A l'issue de l'audience accordée, mercredi dernier, par Sa Majesté Mohammed VI aux leaders des principaux partis politiques, le secrétaire général du Mouvement national populaire, Mahjoubi Aherdane, avait, déclaré que «le MP et le MNP sont devenus désormais un seul mouvement prêt et mobilisé derrière S.M. le Roi».
C'est sans équivoque. Le fait aussi que les deux secrétaires généraux, Mahjoubi Aherdane et Mohand Laenser, aient été reçus en même temps par le Souverain est un signe qui ne trompe point. Déjà, en juillet dernier, le MP et le MNP avaient engagé la première étape de leur rapprochement et qui consistait à «coopérer étroitement lors des élections législatives». En effet, au cours d'une rencontre, organisée par les membres des bureaux exécutifs du MNP et du MP, le 7 juillet 2002 au complexe sportif Moulay Rachid de Salé, les militants de base et les instances dirigeantes des deux entités étaient convaincus que «l'action commune, solidaire et convergente est à même de donner à leur grande famille politique le poids et la force réels qu'elle représente et d'en faire un pôle politique efficace, significatif, capable d'orienter les grands choix de notre pays et d'avoir un rôle influent sur la scène politique nationale». C'est ce qui avait fait dire à Mahjoubi Aherdane : «Nous sommes une même famille et en fin de compte, la division et la séparation n'ont été que factices... Le Mouvement populaire, dès le départ, a été une force réelle» - et il l'est encore aujourd'hui si nous comptabilisons les scores réalisés lors des élections législatives du 27 septembre par les différents partis issus de la mouvance populaire.
Voici d'ailleurs un petit rappel historique. Le Mouvement populaire a été créé au lendemain de l'Indépendance, en février 1958, par deux anciens résistants, Mahjoubi Aherdane et Abdelkrim Khatib. Tout en étant liés par une amitié qui dure jusqu'à nos jours, les deux hommes n'ont pas la même conception des choses.
Cette divergence de points de vue allait aboutir à la première scission de la Haraka (Mouvement). Ainsi, en février 1967, Abdelkrim Khatib crée le Mouvement populaire démocratique et constitutionnel (MPDC) qui deviendra par la suite le Parti de la justice et du développement (PJD).
Les dirigeants actuels du PJD ne renient pas cet héritage. En 1974, le Mouvement populaire allait connaître une autre division avec la création par Abdellah Senhaji du Parti de l'Action.
La même année, un ultra, Ali Hmad Oulhaj, claque la porte du Mouvement et crée le Parti libre progressiste qui n'existe plus que sur le papier. Le Mouvement populaire fera encore la «Une» des journaux avec l'expulsion de son fondateur et père spirituel, Mahjoubi Aherdane. Après quelques années de silence, le père de la «haraka» revient sur le devant de la scène et crée en juin 1991 le Mouvement national populaire en recrutant des militants, bien entendu, dans le M.P. et dans les autres formations de la mouvance populaire. Un autre groupe, conduit par Mahmoud Archane et Mohamed Benzaroual, quitte à son tour le M.N.P. d'Aherdane et crée le Mouvement national démocratique et social (M.N.D.S.) qui deviendra par la suite le Mouvement démocratique et social (M.D.S.). C'était en octobre 1996. La division ne va pas s'arrêter là puisqu'en novembre 2001 et en avril 2002, le Mouvement national populaire et le Mouvement populaire donneront naissance à deux nouveaux partis, l'Union démocratique de Bouazza Ikken et le Parti du pacte (Al Ahd) de Najib El Ouazzani. Cependant, au-delà de ces scissions, les militants des différentes formations issues du Mouvement populaire considèrent qu'ils appartiennent à une seule et même famille dont la solidarité entre ses membres est un fait réel. Ainsi, le poids politique qu'ils représentent avec 109 députés (PJD 42, MP 27, MNP 18, UD 10, MDS 7 et Al Ahd 5) est indéniable.
Aujourd'hui, ce sont le M.P et le M.N.P qui fusionnent, au moment même où des députés d'autres formations de la mouvance ont manifesté le désir de venir renforcer la famille. Dans une déclaration qu'il nous avait accordée, Mohand Laensar avait dit que «tout le monde au Maroc est conscient qu'il faudrait trouver un système de regroupement des partis. On ne peut pas continuer à avoir une majorité qui se compose de 14 partis et un Parlement où il y en a plus de 20». Ce système, le Mouvement populaire et le Mouvement national populaire semblent l'avoir trouvé.
C'est sans équivoque. Le fait aussi que les deux secrétaires généraux, Mahjoubi Aherdane et Mohand Laenser, aient été reçus en même temps par le Souverain est un signe qui ne trompe point. Déjà, en juillet dernier, le MP et le MNP avaient engagé la première étape de leur rapprochement et qui consistait à «coopérer étroitement lors des élections législatives». En effet, au cours d'une rencontre, organisée par les membres des bureaux exécutifs du MNP et du MP, le 7 juillet 2002 au complexe sportif Moulay Rachid de Salé, les militants de base et les instances dirigeantes des deux entités étaient convaincus que «l'action commune, solidaire et convergente est à même de donner à leur grande famille politique le poids et la force réels qu'elle représente et d'en faire un pôle politique efficace, significatif, capable d'orienter les grands choix de notre pays et d'avoir un rôle influent sur la scène politique nationale». C'est ce qui avait fait dire à Mahjoubi Aherdane : «Nous sommes une même famille et en fin de compte, la division et la séparation n'ont été que factices... Le Mouvement populaire, dès le départ, a été une force réelle» - et il l'est encore aujourd'hui si nous comptabilisons les scores réalisés lors des élections législatives du 27 septembre par les différents partis issus de la mouvance populaire.
Voici d'ailleurs un petit rappel historique. Le Mouvement populaire a été créé au lendemain de l'Indépendance, en février 1958, par deux anciens résistants, Mahjoubi Aherdane et Abdelkrim Khatib. Tout en étant liés par une amitié qui dure jusqu'à nos jours, les deux hommes n'ont pas la même conception des choses.
Cette divergence de points de vue allait aboutir à la première scission de la Haraka (Mouvement). Ainsi, en février 1967, Abdelkrim Khatib crée le Mouvement populaire démocratique et constitutionnel (MPDC) qui deviendra par la suite le Parti de la justice et du développement (PJD).
Les dirigeants actuels du PJD ne renient pas cet héritage. En 1974, le Mouvement populaire allait connaître une autre division avec la création par Abdellah Senhaji du Parti de l'Action.
La même année, un ultra, Ali Hmad Oulhaj, claque la porte du Mouvement et crée le Parti libre progressiste qui n'existe plus que sur le papier. Le Mouvement populaire fera encore la «Une» des journaux avec l'expulsion de son fondateur et père spirituel, Mahjoubi Aherdane. Après quelques années de silence, le père de la «haraka» revient sur le devant de la scène et crée en juin 1991 le Mouvement national populaire en recrutant des militants, bien entendu, dans le M.P. et dans les autres formations de la mouvance populaire. Un autre groupe, conduit par Mahmoud Archane et Mohamed Benzaroual, quitte à son tour le M.N.P. d'Aherdane et crée le Mouvement national démocratique et social (M.N.D.S.) qui deviendra par la suite le Mouvement démocratique et social (M.D.S.). C'était en octobre 1996. La division ne va pas s'arrêter là puisqu'en novembre 2001 et en avril 2002, le Mouvement national populaire et le Mouvement populaire donneront naissance à deux nouveaux partis, l'Union démocratique de Bouazza Ikken et le Parti du pacte (Al Ahd) de Najib El Ouazzani. Cependant, au-delà de ces scissions, les militants des différentes formations issues du Mouvement populaire considèrent qu'ils appartiennent à une seule et même famille dont la solidarité entre ses membres est un fait réel. Ainsi, le poids politique qu'ils représentent avec 109 députés (PJD 42, MP 27, MNP 18, UD 10, MDS 7 et Al Ahd 5) est indéniable.
Aujourd'hui, ce sont le M.P et le M.N.P qui fusionnent, au moment même où des députés d'autres formations de la mouvance ont manifesté le désir de venir renforcer la famille. Dans une déclaration qu'il nous avait accordée, Mohand Laensar avait dit que «tout le monde au Maroc est conscient qu'il faudrait trouver un système de regroupement des partis. On ne peut pas continuer à avoir une majorité qui se compose de 14 partis et un Parlement où il y en a plus de 20». Ce système, le Mouvement populaire et le Mouvement national populaire semblent l'avoir trouvé.
