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Dimanche 05 Avril 2026
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Dites-nous Jeannine Baillet, directrice d’une école pour enfants handicapés moteurs : « un handicapé a les mêmes envies et les mêmes préoccupations qu’une personne normale»

Une équipe de quatre spécialistes dans le domaine de l’handicap des enfants a effectué récemment une visite à Kénitra. Ils ont été invités par l’Association Marocaine pour une Vie Meilleure pour apporter leur contribution et leur savoir faire

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Pourriez -vous nous parler un peu de vous et de votre mission ?

Je suis Jeannine Baillet, j’étais directrice d’une école pour enfants handicapés moteurs. J’ai travaillé avec Monique Lachan qui est venue avec moi au Maroc et qui était dans le même établissement que moi. Elle est kinésithérapeute. C’est notre deuxième séjour à Kénitra sur invitation de l’Association Marocaine pour une Vie Meilleure ( A. M.V. I.M.). Nous sommes déjà venues du 15 septembre au 14 octobre 2003 pour un premier travail et nous continuons ce travail depuis le 12 avril jusqu’au 13 mai. Nous sommes accompagnées cette fois-ci par Norbert Morel, qui est un ergothérapeute, et qui travaille au centre sur des appareils pour enfants handicapés. Nous avons eu aussi le plaisir de faire la connaissance de Thierry Job qui n’est pas de la même association que nous mais qui vient de Nantes et qui travaille dans des Centres d’Aide au Travail ( C. A. T.) pour jeunes travailleurs handicapés. Il a été invité par l’A.M.V.I.M. pour apporter sa contribution dans le domaine de la formation pré-professionnelle des adolescents et des adultes handicapés de l’association qui ont terminé leur scolarité.

Quelle est la nature du travail que vous effectuez avec l’A.M.V.I.M ?

Nous sommes de l’association HANDIMAT qui travaille depuis plusieurs années. en collaboration avec l’AMVIM. Je suis aussi membre d’AGIR ABCD qui est une association de retraités bénévoles. Nous sommes venus pour travailler en particulier avec les enfants handicapés moteurs et éventuellement, les trisomiques et les psychotiques de quatre ans à douze ans.

C’est votre deuxième visite à l’A. M. V. I. M. Quelle est votre évaluation du travail fait au sein de cette association ?

Notre première visite était consacrée à établir les contacts avec les responsables de l’association. Nous avons évalué la situation et avons pu définir plusieurs pistes de travail .

Quand je suis revenue cette fois-ci, j’ai été agréablement surprise du volume du travail qui a été effectué par les professionnels du centre des enfants handicapés. Quand nous sommes venus pour la première fois, les enfants n’avaient que peu de tables de travail adaptées, ils n’avaient pas de sièges conçus pour les maintenir correctement et quand nous sommes revenus au mois d’avril, les enfants étaient beaucoup mieux installés et mieux équipés et ce grâce à cette synergie entre les différents acteurs travaillant au profit des enfants handicapés de l’A. M. V. I. M. L’équipe éducative et le kinésithérapeute ont déployé de grands efforts pour préparer ces installations.

Qu’est ce que vous pouvez nous dire sur les rapports que vous entretenez avec les responsables de l’A. M. V. I. M ?

Les relations sont excellentes à la fois avec les professionnels et avec les responsables de l’Association. Nous travaillons dans un esprit d’équipe.
Chacun apporte un plus de son côté. Nous apportons notre expérience et nous constatons que les membres de l’association sont réceptifs. Notre collaboration est à l’image des excellentes relations qui existent entre nos associations respectives.

En votre qualité de spécialiste du domaine des enfants handicapés, quel est le regard que vous portez sur ces enfants et comment vous définissez l’handicap compte tenu qu’il y a parfois des idées préconçues sur ce sujet ?

Parfois les gens ne voient que le handicap. Ils ne voient pas qu’il y a une personne derrière, qu’elle soit enfant ou adulte. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’un handicapé est d’abord une personne avec tout ce que cela sous entend. C’est-à-dire qu’il a les mêmes intérêts, les mêmes envies, les mêmes désirs et les mêmes préoccupations qu’une personne normale.

Par contre il a une difficulté supplémentaire ou un handicap qui peut être différent d’une personne à une autre et c’est à nous à ce moment-là de l’aider à dépasser son handicap pour qu’il puisse donner le meilleur de lui-même et vivre le mieux possible.

Considérer un handicapé comme une personne comme les autres avec des responsabilités et une personnalité est quelque chose de très important. Cela contribue à améliorer ses conditions de vie et l’aide à s’épanouir.

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