Mais pas seulement : Mandiargues, Senghor, Octavio Paz, Jacques Derrida, François Nourissier, Andrée Chedid ou Tahar Ben Jelloun et d'autres encore pénètrent dans le tableau même, y signant leurs propres mots désormais unis aux rythmes du peintre : Mehdi Qotbi.
Celui qui a fait de la peinture son réceptacle et son langage, un artiste engagé, irréductible aux modes et aux facilités. Un militant aussi du Maroc, l'alter ego du combattant patriotique au pinceau brandi, à l'anagramme dressé.
Natif de Rabat, en 1951, L'artiste et fondateur en 1991 du Cercle d'amitié franco-marocain,– que d'aucuns se sont empressés avec mauvaise foi de décrire comme un promontoire à ses ambitions. - , est devenu le parangon du dialogue des cultures, le défenseur de l'équation Nord-Sud, enfin, au fur et à mesure qu'évolue la planète et que son écriture s'en inspire , il devient l'exemple de ce trait d'union dont il saisira plus tard le sens profond et qu'il concrétisera au demeurant en créant une autre association du nom idoine "Trait d'Union". Cette dernière est articulée sur une publication périodique. Officier de l'ordre du Trône, Chevalier de la légion d'honneur, Officier de l'ordre national du mérite et chevalier des Arts et lettres, Mehdi Qotbi a su montrer depuis 1968, d'abord comme un peintre ayant révolutionné la sémantique , à travers ses expositions au Maroc et dans plusieurs pays dans le monde la dimension anthropologique du métissage.
" Les variations de Mehdi Qotbi s'engendrent, les unes après les autres, en fugues colorées, ondes vibrantes d'une lettre, signe et image. Chatoiement d'une écriture se déployant dans un espace qui n'est plus celui de la tablette ou d'un chapiteau…La lettre répétée, jouée comme une note se répercute indéfiniment dans le renouvellement du graphisme et de la couleur…De la succession des suites naît un rythme " Qotbien " où le spectateur captif rejoint l'artiste dans sa quête obstinée d'un espace immatériel ", se prononce Nicole de Pontcharra qui témoigne du grand talent et de le sensibilité de Mehdi Qotbi.
A l'espace d'art Actua, d'Attijariwafabank, à Casablanca, l'exposition, baptisée " Mehdi Qotbi : Le voyage de l'écriture ", a été inaugurée, jeudi, par le ministre de la culture, Mohamed Achaâri, en présence d'un parterre impressionnant de diplomates et de personnalités du monde politique, de l'art et de la culture : les ambassadeurs de France, de Thaïlande, le Wali de Casablanca, le gotha de la culture, des arts et de la finance, bref le Maroc entier. Une centaine d'œuvres, étalées sur une vingtaine d'années de travail de l'artiste et des commandes importantes provenant de collections privées et institutionnelles marocaines ainsi que les célèbres peintures des " Rencontres écrites " réalisées par Qotbi avec la complicité de peintres, écrivains et penseurs de renom.
" Le grand voyage " de Qotbi qui, selon M. Achaâri, " cherche très loin des expressions pour exprimer son enracinement à son pays natal ", " est un grand voyage qui va à la rencontre de l'autre ", ajoute le ministre. Et de préciser : " Il va au-delà de cette expression que sont les arts plastiques pour la rencontre de la poésie, la spiritualité, les racines, l'exil et le voyage ". L'expérience de Qotbi mérite d'être " écoutée ". Avec elle, il convient d'entretenir un dialogue continu, dépouillé des superfétatoires réductionnismes.
Evoquant la lettre arabe omniprésente et constante dans ses œuvres, Qotbi reconnaît que l'écriture arabe est inscrite dans une modernité qu'il avoue " vouloir et désirer " et que la couleur est essentielle pour lui, car elle lui procure " joie et bonheur ". Et l'artiste d'ajouter que ses œuvres traduisent les valeurs d'ouverture " à l'image de ce que S.M. le Roi Mohammed VI donne aujourd'hui du Maroc, pays d'ouverture et de tolérance ". " Nous ne faisons que suivre l'exemple du Souverain ", a-t-il tenu à souligner, relevant que dans ses œuvres, il reproduit ce que son pays natal lui a inculqué et offert, à savoir la couleur, la lumière et surtout un esprit de tolérance et d'acceptation de l'autre.
Dans " le voyage de l'écriture ", que l'artiste Qotbi dédie à S.M le Roi, la préface de Dominique de Villepin, ministre français de l'Intérieur, met avec brio et une sensibilité à toute épreuve en exergue la valeur du travail de Mehdi, incarnation de la Méditerranée mythique. Dominique de Villepin connaît la richesse intellectuelle de l'homme, auquel il a remis, lors d'une cérémonie officielle qui le fait déjà frémir d'une joie contenue, la légion d'Officier du Mérite, l'une des plus grandes distinctions de la République en France. " Est-ce couleur ou langue, ce ruissellement de signes, le délié des arabesques et la pluie régulière des traits ? ", s'interroge le préfacier qui estime que " tout est mystère, silence dissimulé dans les liens de l'écriture ". Le monde connaît Qotbi autant qu'ambassadeur engagé sur le front des modernités, une manière de Missi dominici qui porte loin la voix de son pays.
Celui qui a fait de la peinture son réceptacle et son langage, un artiste engagé, irréductible aux modes et aux facilités. Un militant aussi du Maroc, l'alter ego du combattant patriotique au pinceau brandi, à l'anagramme dressé.
Natif de Rabat, en 1951, L'artiste et fondateur en 1991 du Cercle d'amitié franco-marocain,– que d'aucuns se sont empressés avec mauvaise foi de décrire comme un promontoire à ses ambitions. - , est devenu le parangon du dialogue des cultures, le défenseur de l'équation Nord-Sud, enfin, au fur et à mesure qu'évolue la planète et que son écriture s'en inspire , il devient l'exemple de ce trait d'union dont il saisira plus tard le sens profond et qu'il concrétisera au demeurant en créant une autre association du nom idoine "Trait d'Union". Cette dernière est articulée sur une publication périodique. Officier de l'ordre du Trône, Chevalier de la légion d'honneur, Officier de l'ordre national du mérite et chevalier des Arts et lettres, Mehdi Qotbi a su montrer depuis 1968, d'abord comme un peintre ayant révolutionné la sémantique , à travers ses expositions au Maroc et dans plusieurs pays dans le monde la dimension anthropologique du métissage.
" Les variations de Mehdi Qotbi s'engendrent, les unes après les autres, en fugues colorées, ondes vibrantes d'une lettre, signe et image. Chatoiement d'une écriture se déployant dans un espace qui n'est plus celui de la tablette ou d'un chapiteau…La lettre répétée, jouée comme une note se répercute indéfiniment dans le renouvellement du graphisme et de la couleur…De la succession des suites naît un rythme " Qotbien " où le spectateur captif rejoint l'artiste dans sa quête obstinée d'un espace immatériel ", se prononce Nicole de Pontcharra qui témoigne du grand talent et de le sensibilité de Mehdi Qotbi.
A l'espace d'art Actua, d'Attijariwafabank, à Casablanca, l'exposition, baptisée " Mehdi Qotbi : Le voyage de l'écriture ", a été inaugurée, jeudi, par le ministre de la culture, Mohamed Achaâri, en présence d'un parterre impressionnant de diplomates et de personnalités du monde politique, de l'art et de la culture : les ambassadeurs de France, de Thaïlande, le Wali de Casablanca, le gotha de la culture, des arts et de la finance, bref le Maroc entier. Une centaine d'œuvres, étalées sur une vingtaine d'années de travail de l'artiste et des commandes importantes provenant de collections privées et institutionnelles marocaines ainsi que les célèbres peintures des " Rencontres écrites " réalisées par Qotbi avec la complicité de peintres, écrivains et penseurs de renom.
" Le grand voyage " de Qotbi qui, selon M. Achaâri, " cherche très loin des expressions pour exprimer son enracinement à son pays natal ", " est un grand voyage qui va à la rencontre de l'autre ", ajoute le ministre. Et de préciser : " Il va au-delà de cette expression que sont les arts plastiques pour la rencontre de la poésie, la spiritualité, les racines, l'exil et le voyage ". L'expérience de Qotbi mérite d'être " écoutée ". Avec elle, il convient d'entretenir un dialogue continu, dépouillé des superfétatoires réductionnismes.
Evoquant la lettre arabe omniprésente et constante dans ses œuvres, Qotbi reconnaît que l'écriture arabe est inscrite dans une modernité qu'il avoue " vouloir et désirer " et que la couleur est essentielle pour lui, car elle lui procure " joie et bonheur ". Et l'artiste d'ajouter que ses œuvres traduisent les valeurs d'ouverture " à l'image de ce que S.M. le Roi Mohammed VI donne aujourd'hui du Maroc, pays d'ouverture et de tolérance ". " Nous ne faisons que suivre l'exemple du Souverain ", a-t-il tenu à souligner, relevant que dans ses œuvres, il reproduit ce que son pays natal lui a inculqué et offert, à savoir la couleur, la lumière et surtout un esprit de tolérance et d'acceptation de l'autre.
Dans " le voyage de l'écriture ", que l'artiste Qotbi dédie à S.M le Roi, la préface de Dominique de Villepin, ministre français de l'Intérieur, met avec brio et une sensibilité à toute épreuve en exergue la valeur du travail de Mehdi, incarnation de la Méditerranée mythique. Dominique de Villepin connaît la richesse intellectuelle de l'homme, auquel il a remis, lors d'une cérémonie officielle qui le fait déjà frémir d'une joie contenue, la légion d'Officier du Mérite, l'une des plus grandes distinctions de la République en France. " Est-ce couleur ou langue, ce ruissellement de signes, le délié des arabesques et la pluie régulière des traits ? ", s'interroge le préfacier qui estime que " tout est mystère, silence dissimulé dans les liens de l'écriture ". Le monde connaît Qotbi autant qu'ambassadeur engagé sur le front des modernités, une manière de Missi dominici qui porte loin la voix de son pays.
