Quand l'association " Casa mémoire " a appelé pour la première fois à la préservation du patrimoine architecturale de la ville, le mal était déjà consommé. Plusieurs immeubles qui méritaient d'être classés ont été démoli. Avec leur disparition un pan de la mémoire de notre ville a été perdue à jamais.
La croissance démographique et la course à l'enrichissement ont eu raison de cet architecture, qui est le reflet d'un pluralisme culturel tel qu'exprimé dans les différentes formes architecturales de ces sites. Ceux qui sont passionnés de l'urbanisme se souviennent toujours, avec un petit pincement au cœur, de la villa Mohkri, du théâtre municipal, des magasins Paris-Maroc, du cinéma Vox, de l'hôtel d'Anfa, etc.). Autant de bâtisses qui nous racontent le passé…
Ces édifices, à l'extraordinaire beauté et au charme vétuste ont été conçus, dans un style mauresque ou art déco, par les grands architectes du siècle dernier, tels que Marius Boyer, Perret frères, Hippolyte Delaporte ont été sacrifié au profit de grands immeubles sans âme.
Les agressions régulières, sont également liées, la plus part du temps, au manque d'entretien de certains bâtiments qui finissent par se détériorer progressivement pour devenir de véritables champs de ruines.
Une triste dégradation de ce qui a pourtant constitué l'héritage historique de Casablanca.
Devant l'ampleur de ces agressions, plusieurs amoureux de la ville se sont mobilisés pour défendre la mémoire collective de la ville sensibilisant et interpellant les pouvoirs publics à mettre un terme au traumatisme que la spéculation immobilière a fait subir à la métropole.
De leurs actions et de leurs militantismes est né l'idée de classement du patrimoine architectural de Casablanca. A ce jour, 70 bâtiments ont été classés. Une deuxième liste de 100 autres sites ont été répertoriés et seront bientôt classé.
En revanche, une longue liste d'autres édifices ne sont pas encore répertoriés ni classés. Et du coup, ils sont sous la menace des buldozers. C'est le cas de l'immeuble des trois tours, situé à Hassan Sghir et l'ensemble d'immeubles datant du début 20e siècle et qui longent le boulevard Mohammed V et le boulevard de Paris, etc.
Deuxième vie
L'opération de classement des sites est une procédure assez lourde qui nécessite des moyens financiers et beaucoup de temps. Et pourtant, il ne suffit pas de classer un immeuble pour dire qu'il est protégé. De l'avis des architecte, la sauvegarde veut dire donner un sens et une manière de vivre à ce patrimoine, c'est-à-dire lui procurer une seconde vie. Pour ce faire, il faut intégrer l'ensemble de ces sites dans un circuit économique rentable.
Autrement-dit, les transformer en musée, en hôtel, en bibliothèque ou en bureaux pour s'assurer qu'ils bénéficieront d'un entretien permanent. L'expérience vécue par certains édifices témoigne de la véracité de cette thèse. Les exemples de l'église du Sacré Cœur ou la villa des arts ainsi que la villa Zevaco sont édifiants.
Cette expérience devrait être élargie à d'autres sites qui tombent en ruine comme l'église espagnole située à l'ancienne Médina et à Dar El Makgzen. Le dernier lieu a été l'objet d'un concours pour le transformer en un centre culturel comprenant un musée, un atelier de peinture et de danse. Le concours lancé sous l'ex wali Driss Benhima a été remporté par les architectes Arabani et Mohemed Berrada. Mais depuis, le projet est resté sans suite.
De son côté, Yasmina Filali avait proposé de restaurer l'église espagnol pour en faire une bibliothèque pour sa fondation Orient-Occident, mais en vain.
Restaurer la Médina
La Médina de Casablanca qui devait être un lieu de prestige et un circuit touristique n'est aujourd'hui qu'un espace qui accueille la nuit tous les ramassis de la ville. Un espace difficile à emprunter à partir d'une certaine heure.
Elle ressemble presque à un champ de ruine. Des anciennes demeures comme le consulat espagnol, d'Allemagne, l'hôtel central, rue de la douane ou Bousmara , ils ne restent que le nom. Le lieu a subi de multiples agressions qui ont fini par casser une partie de cette mémoire. Il est probablement temps de préserver notre patrimoine qui est avant tout notre mémoire maisaussi notre force.
La croissance démographique et la course à l'enrichissement ont eu raison de cet architecture, qui est le reflet d'un pluralisme culturel tel qu'exprimé dans les différentes formes architecturales de ces sites. Ceux qui sont passionnés de l'urbanisme se souviennent toujours, avec un petit pincement au cœur, de la villa Mohkri, du théâtre municipal, des magasins Paris-Maroc, du cinéma Vox, de l'hôtel d'Anfa, etc.). Autant de bâtisses qui nous racontent le passé…
Ces édifices, à l'extraordinaire beauté et au charme vétuste ont été conçus, dans un style mauresque ou art déco, par les grands architectes du siècle dernier, tels que Marius Boyer, Perret frères, Hippolyte Delaporte ont été sacrifié au profit de grands immeubles sans âme.
Les agressions régulières, sont également liées, la plus part du temps, au manque d'entretien de certains bâtiments qui finissent par se détériorer progressivement pour devenir de véritables champs de ruines.
Une triste dégradation de ce qui a pourtant constitué l'héritage historique de Casablanca.
Devant l'ampleur de ces agressions, plusieurs amoureux de la ville se sont mobilisés pour défendre la mémoire collective de la ville sensibilisant et interpellant les pouvoirs publics à mettre un terme au traumatisme que la spéculation immobilière a fait subir à la métropole.
De leurs actions et de leurs militantismes est né l'idée de classement du patrimoine architectural de Casablanca. A ce jour, 70 bâtiments ont été classés. Une deuxième liste de 100 autres sites ont été répertoriés et seront bientôt classé.
En revanche, une longue liste d'autres édifices ne sont pas encore répertoriés ni classés. Et du coup, ils sont sous la menace des buldozers. C'est le cas de l'immeuble des trois tours, situé à Hassan Sghir et l'ensemble d'immeubles datant du début 20e siècle et qui longent le boulevard Mohammed V et le boulevard de Paris, etc.
Deuxième vie
L'opération de classement des sites est une procédure assez lourde qui nécessite des moyens financiers et beaucoup de temps. Et pourtant, il ne suffit pas de classer un immeuble pour dire qu'il est protégé. De l'avis des architecte, la sauvegarde veut dire donner un sens et une manière de vivre à ce patrimoine, c'est-à-dire lui procurer une seconde vie. Pour ce faire, il faut intégrer l'ensemble de ces sites dans un circuit économique rentable.
Autrement-dit, les transformer en musée, en hôtel, en bibliothèque ou en bureaux pour s'assurer qu'ils bénéficieront d'un entretien permanent. L'expérience vécue par certains édifices témoigne de la véracité de cette thèse. Les exemples de l'église du Sacré Cœur ou la villa des arts ainsi que la villa Zevaco sont édifiants.
Cette expérience devrait être élargie à d'autres sites qui tombent en ruine comme l'église espagnole située à l'ancienne Médina et à Dar El Makgzen. Le dernier lieu a été l'objet d'un concours pour le transformer en un centre culturel comprenant un musée, un atelier de peinture et de danse. Le concours lancé sous l'ex wali Driss Benhima a été remporté par les architectes Arabani et Mohemed Berrada. Mais depuis, le projet est resté sans suite.
De son côté, Yasmina Filali avait proposé de restaurer l'église espagnol pour en faire une bibliothèque pour sa fondation Orient-Occident, mais en vain.
Restaurer la Médina
La Médina de Casablanca qui devait être un lieu de prestige et un circuit touristique n'est aujourd'hui qu'un espace qui accueille la nuit tous les ramassis de la ville. Un espace difficile à emprunter à partir d'une certaine heure.
Elle ressemble presque à un champ de ruine. Des anciennes demeures comme le consulat espagnol, d'Allemagne, l'hôtel central, rue de la douane ou Bousmara , ils ne restent que le nom. Le lieu a subi de multiples agressions qui ont fini par casser une partie de cette mémoire. Il est probablement temps de préserver notre patrimoine qui est avant tout notre mémoire maisaussi notre force.
