»; A cet effet, il a proposé à ce que «le gouvernement engage des pourparlers avec la Banque mondiale et le FMI pour réduire le service annuel de la dette de 6 à 3 milliards de dirhams, la différence devant être investie au Maroc dans des projets d'infrastructure». Evoquant le code du travail, il a estimé que «le gouvernement ne doit pas se plier aux exigences des syndicats alors que les usines continuent de fermer leurs portes». Après avoir rappelé sa fidélité au Wifaq (PND-UC) et à sa plate-forme libérale avec comme priorité le développement du monde rural pour un Maroc équilibré, Abdallah Kadiri a invité les participants à la réunion élargie de la commission administrative du PND à intervenir, en toute franchise, afin de définir une stratégie pour l'action future du parti, d'une part et d'apporter des précisions sur les entraves qui risquent de gêner l'évolution du parti d'autre part. Il y avait de la tension dans l'air d'autant plus que c'est la première réunion élargie à la suite des élections législatives de septembre dernier et la constitution du nouveau gouvernement.
Selon plusieurs intervenants, la faiblesse du score réalisé par le PND (12 sièges) est en partie due au choix des candidats dans certaines régions qui n'aurait pas été fait selon les recommandations des instances locales du parti. Une commission ad hoc a été mise sur pied pour réaliser des enquêtes dans les circonscriptions où de tels agissements ont été signalés et déterminer les responsabilités. L'audience de l'organe du parti «Annidal Addimoukrati» a été évoquée et les intervenants ont trouvé qu'elle était très faible. Par ailleurs plusieurs suggestions ont été émises pour que le PND puisse remplir dans les meilleures conditions son rôle de parti d'opposition et se préparer pour affronter sereinement les prochaines élections communales. Des recommandations ont été adoptées par la commission administrative. Elles concernent particulièrement l'action du PND sur le plan local et régional, la restructuration des instances et des organisations parallèles et l'organisation de rencontres provinciales.
Selon plusieurs intervenants, la faiblesse du score réalisé par le PND (12 sièges) est en partie due au choix des candidats dans certaines régions qui n'aurait pas été fait selon les recommandations des instances locales du parti. Une commission ad hoc a été mise sur pied pour réaliser des enquêtes dans les circonscriptions où de tels agissements ont été signalés et déterminer les responsabilités. L'audience de l'organe du parti «Annidal Addimoukrati» a été évoquée et les intervenants ont trouvé qu'elle était très faible. Par ailleurs plusieurs suggestions ont été émises pour que le PND puisse remplir dans les meilleures conditions son rôle de parti d'opposition et se préparer pour affronter sereinement les prochaines élections communales. Des recommandations ont été adoptées par la commission administrative. Elles concernent particulièrement l'action du PND sur le plan local et régional, la restructuration des instances et des organisations parallèles et l'organisation de rencontres provinciales.
