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Jeudi 14 Mai 2026
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Formation du nouveau gouvernement : Abou Mazen face à l’équation de l’unité palestinienne

Les proches de Yasser Arafat sont unanimement catégoriques : le Président de l’Autorité palestinienne n’aime pas trop apposer son paraphe sur un document, surtout quand il ne fait pas l’unanimité au sein de sa garde rapprochée. Le docume

Formation du nouveau gouvernement : Abou Mazen face à l’équation de l’unité palestinienne
La première version de la future formation gouvernementale palestinienne ne satisfait donc personne, et l’unanimité rêvée au sein de l’élite politique à Ramallah est loin d’être à portée de main.
Mahmoud Abbas a vraiment besoin de temps, de patience et d’arguments pour convaincre les principaux acteurs de l’élite politique palestinienne d’adhérer à son projet de réformes.
Mais sa tâche semble se compliquer avec le refus de trois des principaux ministres de l’actuel gouvernement palestinien. Le ministre de l’Information, Yasser Abd Rabbo, le principal négociateur palestinien Saëb Erakat, actuellement ministre des Collectivités locales, et le ministre de l’Economie, Maher Al Masri auxquels Abou Mazen aurait proposé des postes de ministres sans portefeuille, ont exprimé leur refus de participer au gouver-nement, mais n’ont pas encre donné les raisons de ce refus. Si Abou Mazen n’obtient pas le feu vert du Comité central du Fatah, mouvement de M. Arafat, d’ici à dix jours, il ne pourra pas se rendre au Conseil législatif palestinien pour y présenter son gouvernement et tenter d’y obtenir sa confiance. Il sera alors obligé de démissionner. Par ailleurs et selon un sondage publié hier par le Centre palestinien de politique et d’enquêtes, une majorité de Palestiniens seraient favorables au Premier ministre palestinien désigné et pensent que sa nomination à ce poste fera progresser le processus de paix israélo-palestinien. Plus de 64% des personnes interrogées auraient affirmé avoir été favorables à la création d’un poste de Premier ministre, pour la première fois en neuf ans d’autonomie palestinienne, et 70 % sont favorables à Mahmoud Abbas lui-même et pensent qu’il sera capable de relancer le processus de paix avec Israël.
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