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Mercredi 10 Juin 2026
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Après la fusion du PSD et de l'USFP : Vers la construction d'un grand parti de gauche

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En prévision des échéances électorales de 2007, l'Alliance socialiste, jadis, en débat est désormais une réalité après la fusion du parti socialiste démocratique (PSD) avec l'Union socialiste des forces populaires (USFP), première étape dans un processus voulu de créer un grand parti de la gauche, au Maroc. La décision a été prise, par environ 1500 congressistes du parti, le week-end dernier à Bouznika, lors du deuxième congrès national du PSD, tenu sous le slogan "Vers l'union des socialistes marocains".

Pour Aïssa El Ouardighi, secrétaire général du PSD, qui préfère le terme union-intégration, "la culture des alliances est une nécessité politique et pédagogique (…) L'unité n'est pas un objectif en soi, mais une phase transitoire sur la voie de la constitution d'un large pôle de gauche socialiste démocratique regroupant les composantes actuelles de l'Alliance socialiste : le PSD, le Parti Al Ahd, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), l'USFP, la Gauche socialiste unifiée (GSU) et les autres mouvements de la gauche". Il avait promis que "l'année 2005 sera l'année de l'intégration pour l'Alliance socialiste".

Aujourd'hui, chose faite et les assises de Bouznika étaient donc les dernières, après le premier congrès tenu en juillet 2001 et la création du PSD en octobre 1996, suite à une scission au sein de l'Organisation de l'action démocratique et populaire (OADP) de Mohamed Bensaïd.

Après cette ratification, ces congressistes auront à élire une direction chargée de la mise en oeuvre du processus de fusion avec l'USFP. En proclamant l'union, le PSD entend marquer une rupture avec l'éparpillement des forces de gauche au Maroc et crédibiliser l'activité politique partisane. "Cette démarche nécessitera quelques semaines, voire quelques mois", a souligné Aïssa El Ouerdighi.

A l'ouverture du congrès, le secrétaire général du PSD a expliqué "qu'on ne peut saisir les motifs de cette initiative et appréhender ses nobles objectifs que dans le sillage des épreuves ayant marqué notre riche parcours militant et à la lumière de notre capital politique et des sacrifices de générations de militants pour la défense de la souveraineté de la patrie, la liberté et la dignité des Marocains ".

Pour sa part, Saoud El Atlassi, membre du bureau politique du PSD, a déclaré à l'AFP que "la fusion avec l'USFP est une décision unanime du congrès (…) Nos militants vont rejoindre les rangs de l'USFP et l'entité PSD va être dissoute". "Notre ambition est de créer un grand parti de gauche au Maroc", a affirmé Saoud El Atlassi, expliquant que "l'USFP et le PSD ont une histoire commune et des points communs ". "La gauche dans le Royaume, a-t-il estimé, n'a pas intérêt, si elle veut consolider le processus démocratique, à se présenter aux élections législatives et municipales de 2007 en rangs dispersés".

De son côté, le premier secrétaire de l'USFP, Mohamed El Yazghi, a indiqué que les circonstances "critiques" que traversent le Maroc ne tolèrent pas l'existence de plus d'un grand parti socialiste et ne peuvent supporter plus d'un programme socialiste global", ajoutant que "la mission de faire réussir la transition démocratique au Maroc ne peut rester tributaire des diversifications et des étiquettes qui tendent davantage vers la prolifération que vers la pluralité".

Il a relevé que la décision du PSD d'entreprendre une "union-intégration" avec l'USFP s'inscrit dans le cadre d'une initiative "politique, organisationnelle et doctrinale jetant les bases d'un nouveau concept de l'action politique et d'une nouvelle formule de la pratique partisane".

Seulement, une question s'impose. Que deviendra l'Alliance socialiste, qui regroupait le PPS, le PSD et le Parti Al Ahd?
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