Mais les maîtres du jeu restent toujours les mêmes. Des actions de plus en plus flagrantes nous mettent aujourd’hui devant le fait accompli : la communauté internationale ne peut à elle seule faire face aux Etats-Unis, et la machine onusienne a plus que jamais besoin d’être réformée pour jouer son rôle. Dernier fait marquant de l’actualité internationale : le raid israélien en territoire syrien.
Cette incursion a certes été condamnée par la majorité de la communauté internationale. Mais cela importe peu, si celle-ci ne peut entreprendre des démarches pour punir ou juste contraindre Israël de revoir sa politique dans la région. Pis encore, Washington, soutient, plus que jamais son poulain, allant jusqu’à menacer de brandir son veto si une quelconque résolution paraissait à l’horizon du Conseil de sécurité.
Le projet de résolution qui a été officiellement déposé par la Syrie dimanche après-midi «condamne énergiquement l’agression militaire» israélienne et enjoint Israël «à mettre un terme à de tels actes qui menacent la paix et la sécurité régionales». Quelques heures plus tard, l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, John Negroponte déclarait (lundi) que le Conseil de sécurité n’avait pas prévu de se saisir de ce projet de résolution.
Mais est, ce que cela aurait vraiment changé quelque chose sur le terrain ? C’est la question à poser aujourd’hui. Des résolutions, le Conseil en a déjà adoptées dans le passé, et par dizaine. Israël n’en a jamais tenu compte. Quand il s’agit d’un projet soutenu par Washington, les procédures vont vite et même quand elles tardent, George W. Bush prend les choses en main et va régler ses problèmes tout seul, sans l’aval de personne.
Mais paradoxalement, quand il s’agit de question comme la souveraineté de l’Irak, ou la menace israélienne sur la Syrie, la machine onusienne prend tout son temps, renvoit les dossiers pour « une réécriture plus nuancée » et le ton monte d’un cran.
La communauté internationale et plus particulièrement les pays arabes continuent pourtant de dénoncer ses actes dangereux, comme l’a rappelé Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans son entretien téléphonique avec le Président Bachar Al Assad. « Sa Majesté le Roi, que Dieu le préserve, a exprimé sa profonde préoccupation et sa vive inquiétude quant aux conséquences de cette escalade militaire israélienne sur la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région », indiquait le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération hier.
Israël confirme aujourd’hui au monde entier qu’il peut naviguer dans l’océan du droit international à ses propres règles et avec la bénédiction américaine. Un grand défi lancé au monde entier, qui ne fait que confirmer une audace qu’on savait déjà, mais qui était, durant les trois dernières décennies, limitée aux frontières des territoires occupés.
Pourtant, la stabilité dans la région est devenue, depuis quelques temps, la bannière sous laquelle tous les coups sont permis. L'Agence internationale de l'énergie atomique ne lâche pas le morceau du dossier iranien. Ceci, alors qu’Israël n’a pas ratifié le Traité de non prolifération nucléaire, et ses récents agissements, pour ne citer que ceux-là, montrent à quel point ce pays représente un danger pour la stabilité dans la région. Pourtant, les inspecteurs onusiens n’ont pas prévu d’escale à Tel-Aviv pour autant.
Cette incursion a certes été condamnée par la majorité de la communauté internationale. Mais cela importe peu, si celle-ci ne peut entreprendre des démarches pour punir ou juste contraindre Israël de revoir sa politique dans la région. Pis encore, Washington, soutient, plus que jamais son poulain, allant jusqu’à menacer de brandir son veto si une quelconque résolution paraissait à l’horizon du Conseil de sécurité.
Le projet de résolution qui a été officiellement déposé par la Syrie dimanche après-midi «condamne énergiquement l’agression militaire» israélienne et enjoint Israël «à mettre un terme à de tels actes qui menacent la paix et la sécurité régionales». Quelques heures plus tard, l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, John Negroponte déclarait (lundi) que le Conseil de sécurité n’avait pas prévu de se saisir de ce projet de résolution.
Mais est, ce que cela aurait vraiment changé quelque chose sur le terrain ? C’est la question à poser aujourd’hui. Des résolutions, le Conseil en a déjà adoptées dans le passé, et par dizaine. Israël n’en a jamais tenu compte. Quand il s’agit d’un projet soutenu par Washington, les procédures vont vite et même quand elles tardent, George W. Bush prend les choses en main et va régler ses problèmes tout seul, sans l’aval de personne.
Mais paradoxalement, quand il s’agit de question comme la souveraineté de l’Irak, ou la menace israélienne sur la Syrie, la machine onusienne prend tout son temps, renvoit les dossiers pour « une réécriture plus nuancée » et le ton monte d’un cran.
La communauté internationale et plus particulièrement les pays arabes continuent pourtant de dénoncer ses actes dangereux, comme l’a rappelé Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans son entretien téléphonique avec le Président Bachar Al Assad. « Sa Majesté le Roi, que Dieu le préserve, a exprimé sa profonde préoccupation et sa vive inquiétude quant aux conséquences de cette escalade militaire israélienne sur la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région », indiquait le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération hier.
Israël confirme aujourd’hui au monde entier qu’il peut naviguer dans l’océan du droit international à ses propres règles et avec la bénédiction américaine. Un grand défi lancé au monde entier, qui ne fait que confirmer une audace qu’on savait déjà, mais qui était, durant les trois dernières décennies, limitée aux frontières des territoires occupés.
Pourtant, la stabilité dans la région est devenue, depuis quelques temps, la bannière sous laquelle tous les coups sont permis. L'Agence internationale de l'énergie atomique ne lâche pas le morceau du dossier iranien. Ceci, alors qu’Israël n’a pas ratifié le Traité de non prolifération nucléaire, et ses récents agissements, pour ne citer que ceux-là, montrent à quel point ce pays représente un danger pour la stabilité dans la région. Pourtant, les inspecteurs onusiens n’ont pas prévu d’escale à Tel-Aviv pour autant.
