Dans le hall d'honneur du rendez-vous mondial de l'édition, un architecte égyptien a installé des panneaux géants représentant les caractères de l'alphabet arabe: alif, bé, sin... «Ces lettres sont la seule chose qui nous unit, indépendamment de nos dialectes, pays et religions», dit Hamra Accia, chargé par les organisateurs, la Ligue arabe, de bâtir le pavillon.
Environ deux-cents écrivains d'origine arabe sont attendus jusqu'à dimanche. Beaucoup viennent à l'invitation de la Ligue, qui a pu rallier au projet ses 22 pays membres, à l'exception de l'Irak et du Koweït, officiellement pour des raisons financières, et du Maroc, en conflit avec l'organisation.
Mais de nombreux autres écrivains, notamment ceux vivant en exil, viennent en marge de la manifestation, par le biais de leur éditeur.
Plusieurs voix se sont ainsi élevées contre le caractère trop politique et officiel du projet. «J'attends de voir quel auteur sans caractère va venir au nom de La ligue arabe et d'Etats de censure», a déclaré l'écrivain syrien Rafik Schami, venu par le biais de son éditeur allemand. Pour le Marocain Tahar ben Jelloun, qui écrit et vit à Paris, seuls «les auteurs qui ne sont pas gênants» sont venus dans le cadre officiel. Un scepticisme que modère le directeur de l'Institut du monde arabe (IMA) de Paris, partenaire du projet.
«Toute la palette politique et culturelle» pourra s'exprimer, dans le cadre officiel ou en marge, estime Badr Arodaky.
Il note ainsi la présence du Palestinien Mahmoud Darwich («Les feuilles d'olivier»), l'un des plus éminents poètes arabes contemporains qui travaille à Ramallah, et a pris ses distances avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le poète Adonis « Chants de Mihyar le Damascène », universitaire qui a quitté la Syrie pour la France, a aussi fait le déplacement ainsi qu'Elias Khoury «La porte du soleil», l'un des plus célèbres écrivains libanais. Les femmes ne sont pas en reste, avec l'Algérienne Assia Djebar «La Nouba des femmes du mont Chenoua », pressentie pour le prix Nobel de littérature qui pourrait lui être décerné jeudi, ou bien la Palestinienne Sahar Khalifa «Al-Subbar » qui a fondé un centre de soutien aux femmes à Naplouse au nord de la Cisjordanie.
«Nous voulons non seulement qu'on libère notre pays, mais aussi qu'on libère nos vies de femmes», a-t-elle récemment déclaré. La Foire de Francfort, où sont attendues près de 300.000 personnes, est aussi l'occasion pour les éditeurs arabes de promouvoir leurs cultures et leurs auteurs.
«Nous voulons montrer que les Arabes représentent une nation civilisée avec une histoire glorieuse et un présent difficile», a dit à l'AFP le vice-président de l'Association des éditeurs arabes, Fathi Khalil Al-Bess, également directeur de la maison d'édition Dar Al-Shorouk, basée à Amman.
Il a aussi déploré que de nombreux auteurs arabes aient trouvé longtemps porte close chez les éditeurs occidentaux et qu'il ait fallu attendre la recrudescence islamiste pour accroître l'intérêt des Occidentaux vis-à-vis du monde arabe, un message déjà exprimé par le prix de Nobel de littérature Naguib Mahfouz (Egypte) lors de la cérémonie d'ouverture de la Foire mardi.
Environ deux-cents écrivains d'origine arabe sont attendus jusqu'à dimanche. Beaucoup viennent à l'invitation de la Ligue, qui a pu rallier au projet ses 22 pays membres, à l'exception de l'Irak et du Koweït, officiellement pour des raisons financières, et du Maroc, en conflit avec l'organisation.
Mais de nombreux autres écrivains, notamment ceux vivant en exil, viennent en marge de la manifestation, par le biais de leur éditeur.
Plusieurs voix se sont ainsi élevées contre le caractère trop politique et officiel du projet. «J'attends de voir quel auteur sans caractère va venir au nom de La ligue arabe et d'Etats de censure», a déclaré l'écrivain syrien Rafik Schami, venu par le biais de son éditeur allemand. Pour le Marocain Tahar ben Jelloun, qui écrit et vit à Paris, seuls «les auteurs qui ne sont pas gênants» sont venus dans le cadre officiel. Un scepticisme que modère le directeur de l'Institut du monde arabe (IMA) de Paris, partenaire du projet.
«Toute la palette politique et culturelle» pourra s'exprimer, dans le cadre officiel ou en marge, estime Badr Arodaky.
Il note ainsi la présence du Palestinien Mahmoud Darwich («Les feuilles d'olivier»), l'un des plus éminents poètes arabes contemporains qui travaille à Ramallah, et a pris ses distances avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le poète Adonis « Chants de Mihyar le Damascène », universitaire qui a quitté la Syrie pour la France, a aussi fait le déplacement ainsi qu'Elias Khoury «La porte du soleil», l'un des plus célèbres écrivains libanais. Les femmes ne sont pas en reste, avec l'Algérienne Assia Djebar «La Nouba des femmes du mont Chenoua », pressentie pour le prix Nobel de littérature qui pourrait lui être décerné jeudi, ou bien la Palestinienne Sahar Khalifa «Al-Subbar » qui a fondé un centre de soutien aux femmes à Naplouse au nord de la Cisjordanie.
«Nous voulons non seulement qu'on libère notre pays, mais aussi qu'on libère nos vies de femmes», a-t-elle récemment déclaré. La Foire de Francfort, où sont attendues près de 300.000 personnes, est aussi l'occasion pour les éditeurs arabes de promouvoir leurs cultures et leurs auteurs.
«Nous voulons montrer que les Arabes représentent une nation civilisée avec une histoire glorieuse et un présent difficile», a dit à l'AFP le vice-président de l'Association des éditeurs arabes, Fathi Khalil Al-Bess, également directeur de la maison d'édition Dar Al-Shorouk, basée à Amman.
Il a aussi déploré que de nombreux auteurs arabes aient trouvé longtemps porte close chez les éditeurs occidentaux et qu'il ait fallu attendre la recrudescence islamiste pour accroître l'intérêt des Occidentaux vis-à-vis du monde arabe, un message déjà exprimé par le prix de Nobel de littérature Naguib Mahfouz (Egypte) lors de la cérémonie d'ouverture de la Foire mardi.
