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Mercredi 03 Juin 2026
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Dangereuse dégradation sécuritaire

Le Proche-Orient ne cesse de vivre dans un contexte de dégradation sécuritaire. Liquiditaion d’un côté, résistance et vengence de l’autre, ce sont les mots d’ordre qui marquent l’actualité dans cette région.

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Depuis que la trêve a été formellement rompue après l’assassinat du responsable du Hamas Ismaïl Abou Chanab jeudi dernier, Israël poursuit ses « opérations ciblées » qui visent des responsables du Hamas et du Jihad islamique. Trois raids ont eu lieu durant les cinq derniers jours. Le chef militaire Ahmed Chtaoui et trois autres activistes ainsi que d’autres civils ont en été les victimes. Un raid visant Waël Akilane et Khaled Massoud (deux activistes des Brigades Azzedine al-Qassam), s’est soldé, mardi soir, par la mort d’un civil palestinien.

Une vague d’arrestations en masse fait aussi partie du processus d’intimidation israélien. Dans la nuit de mardi à mercredi près de 27 Palestiniens ont ainsi été faits prisonniers par l’armée israélienne.
Dans ce climat généralement assez tendu, le Premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, a réuni hier à Gaza son cabinet en « séance extraordinaire ». Trois points étaient à l’ordre du jour : Le bilan des actions du gouvernement depuis sa mise en place fin avril dernier, la situation de la sécurité, et la récente « escalade militaire » israélienne dans le conflit israélo-palestinien. Rappelons que la trêve comportait plusieurs conditions, dont l’arrêt des raids israéliens, l’arrêt des arrestations, des destructions de maisons et des éliminations d’activistes.

A ce sujet, le Président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, que Washington et Israël tentent de marginaliser encore aujourd’hui, a appelé mercredi tous les groupes palestiniens à rétablir un cessez-le-feu avec Israël. Ceci, afin de donner une chance aux efforts de paix internationaux de mise en œuvre de la « feuille de route ». Pourtant, mardi encore, la Maison-Blanche qui ne veut pas que Arafat soit toujours associé aux questions de la sécurité, a désapprouvé la nomination de Jibril Rajoub, à la réputation d’un nationaliste intransigeant, au poste de conseiller à la sécurité. « Le Conseil national de sécurité (présidé par Yasser Arafat) sera chargé de restructurer l’ensemble des services de sécurité (…) et de superviser et coordonner les relations entre l’Autorité et le Quartette (Union européenne, Etats-Unis, Onu et Russie), auteur de la feuille de route », expliquait Rajoub à l’annonce de sa nomination lundi.
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