Selon Mohamed Naïmi, directeur général de la SONADAC, les travaux vont commencer cette année et le projet sera achevé dans dix ans.
La Société nationale d'Aménagement communale, dont les principaux actionnaires sont la Direction des Domaines, la Direction du Trésor et la Communauté urbaine de Casablanca, a été créée essentiellement pour la réalisation de l'Avenue Royale. En fait, son action a été focalisée principalement sur le projet de requalification urbaine des quartiers environnant la Mosquée Hassan II qui s'étendent sur une superficie de 50 ha. Selon Mohamed Naïmi : «l'Avenue Royale est notre premier objectif. Mais, pour réaliser ce projet, nous avons été obligés de faire des projets en parallèle tels que Nassim et la Corniche».
Cependant, la réalisation de ce projet tarde à venir. Les responsables en sont tout à fait conscients. En effet, pour le concrétiser, il faut démolir des centaines de maisonnettes abritant 12.000 familles de conditions très humbles. Depuis 1995 jusqu'à présent, seulement 2000 ont été relogées. Le démarrage de l'opération s'est concrétisé par le relogement de 530 familles à Hay Al Walae à la Commune de Sidi Moumen. Par la suite, on a pu reloger 1440 autres familles à Hay Nassim. Selon les responsables de la SONADAC, la société a pris en charge les deux tiers du prix de chaque logement : «Pour régler le tiers restant, de larges facilités de paiement ont été accordées aux attributaires. Nous avons eu des difficultés de recensement. Nous recensons à titre d'exemple 10 et à la fin, nous découvrons 12. Il y a une multiplication des gens. Il y a des familles dont les enfants sont devenus grands et demandent des maisons à part. 90 % de ces familles sont des locataires et ils passent au stade de propriétaires». Une commission composée des élus, de la SONADAC, de l'Agence urbaine et des autorités locales se charge d'étudier les dossiers. Les appartements sont affectés selon la superficie et la taille du ménage.
Tranche prioritaire
Par ailleurs, le projet a nécessité la mise au point de quatre tranches selon un planning préétabli. L'approche consiste à sélectionner la zone concernée par le relogement. Ceci a permis de libérer des tronçons de l'Avenue en amont et en aval de la tranche prioritaire. Il existe des problèmes qui entravent la finalisation de l'Avenue Royale. La raison de ce blocage tient aux ménages restant en place, auxquels la Commission chargée du relogement a attribué des appartements à Hay Nassim. Mais, le problème de financement se pose avec acuité pour ces familles. «Plusieurs correspondances ont été adressées à la wilaya du Grand Casablanca et plusieurs réunions ont été tenues en conséquence…Au cours de ces réunions, la SONADAC en a vivement appelé à une implication plus grande et plus active des autorités locales pour une incitation des ménages à regagner leurs appartements d'attribution à Hay Nassim». Un problème a surgi en 2001. Cent cinquante familles devaient être relogées à Nassim, il y a six mois. Mais, « il y a eu un blocage de la part du CIH ». Cet organisme bancaire permettait de financer la part du prix supporté par le bénéficiaire. Il avait admis dans un premier temps que les demandeurs de prêt, dans le cadre de cette opération, produisent des déclarations sur l'honneur de leurs revenus. Le CIH exige, à présent, la production d'attestations de travail et de salaire ; chose que ne peuvent fournir la plupart des personnes qui exercent des métiers saisonniers et informels.
Le directeur général de la SONADAC déclare que le problème de financement est de taille. « Le fonds Hassan II pour le développement économique et social a apporté à la société une importante contribution financière de 500 millions de dirhams pour la réalisation de ses projets ».
Il est à signaler que la Société Nationale d'Aménagement communal a été créée en 1991. Mais, elle n'a démarré son activité qu'en 1995 avec un capital social de l'ordre de 291.556.000 DH. Les principaux administrateurs sont le ministère de l'Intérieur, l'Etat marocain (Direction des domaines), des syndicats intercommunaux des préfectures d'Oujda-Angad, Marrakech-Ménara, Aïn Chock-Hay Hassani, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, la Communauté urbaine de Casablanca et le CIH et la BCP. Il faut noter à la fin que l'opération de relogement doit être activée au maximum dans la mesure où beaucoup d'habitations tombent en ruine. La dernière en date s'est effondrée pendant le mois de Ramadan, d'autres peuvent suivre.
La Société nationale d'Aménagement communale, dont les principaux actionnaires sont la Direction des Domaines, la Direction du Trésor et la Communauté urbaine de Casablanca, a été créée essentiellement pour la réalisation de l'Avenue Royale. En fait, son action a été focalisée principalement sur le projet de requalification urbaine des quartiers environnant la Mosquée Hassan II qui s'étendent sur une superficie de 50 ha. Selon Mohamed Naïmi : «l'Avenue Royale est notre premier objectif. Mais, pour réaliser ce projet, nous avons été obligés de faire des projets en parallèle tels que Nassim et la Corniche».
Cependant, la réalisation de ce projet tarde à venir. Les responsables en sont tout à fait conscients. En effet, pour le concrétiser, il faut démolir des centaines de maisonnettes abritant 12.000 familles de conditions très humbles. Depuis 1995 jusqu'à présent, seulement 2000 ont été relogées. Le démarrage de l'opération s'est concrétisé par le relogement de 530 familles à Hay Al Walae à la Commune de Sidi Moumen. Par la suite, on a pu reloger 1440 autres familles à Hay Nassim. Selon les responsables de la SONADAC, la société a pris en charge les deux tiers du prix de chaque logement : «Pour régler le tiers restant, de larges facilités de paiement ont été accordées aux attributaires. Nous avons eu des difficultés de recensement. Nous recensons à titre d'exemple 10 et à la fin, nous découvrons 12. Il y a une multiplication des gens. Il y a des familles dont les enfants sont devenus grands et demandent des maisons à part. 90 % de ces familles sont des locataires et ils passent au stade de propriétaires». Une commission composée des élus, de la SONADAC, de l'Agence urbaine et des autorités locales se charge d'étudier les dossiers. Les appartements sont affectés selon la superficie et la taille du ménage.
Tranche prioritaire
Par ailleurs, le projet a nécessité la mise au point de quatre tranches selon un planning préétabli. L'approche consiste à sélectionner la zone concernée par le relogement. Ceci a permis de libérer des tronçons de l'Avenue en amont et en aval de la tranche prioritaire. Il existe des problèmes qui entravent la finalisation de l'Avenue Royale. La raison de ce blocage tient aux ménages restant en place, auxquels la Commission chargée du relogement a attribué des appartements à Hay Nassim. Mais, le problème de financement se pose avec acuité pour ces familles. «Plusieurs correspondances ont été adressées à la wilaya du Grand Casablanca et plusieurs réunions ont été tenues en conséquence…Au cours de ces réunions, la SONADAC en a vivement appelé à une implication plus grande et plus active des autorités locales pour une incitation des ménages à regagner leurs appartements d'attribution à Hay Nassim». Un problème a surgi en 2001. Cent cinquante familles devaient être relogées à Nassim, il y a six mois. Mais, « il y a eu un blocage de la part du CIH ». Cet organisme bancaire permettait de financer la part du prix supporté par le bénéficiaire. Il avait admis dans un premier temps que les demandeurs de prêt, dans le cadre de cette opération, produisent des déclarations sur l'honneur de leurs revenus. Le CIH exige, à présent, la production d'attestations de travail et de salaire ; chose que ne peuvent fournir la plupart des personnes qui exercent des métiers saisonniers et informels.
Le directeur général de la SONADAC déclare que le problème de financement est de taille. « Le fonds Hassan II pour le développement économique et social a apporté à la société une importante contribution financière de 500 millions de dirhams pour la réalisation de ses projets ».
Il est à signaler que la Société Nationale d'Aménagement communal a été créée en 1991. Mais, elle n'a démarré son activité qu'en 1995 avec un capital social de l'ordre de 291.556.000 DH. Les principaux administrateurs sont le ministère de l'Intérieur, l'Etat marocain (Direction des domaines), des syndicats intercommunaux des préfectures d'Oujda-Angad, Marrakech-Ménara, Aïn Chock-Hay Hassani, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, la Communauté urbaine de Casablanca et le CIH et la BCP. Il faut noter à la fin que l'opération de relogement doit être activée au maximum dans la mesure où beaucoup d'habitations tombent en ruine. La dernière en date s'est effondrée pendant le mois de Ramadan, d'autres peuvent suivre.
