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Tadelakt, un art qui enflamme les passionnés de déco

Le Tadelakt, cet art marrakchi de revêtement mural, qui ne souffre d'aucune imperfection, n'accepte aucune retouche, d'une étrange profondeur, à la transparence aquatique et aux craquelures d'un autre âge enflammé depuis quelques années la meute des pass

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Soulignant la particularité et la difficulté de cet art, le magazine souligne dans un reportage richement illustré que c'est une œuvre de patience. Il faut polir, luster et cirer pendant des heures. Parmi les bleus, les verts, les ocres et les jaunes, le choix des couleurs se détermine à la nuance près, et qu'à la moindre erreur, ce mélange de chaux et de pigments, aussi doux que le marbre, aussi sensuel que la soie, devra être impitoyablement décapé.
Après avoir mélangé la chaux de marrakech, et de nulle part ailleurs, aux pigments, le maâlem l'applique sur les murs à la taloche. Il lui faudra faire un premier lissage à la truelle, puis polir pendant des heures avec un simple galet et du savon noir pour donner à ce revêtement le rendu brillant et veine du marbre. Un toucher incomparable vient magnifier les lignes de l'architecture.
Pour VSD, Tadelakt a pris le pas sur le zellige, les tableaux orientalistes, les poteries berbères ou les meubles en fer forgé. On raconte que l'application, selon une technique ancestrale, ne peut-être réalisée correctement que par des maâlems marrakchis, écrit-il.
La première remise au goût du jour de cet art revient au célébrissime décorateur américain Bill Willis qui avait été, dans les années soixante-dix, tellement enthousiasmé par cet art qu'il en recouvrit toutes les pièces de sa demeure à Marrakech, rappelle encore le magazine français.
D'autres stars ont suivi l'exemple de Bill Willis, ajoute VSD qui reconnaît que tant que l'on n'a pas goutté au plaisir charnel d'un bain entre ces murs d'une exquise douceur ou de quelques ablutions dans le cocon d'un hammam, l'enthousiasme pour de simples cloisons, aussi belles soient-elles, parait bien démesuré. Mais il suffit d'une seule fois pour comprendre. Alors, on se pique au jeu.
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