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Mardi 02 Juin 2026
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Entretien avec Salaheddine Bennani, délégué préfectoral du ministère de la Santé : un nouveau Centre hospitalier préfectoral est programmé pour renforcer l'infrastructure sanitaire

Les infrastructures médicales de la capitale sont importantes comparativement à celles des autres villes du Maroc. Le CHU Ibn Sina, qui est un pôle d'excellence, en est l'épine dorsale.
Rabat draine de ce fait des patients de toutes les régions, ce qui

Entretien avec Salaheddine Bennani, délégué préfectoral du ministère de la Santé : un nouveau Centre hospitalier préfectoral est programmé pour renforcer l'infrastructure sanitaire
Quels sont les plus importants atouts de la ville de Rabat en matière d'infrastructure hospitalière ?

La ville de Rabat possède une importante infrastructure hospitalière et de prévention. Pour ce qui est de l'infrastructure hospitalière, elle est composée du CHU Ibn Sina, qui comprend plusieurs établissements hospitaliers dont deux à Salé ( Ar-razi pour les malades mentaux et l'Ayyachi pour la rééducation physique ). Il y a à côté de cela les hôpitaux préfectoraux de santé publique.
Je tiens à signaler ici, le nouveau Centre hospitalier préfectoral de Rabat, qui ouvrira ses portes dans un mois ou deux. D'une capacité d'accueil de 120 lits, ce centre est équipé de matériels à la pointe de la technologie. On y trouvera toutes les spécialités qu'on trouve dans un CHU.
Côté prévention, il y a lieu de souligner l'existence d'un Centre du Diagnostic où se font les consultations médicales et d'un plateau technique composé de toutes les spécialités. Outre des médecins spécialistes qui orientent les malades vers les établissements hospitaliers du CHU Ibn Sina, il y a des médecins qui relèvent de la préfecture médicale qui œuvrent au niveau de ce plateau.


Est ce que les habitants de Rabat sont mieux soignés que ceux des autres villes ?

La qualité des prestations médicales dans les hôpitaux de Rabat dépend de chaque établissement de soin. Est-ce que ces prestations sont meilleures que celles offertes dans les autres villes, je suis enclin à réponde par l'affirmative. Mais, Il faut relativiser tout de même. Ce qui est certain, c'est que Rabat possède une infrastructure très importante comparable à celle des pays développés. Toutefois, quand 80 % des malades sont indigents, il est difficile d'assurer une très bonne qualité de soins à tout le monde. Les hôpitaux de la capitale sont en effet débordés. Ils reçoivent les malades de la capitale et ceux des autres villes. Les soins, les équipements, les médecins hautement qualifiés existent, mais, la demande dépasse l'offre et cela se répercute sur la qualité des prestations, car nous sommes obligés de répondre à tous les besoins.
Avec les deux CHU de Fès et de Marrakech, il y a de moins en moins de pression sur nous. Et la qualité des prestations médicales offertes aux habitants de Rabat va s'améliorer certainement.


Y a-t-il des problèmes de santé spécifiques aux habitants de Rabat ?

Normalement, dans une région donnée, le problème se pose quand il y a des maladies épidémiologiques. Mais, compte tenu des conditions de vie des habitants de Rabat qui sont presque tous raccordés au réseau d'assainissement liquide, compte tenu de l'infrastructure de base, il n'y a pas de problème de santé publique majeur. Il n'y a pas d'épidémie. Il y a de petites endémies comme la grippe, mais qu'on arrive à endiguer. Si vous voulez, c'est l'assurance maladie qui n'est pas généralisée qui freine l'accès aux soins.
Tout le monde n'est pas couvert. Mais c'est un problème qui se pose au niveau national, il n'est pas spécifique à Rabat. Généralement, il y a des problèmes dans les villes où une grande partie de la population vit dans le milieu rural. La proportion de la population de la ville de Rabat vivant dans les campagnes est négligeable. Ce qui fait que nous maîtrisons la situation.


Quels sont les axes stratégiques de la préfecture médicale de Rabat ?

Premier point important, nous comptons démarrer le centre hospitalier préfectoral. C'est notre objectif 2004. Deuxième point important, très bientôt, nous allons démarrer un programme de prise en charge totale des personnes indigentes souffrant d'insuffisance rénale pour au moins une durée de 5 ans. En fait, c'est un programme initié et complètement financé par le ministère de la Santé. Il profitera à plusieurs villes marocaines et Rabat en fait partie. A partir de cette année en effet, un centre sera créé à Rabat et un autre à Salé.
Troisième point important de notre stratégie, le développement des actions ambulatoires. A chaque fois qu'il y a un quartier nouveau, on crée un centre de santé pour répondre aux besoins de la population et faire ce qu'on appelle " la santé de proximité ".
Il y a à côté de cela, des plans d'action qu'on voudrait développer et qui s'inspirent en grande partie des programmes du ministère de la Santé. Tout ce qui a trait à la prévention comme la vaccination, santé maternelle et infantile, entre dans ce cadre.


La ville de Rabat est moins touchée par le sida comparativement à d'autres villes. Sur quoi repose votre programme de lutte contre cette pandémie ?

Concernant la pandémie du sida au niveau de Rabat, la situation est moins alarmante que dans d'autres villes, mais pour éviter une propagation de cette maladie, on table beaucoup sur l'éducation. Notre stratégie est basée sur l'information, l'éducation et la communication.
Nous avons un important programme pour la formation des pairs (personnes recrutées dans un milieu chargées de sensibiliser leurs amis). De même, nous organisons des campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires. Nous avons des personnes formées qui font ce travail, car en matière de communication sur le sida, il faut être très prudent. Il faut ménager beaucoup de susceptibilités.
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