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Dimanche 10 Mai 2026
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Lutte contre l’habitat insalubre : quel avenir pour le projet de recasement Aïn Tekki ?

La nécessité de lutter contre l’habitat insalubre s’était imposé depuis déjà trois décennies. Les pouvoirs publics ont mis sur place plusieurs plans nationaux pour soigner ce mal qui a pris de l’ampleur au fil des années. Certains projet

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Un grand espoir avait accompagné en 1994 la signature du protocole d’accord pour la réalisation d’un lotissement de recasement dit Aïn Tekki à la commune rurale de Ben Yakhlef pour résorber l’habitat insalubre dans la région et valoriser le domaine communautaire en créant des pôles structurés. Ces populations en situation d’exclusion avaient caresser à un moment le rêve d’avoir un logement digne de ce nom. Ce rêve s’est effrité au fil des ans pour laisser la place au désespoir.

Dix ans après la conclusion de cet accord, le décor est toujours le même dans cet région. Les bidonvilles sont toujours en place et les conditions de vies sont plus que désastreuses. La SNEC n’a pas tenu ses engagement jusqu’à présent et par conséquent le projet tarde a voir le jour. A l’époque, la SNEC s’est engagée à réaliser deux opérations constituants une même et seule opération.

Celle-ci consiste à réaliser un lotissement de péréquation dit Ben Yakhlef centre et en même temps un lotissement de recasement appelé Aïn Tekki. Le montage institutionnel de ces opérations prévoit d’affecter le solde du lotissement promotionnel Ben Yakhlef centre pour combler le déficit engendré par le projet de recasement des bidonvillois. En contre partie, les président des communes rurales précitées s’engagent à accepter que le solde qui sera dégagé en fin d’opération par le lotissement Ben Yakhlef sera utilisé pour le déficit de l’opération Aïn Tekki en contre partie du transfert des bidonvillois des deux communes dans le nouveau lotissement de recasement.

L’opération de recasement devrait commencer en 1996 mais plus rien depuis la signature du protocole d’accord. Les populations concernées affirment ne plus entendre parler de ce projet depuis plusieurs années. Plusieurs d’entre eux ne croient plus ou presque à ce projet.

En avril 2002, un courrier de la SNEC a adressé au président la commune rurale de Ben Yakhlef a ressuscité l’espoir. Selon les termes de cette lettre, les travaux du projet Aïn Tekki devront commencer au mois d’août de la même année.
Tout le monde attendait cette date mais en vain. Le projet semble retomber à nouveau dans l’oubli.

Pire, la société nationale d’équipement et de construction n’existe plus en tant qu’entité. L’état vient de la fusionner avec l’Agence nationale de lutte contre l’habitat insalubre (ANHI) pour former la holding dite Al Oumrane.
La question qui se pose après ce fusionnement est la suivante : est-ce que les projets qui devrait menés la SNEC sont toujours à l’ordre du jour ou ils ne sont plus d’actualité? Les habitants des douars concernés attendent une réponse à cette question. Il est à signaler que les assiettes foncières des deux projets sont respectivement d’une superficie approximative de 15 ha et de 52 ha.

Ces terrains relèvent du domaine privé de l’Etat pour l’opération de Ben Yakhlef centre et du domaine privé de l’Etat et du privé pour l’opération Aïn Tekki pour le recasement des bidonvillois.
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