Le président du groupe spécialisé dans l'industrie de l'armement, Serge Dassault, a indiqué dans un communiqué publié à Paris qu'il "avait conclu un accord avec des héritiers de M. et Mme Robert Hersant, lui permettant de porter sa participation à environ 80% du capital de la Socpresse", contre 30% auparavant.
Le solde des parts serait conservé par Aude Jacques Ruettard, une des héritières de la famille Hersant qui détient entre 13 et 15% du capital de la société et le management qui détient 5 pc.
Lors de sa première entrée dans la société, en janvier 2002, Dassault avait accepté une valorisation très élevée de Socpresse entre 1,5 et 1,8 milliard d'euros. Mais quand en septembre 2002 la Socpresse avait décidé d'acheter le groupe L'Express-L'Expansion au groupe Vivendi Universal pour 230 millions d'euros, Dassault avait avancé la somme sous forme de compte courant.
L'accord signé à cette occasion stipulait que si la somme n'était pas remboursée avant fin mars 2004, elle serait transformée en action de la Socpresse, évaluée aujourd'hui à seulement près d'un milliard d'euros.
L'opération reste cependant suspendue à plusieurs conditions, notamment une éventuelle décision de Mme Ruettard de faire-valoir son droit de préemption sur les participations des autres membres de la famille Hersant, et sa validation par les autorités de la concurrence.
Réagissant à l'information, le syndicat des journalistes du Figaro réclame la réunion d'un comité d'entreprise extraordinaire pour examiner l'ouverture de la clause de cession et la mise en place de mesures de relance pour le quotidien axées sur une information de grande qualité et une remobilisation de la rédaction.
Les journalistes du Figaro espèrent également que cette cession ne prélude pas à une prise en main politique du journal, car plusieurs observateurs expliquent l'intérêt accordé par Serge Dassault à la presse par ses ambitions politiques.
Avec ces nouvelles acquisitions, M. Dassault, actuel maire de la ville de Corbeil, dans la région parisienne, et candidat au prochain tour des élections sénatoriales, se retrouve en effet à la tête d'un empire qui englobe, avec Le Figaro, l'Express et l'Expansion, et de nombreux quotidiens régionaux, près de 70 titres.
Le solde des parts serait conservé par Aude Jacques Ruettard, une des héritières de la famille Hersant qui détient entre 13 et 15% du capital de la société et le management qui détient 5 pc.
Lors de sa première entrée dans la société, en janvier 2002, Dassault avait accepté une valorisation très élevée de Socpresse entre 1,5 et 1,8 milliard d'euros. Mais quand en septembre 2002 la Socpresse avait décidé d'acheter le groupe L'Express-L'Expansion au groupe Vivendi Universal pour 230 millions d'euros, Dassault avait avancé la somme sous forme de compte courant.
L'accord signé à cette occasion stipulait que si la somme n'était pas remboursée avant fin mars 2004, elle serait transformée en action de la Socpresse, évaluée aujourd'hui à seulement près d'un milliard d'euros.
L'opération reste cependant suspendue à plusieurs conditions, notamment une éventuelle décision de Mme Ruettard de faire-valoir son droit de préemption sur les participations des autres membres de la famille Hersant, et sa validation par les autorités de la concurrence.
Réagissant à l'information, le syndicat des journalistes du Figaro réclame la réunion d'un comité d'entreprise extraordinaire pour examiner l'ouverture de la clause de cession et la mise en place de mesures de relance pour le quotidien axées sur une information de grande qualité et une remobilisation de la rédaction.
Les journalistes du Figaro espèrent également que cette cession ne prélude pas à une prise en main politique du journal, car plusieurs observateurs expliquent l'intérêt accordé par Serge Dassault à la presse par ses ambitions politiques.
Avec ces nouvelles acquisitions, M. Dassault, actuel maire de la ville de Corbeil, dans la région parisienne, et candidat au prochain tour des élections sénatoriales, se retrouve en effet à la tête d'un empire qui englobe, avec Le Figaro, l'Express et l'Expansion, et de nombreux quotidiens régionaux, près de 70 titres.
