Youssou N’dour qui est de confession musulmane, a intitulé sa cassette «Sant Allah» («Hommage à Dieu», en wolof) dont la première idée a germé depuis le mois de ramadan de 1998. Le chanteur a bénéficié des services d’un arrangeur égyptien pour la composition musicale.
La vedette internationale fait référence dans cette cassette à plusieurs figures de l’Islam au Sénégal, dont cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur de l’influente confrérie des Mourides, El Hadji Malick Sy, qui a introduit la confrérie des Tidianes, ainsi que d’autres figures comme cheikh Oumar Foutiyou ou Sidi Barham Niasse.
«Je suis avant tout un Musulman. Tout croyant a besoin de faire le point à un moment de sa vie spirituelle. La religion chez nous est la même que partout ailleurs», déclare l’artiste sénégalais le plus connu à l’étranger lors d’un entretien accordé récemment à Reuters. «Mais la façon dont elle a été introduite est pour moi remarquable. C’est une forme d’apaisement, de contre-pouvoir».
«‘Sant Allah’ est un album qui loue l’esprit de tolérance de ma religion fortement malmenée par une certaine idéologie», estime également Youssou N’Dour.
«Le monde a besoin de savoir comment les gens s’approprient cette religion. Cela n’a rien à voir avec la violence dont on parle souvent, le terrorisme, etc...».
Chantre du mbalax
«D’ailleurs dans un pays où plus de 90% de la population est musulmane, le premier président (Léopold Sédar Senghor) était catholique», observe Youssou N’Dour Senghor, aujourd’hui décédé, a présidé aux destinées du Sénégal pendant plus de 20 ans. Le chanteur, qui possède à Dakar un studio d’enregistrement de niveau mondial, une radio et un quotidien ainsi qu’un night-club, «Le Thiossane», très couru des milieux dakarois, exclut toutefois de jouer sa dernière cassette dans un lieu «profane».
«Je ne peux pas chanter ces chansons (religieuses) dans les endroits habituels comme le night-club ‘Le Thiossane’ ou dans un stade. C’est exclu», dit-il. «Je refuse même de l’envisager. Cet album a un caractère un peu sacré pour moi, comme l’indique son titre. La promotion doit tenir compte du fait que c’est un produit spirituel.» Cependant, Youssou N’Dour envisage de se produire et chanter des titres de cet album au festival des musiques sacrées de Fès l’année prochaine au Maroc. Un CD est prévu pour une sortie internationale d’ici deux mois. Le chanteur sénégalais a bâti toute sa carrière internationale à partir de son pays et n’a jamais été tenté de s’établir hors du Sénégal. «C’est ici que je trouve mon inspiration», aime-t-il à répéter.
Agé de 44 ans, Youssou N’Dour a fait connaître dans le monde la musique «Mbalax» (sonorités sénégalaises fortement soutenues par des percussions) et n’envisage pas de renoncer à ce «beat» typiquement sénégalais. Sa nouvelle cassette, très «spirituelle», ne sera qu’une parenthèse dans sa déjà très riche carrière musicale.
La vedette internationale fait référence dans cette cassette à plusieurs figures de l’Islam au Sénégal, dont cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur de l’influente confrérie des Mourides, El Hadji Malick Sy, qui a introduit la confrérie des Tidianes, ainsi que d’autres figures comme cheikh Oumar Foutiyou ou Sidi Barham Niasse.
«Je suis avant tout un Musulman. Tout croyant a besoin de faire le point à un moment de sa vie spirituelle. La religion chez nous est la même que partout ailleurs», déclare l’artiste sénégalais le plus connu à l’étranger lors d’un entretien accordé récemment à Reuters. «Mais la façon dont elle a été introduite est pour moi remarquable. C’est une forme d’apaisement, de contre-pouvoir».
«‘Sant Allah’ est un album qui loue l’esprit de tolérance de ma religion fortement malmenée par une certaine idéologie», estime également Youssou N’Dour.
«Le monde a besoin de savoir comment les gens s’approprient cette religion. Cela n’a rien à voir avec la violence dont on parle souvent, le terrorisme, etc...».
Chantre du mbalax
«D’ailleurs dans un pays où plus de 90% de la population est musulmane, le premier président (Léopold Sédar Senghor) était catholique», observe Youssou N’Dour Senghor, aujourd’hui décédé, a présidé aux destinées du Sénégal pendant plus de 20 ans. Le chanteur, qui possède à Dakar un studio d’enregistrement de niveau mondial, une radio et un quotidien ainsi qu’un night-club, «Le Thiossane», très couru des milieux dakarois, exclut toutefois de jouer sa dernière cassette dans un lieu «profane».
«Je ne peux pas chanter ces chansons (religieuses) dans les endroits habituels comme le night-club ‘Le Thiossane’ ou dans un stade. C’est exclu», dit-il. «Je refuse même de l’envisager. Cet album a un caractère un peu sacré pour moi, comme l’indique son titre. La promotion doit tenir compte du fait que c’est un produit spirituel.» Cependant, Youssou N’Dour envisage de se produire et chanter des titres de cet album au festival des musiques sacrées de Fès l’année prochaine au Maroc. Un CD est prévu pour une sortie internationale d’ici deux mois. Le chanteur sénégalais a bâti toute sa carrière internationale à partir de son pays et n’a jamais été tenté de s’établir hors du Sénégal. «C’est ici que je trouve mon inspiration», aime-t-il à répéter.
Agé de 44 ans, Youssou N’Dour a fait connaître dans le monde la musique «Mbalax» (sonorités sénégalaises fortement soutenues par des percussions) et n’envisage pas de renoncer à ce «beat» typiquement sénégalais. Sa nouvelle cassette, très «spirituelle», ne sera qu’une parenthèse dans sa déjà très riche carrière musicale.
