Et le récital du dimanche 2 juin revêtait une telle importance qu'au moment où il a interprété une chanson seulement accompagné par ses deux fils aînés, des grosses larmes roulaient sur ses joues.
En dépit de son âge, Wadi Al Safi a conservé son énergie ; sa voix sonne encore forte et claire, sans faillir (pas une faiblesse vocale tout au long des deux heures de concert !) et ses yeux espiègles brillaient encore du bonheur de la veille.
C'est un courant spirituel moins bon enfant qui s'exprimait sur la scène du Musée Batha puisqu'à 16 heures débutait le récital de la confrérie Kettania menée par Saâd Temsamani. Les 16 musiciens présentaient une sorte de panorama musical de confréries soufies aux traditions musicales diverses. Rituellement, les instruments sont absents et seules les voix mènent vers la transe. Mais Saâd Temsamani a fait des recherches sur les origines des traditions soufies qui l'ont conduites aux portes de la musiques arabo-andalouse. Ancré dans le monde moderne, le jeune musicien emprunte quelques accents à l'Espagne médiévale pour les ré-injecter dans le tradition soufie telle qu'elle se pratique aujourd'hui dans les zaouias marocaines.
Le concert du soir était hier encore emblématique puisqu'il était consacré à la musique afghane. Fuyant les talibans, le chanteur Hossein Harman a trouvé refuge en Suisse où il a organisé une véritable résistance musicale, tâchant de collecter le patrimoine mélodique et instrumentale de son pays avant que tout ne disparaisse. C'est ainsi qu'il a formé l'Ensemble Kaboul -dans lequel on retrouve son fils Khaled- qui regroupe différentes traditions : celles des bardes Tajdiks, des fêtes de Jalalabad (ville située dans le sud de l'Afghanistan), de la région de Hérat (proche de l'Iran) ou de Mazar-I-Sharif (située au nord)…
Pour donner plus d'ampleur à leur récital, l'Ensemble Kaboul avait convié Ustade Mahwash, illustre chanteuse qui fut la première femme à recevoir le titre de « Ustade » en 1977.
La plupart des spectateurs ont découvert hier soir la musique afghane, surpris par l'aspect très « indien » de mélodies, des instruments (tablas et santour) et du phrasé chanté. Rapidement, les néophytes furent conquis et le groupe eu droit à un rappel. Il est évident que les premiers applaudissements du « bis » s'adressaient avant tout à ce que symbolisent Ustade Mahwash et l'Ensemble Kaboul au regard du contexte actuel. Mais le rappel fut si torride -ce sont les claquements de mains des spectateurs qui formaient la base rythmique sur laquelle les musiciens jouèrent- que les vivas et les bravos du public au final saluaient avec enthousiasme un superbe concert.
En dépit de son âge, Wadi Al Safi a conservé son énergie ; sa voix sonne encore forte et claire, sans faillir (pas une faiblesse vocale tout au long des deux heures de concert !) et ses yeux espiègles brillaient encore du bonheur de la veille.
C'est un courant spirituel moins bon enfant qui s'exprimait sur la scène du Musée Batha puisqu'à 16 heures débutait le récital de la confrérie Kettania menée par Saâd Temsamani. Les 16 musiciens présentaient une sorte de panorama musical de confréries soufies aux traditions musicales diverses. Rituellement, les instruments sont absents et seules les voix mènent vers la transe. Mais Saâd Temsamani a fait des recherches sur les origines des traditions soufies qui l'ont conduites aux portes de la musiques arabo-andalouse. Ancré dans le monde moderne, le jeune musicien emprunte quelques accents à l'Espagne médiévale pour les ré-injecter dans le tradition soufie telle qu'elle se pratique aujourd'hui dans les zaouias marocaines.
Le concert du soir était hier encore emblématique puisqu'il était consacré à la musique afghane. Fuyant les talibans, le chanteur Hossein Harman a trouvé refuge en Suisse où il a organisé une véritable résistance musicale, tâchant de collecter le patrimoine mélodique et instrumentale de son pays avant que tout ne disparaisse. C'est ainsi qu'il a formé l'Ensemble Kaboul -dans lequel on retrouve son fils Khaled- qui regroupe différentes traditions : celles des bardes Tajdiks, des fêtes de Jalalabad (ville située dans le sud de l'Afghanistan), de la région de Hérat (proche de l'Iran) ou de Mazar-I-Sharif (située au nord)…
Pour donner plus d'ampleur à leur récital, l'Ensemble Kaboul avait convié Ustade Mahwash, illustre chanteuse qui fut la première femme à recevoir le titre de « Ustade » en 1977.
La plupart des spectateurs ont découvert hier soir la musique afghane, surpris par l'aspect très « indien » de mélodies, des instruments (tablas et santour) et du phrasé chanté. Rapidement, les néophytes furent conquis et le groupe eu droit à un rappel. Il est évident que les premiers applaudissements du « bis » s'adressaient avant tout à ce que symbolisent Ustade Mahwash et l'Ensemble Kaboul au regard du contexte actuel. Mais le rappel fut si torride -ce sont les claquements de mains des spectateurs qui formaient la base rythmique sur laquelle les musiciens jouèrent- que les vivas et les bravos du public au final saluaient avec enthousiasme un superbe concert.
