Le Matin. Pour assurer une gestion durable des forêts, plusieurs pays ont adopté la certification forestière. Que signifie ce procédé?
La certification forestière est un système de labellisation visant à encourager une gestion forestière responsable en ajoutant plus de valeur aux produits forestiers issus de forêts bien gérées. On entend par gestion forestière responsable une gestion écologiquement appropriée, socialement bénéfique et économiquement viable.
La certification forestière vise avant tout à apporter une preuve objective de l'application de pratiques d'aménagement et de gestion forestières durables, tout en favorisant l'amélioration continue de ces pratiques. Elle incite à mettre en œuvre des standards et des normes de gestion durable préétablies et reconnues par tous les concernées, pour promouvoir le développement de systèmes et de structures adéquates à la gestion des ressources forestières.
La certification permet une transparence et une garantie à l'égard du principe de durabilité de la gestion forestière qui sont de plus en plus demandées par :
- le marché international des produits forestiers ligneux et non ligneux tels que le liège, le miel et les plantes médicinales,
- les partenaires et les investisseurs liés au commerce/marché des produits forestiers,
- les bailleurs de fonds internationaux potentiels des projets d'appuie à la gestion forestière,
- les gouvernements en tant qu'indicateur pour atteindre les objectifs engagés dans le cadre des accords internationaux sur le développement durable,
- les consommateurs exigeant une assurance sur la provenance des produits de forêts gérées de manière responsable.
En plus de son intérêt économique et social, la certification forestière constitue pour les gestionnaires des forêts un témoignage public de leurs engagements et de leurs performances au regard de l'aménagement durable des forêts.
Où en est la certification forestière à l'échelle mondiale?
Il faut rappeler que la certification forestière a été mise en place pour faire face à l'inquiétude exprimée par l'opinion publique concernant les pratiques de gestion forestière dans les forêts tropicales de plus en plus exploitées. Les opinions publiques nord-américaines et européennes exigeaient dans les années 80 un boycott total des bois tropicaux sur le marché afin de sauvegarder l'avenir de ces forêts. Ce boycott n'a pas produit d'effets escomptés, d'où l'idée de labelliser les bois d'oeuvre pour permettre aux consommateurs de choisir les produits provenant des forêts bien gérées ou certifiées.
La certification forestière évolua ainsi pour devenir un instrument capable de faire connaître et de promouvoir l'aménagement forestier durable. Le premier système de certification forestière FSC (Forest Stewardship Council) a été créé en 1993. Depuis lors, plusieurs systèmes de certification forestière ont été mis en place.
Ces systèmes diffèrent les uns des autres en termes de procédures et de performances requises. Les systèmes FSC et PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) semblent être les schémas de certification qui ont une véritable portée mondiale.
Jusqu'au début d'octobre 2005, FSC a certifié plus de 65,45 millions d'ha de forêts dans 65 pays. Ces forêts sont réparties comme suite : 56,21% de forêts naturelles, 32,20% de mélange de plantations et de forêts naturelles et 11,59% de plantations. En termes de type de forêts, celles certifiées sont 46,05% des forêts boréales, 41,03% des forêts tempérées et 12,92% des forêts tropicales.
Le PEFC quant à lui a certifié 126.878.248 ha de forêts en quasi-totalité en Europe.
Comment fonctionne la certification forestière ?
La mise en oeuvre d'un système de certification repose sur la détermination des normes constituées de Principes, Critères et Indicateurs (PCI) qui reflètent la "gestion forestière durable" qu'on veut mettre en place. Le FSC, par exemple, a développé 10 principes et 56 critères pour une gestion forestière responsable. Ceux-ci sont applicables à tous les types de forêts. Un groupe de travail FSC national ou régional les adapte à la situation locale en développant des indicateurs objectivement vérifiables les plus appropriés au cas particulier du pays ou de la région.
Pour faire certifier sa forêt, un propriétaire forestier doit faire effectuer un audit par un organisme de contrôle indépendant. Cet audit se fait sur la base des principes et critères adaptés. Dans le monde entier, des entreprises accréditées peuvent effectuer ces audits de contrôle. La certification est un processus volontaire au cours duquel les indicateurs sont évalués à travers une consultation de la documentation disponible, des visites sur le terrain et une consultation publique et faite pour déterminer le point de vue des différentes parties concernées par la gestion forestière notamment les populations riveraines et les entreprises forestières.
Le dossier est soumis à l'organisme qui gère le label et le certificat n'est délivré qu'après l'approbation.
Quel est l'intérêt de la certification pour la forêt marocaine et l'économie forestière nationale ?
L'intérêt de la certification pour la forêt marocaine et l'économie forestière nationale à été clairement défini au courant de l'atelier organisé par le WWF et le haut commissariat aux Eaux et Forêts à la lutte contre la désertification en décembre 2003 à Rabat. Les participants à l'atelier ont reconnu que la certification forestière FSC pourrait :
- être un outil efficace pour la sauvegarde, la gestion durable et la valorisation des ressources forestières au Maroc,
- être un outil de promotion de l'image de marque du secteur forestier au Maroc à l'égard des instances internationales,
- créer des conditions favorables à la gestion concertée intégrant les intérêts et les préoccupations de l'administration, des industriels et des communautés locales,
Par ailleurs, la certification forestière pourrait contribuer à aborder les problématiques liées à la gestion forestière (tant sociales, environnementales qu'économiques). Elle peut constituer un argument de promotion des produits marocains pour accéder aux marchés internationaux.
De même, cette certification peut apporter des bénéfices tant économiques, sociaux qu'environnementaux et contribuer à la mobilisation de l'appui au développement et à la gestion durable des espaces forestiers (ressources financières, etc.).
Quels sont les produits pour lesquels le Maroc doit procéder le plus tôt possible à la certification? Et pourquoi?
Personnellement, je pense que le Maroc doit adopter la certification forestière d'urgence. Pour des raisons économiques, il doit donner une grande priorité aux forêts de chêne liège puisque l'écoulement de la production nationale du liège se fait à 90% sur le marché international. Or, la certification des forêts de chêne liège dans les autres pays producteurs est très avancée. En effet, depuis le début de 2005, l'Espagne, le Portugal et l'Italie ont certifié respectivement, 11.912 ha, 2.912 ha et 66 ha de forêt de chêne liège. D'autres forêts sont en cours de certification et le liège certifié sera bientôt sur le marché international.
Les communes rurales qui bénéficient du 100% des recettes forestières au Maroc verront leur liège de plus en plus vendu à des prix très bas sur le marché si le pays ne s'engage pas dans la certification forestière. Le deuxième secteur où une importance doit être accordée à la certification forestière est le secteur de production des plantes aromatiques et médicinales.
Il y a certes un intérêt particulier qui est accordé à ce secteur par les pouvoirs publics et de multiples efforts sont en train d'être développés pour faire de ce secteur un vrai levier de développement économique et humain dans plusieurs régions du pays.
La certification ne peut que renforcer ces efforts et permettre aux produits marocains de ce secteur de trouver des débouchés économiquement intéressants sur le marché international. Cela dit, la certification doit être considérée au Maroc comme instrument de la gestion forestière d'une manière globale. En plus des considérations économiques, d'autres considérations imposent ce choix, notamment pour des raisons de bonne gouvernance.
Où en est le Maroc quant à la certification forestière?
Il faut dire que le Maroc a accusé un retard important dans ce domaine. Cependant la certification forestière est déjà pratiquée au Maroc puisque Cellulose du Maroc a certifié FSC la chaîne de traçabilité de son unité de Sidi Yahya du Gharb.
En plus, Eucaforest, société chargée de gestion des plantations privées pour l'alimentation de l'usine, est en train de certifier les plantations d'Eucalyptus dans la région de Maâmoura. Par ailleurs, le WWF est entrain de sensibiliser à l'importance d'adoption de la certification forestière comme outil de promotion de la gestion durable des forêts au Maroc.
Dans cette perspective, il a organisé avec ses partenaires gouvernementaux et associatifs plusieurs ateliers sur le sujet. J'en cite l'atelier participatif organisé en juin 2003 à Essaouira pour la certification des forêts de Thuya et un autre sur l'intérêt de la certification forestière pour le Maroc, cas des forêts de chêne liège. Par ailleurs, une délégation de cadres forestiers et associatifs marocains ont été invités par le WWF à participer à un atelier sur la gestion durable des forêts dans la ville tunisienne Tabarka en juin dernier.
Enfin, nous sommes déterminés à promouvoir la certification forestière au Maroc et déploierons davantage nos efforts dans ce sens. Nous encouragerons les échanges d'expériences et de pratiques entre les pays du pourtour méditerranéen dans ce domaine et espérons voir des initiatives nationales pour la création d'un groupe de travail pour élaborer les standards nationaux en matière de gestion durable des forêts.
Etat de la certification des forêts FSC jusqu'à 10 octobre 2005
Région Superficie Pourcentage Nbre de certificats
Europe 32.800.752 50,12% 319
Afrique 1.689.955 2,58% 32
Amérique latine
et les Caraïbes 7.755.349 11,85% 198
Asie pacifique 2.367.398 3,62% 64
Amérique du Nord 20.837.368 31,84% 124
Total 65.450.822 100% 737
En juillet 2004, le Fonds mondial pour la nature (World Wildlife Fund, WWF) a lancé un programme d'une durée de cinq ans dans le but de protéger, gérer et restaurer des subéraies, en agissant sur les politiques, les pratiques et les marchés dont elles dépendent.
Le programme du WWF pour la sauvegarde des subéraies vise à relever des défis environnementaux et socio-économiques, à travers la promotion des marchés durables, l'amélioration de la gouvernance, la transformation des politiques, la formation et les échanges aux niveaux local, national et international, ainsi que la mise en place de projets pilotes.
Ce programme qui concerne en premier lieu le Maroc, la Tunisie, l'Espagne et le Portugal s'articule autour de quatre axes.
Formation, échange d'expériences et d'informations
Pour promouvoir la coopération et le partage de connaissances et d'expériences sur les thèmes liés aux subéraies, par le biais d'ateliers, d'études de cas, de visites sur le terrain, etc.
Mise en place de bonnes pratiques
Pour traiter des questions telles que la restauration écologique, la co-gestion et les droits d'accès aux ressources naturelles, grâce à des projets pilotes et à la promotion de bonnes pratiques de gestion et de restauration, en s'appuyant sur des initiatives déjà existantes, comme les normes de certification FSC (Forest Stewardship Council).
Soutien de marché
Pour les produits issus des subéraies gérées de manière durable et encourager des comportements de consommation responsable à tous les niveaux, depuis les industries de transformation du liège jusqu'au consommateur final.
Politique et lobby
Pour influencer et préconiser les changements dans les politiques européennes, nationales et régionales, lorsque les lois en vigueur sont incompatibles ou ont un impact négatif sur les subéraies.
La certification forestière est un système de labellisation visant à encourager une gestion forestière responsable en ajoutant plus de valeur aux produits forestiers issus de forêts bien gérées. On entend par gestion forestière responsable une gestion écologiquement appropriée, socialement bénéfique et économiquement viable.
La certification forestière vise avant tout à apporter une preuve objective de l'application de pratiques d'aménagement et de gestion forestières durables, tout en favorisant l'amélioration continue de ces pratiques. Elle incite à mettre en œuvre des standards et des normes de gestion durable préétablies et reconnues par tous les concernées, pour promouvoir le développement de systèmes et de structures adéquates à la gestion des ressources forestières.
La certification permet une transparence et une garantie à l'égard du principe de durabilité de la gestion forestière qui sont de plus en plus demandées par :
- le marché international des produits forestiers ligneux et non ligneux tels que le liège, le miel et les plantes médicinales,
- les partenaires et les investisseurs liés au commerce/marché des produits forestiers,
- les bailleurs de fonds internationaux potentiels des projets d'appuie à la gestion forestière,
- les gouvernements en tant qu'indicateur pour atteindre les objectifs engagés dans le cadre des accords internationaux sur le développement durable,
- les consommateurs exigeant une assurance sur la provenance des produits de forêts gérées de manière responsable.
En plus de son intérêt économique et social, la certification forestière constitue pour les gestionnaires des forêts un témoignage public de leurs engagements et de leurs performances au regard de l'aménagement durable des forêts.
Où en est la certification forestière à l'échelle mondiale?
Il faut rappeler que la certification forestière a été mise en place pour faire face à l'inquiétude exprimée par l'opinion publique concernant les pratiques de gestion forestière dans les forêts tropicales de plus en plus exploitées. Les opinions publiques nord-américaines et européennes exigeaient dans les années 80 un boycott total des bois tropicaux sur le marché afin de sauvegarder l'avenir de ces forêts. Ce boycott n'a pas produit d'effets escomptés, d'où l'idée de labelliser les bois d'oeuvre pour permettre aux consommateurs de choisir les produits provenant des forêts bien gérées ou certifiées.
La certification forestière évolua ainsi pour devenir un instrument capable de faire connaître et de promouvoir l'aménagement forestier durable. Le premier système de certification forestière FSC (Forest Stewardship Council) a été créé en 1993. Depuis lors, plusieurs systèmes de certification forestière ont été mis en place.
Ces systèmes diffèrent les uns des autres en termes de procédures et de performances requises. Les systèmes FSC et PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) semblent être les schémas de certification qui ont une véritable portée mondiale.
Jusqu'au début d'octobre 2005, FSC a certifié plus de 65,45 millions d'ha de forêts dans 65 pays. Ces forêts sont réparties comme suite : 56,21% de forêts naturelles, 32,20% de mélange de plantations et de forêts naturelles et 11,59% de plantations. En termes de type de forêts, celles certifiées sont 46,05% des forêts boréales, 41,03% des forêts tempérées et 12,92% des forêts tropicales.
Le PEFC quant à lui a certifié 126.878.248 ha de forêts en quasi-totalité en Europe.
Comment fonctionne la certification forestière ?
La mise en oeuvre d'un système de certification repose sur la détermination des normes constituées de Principes, Critères et Indicateurs (PCI) qui reflètent la "gestion forestière durable" qu'on veut mettre en place. Le FSC, par exemple, a développé 10 principes et 56 critères pour une gestion forestière responsable. Ceux-ci sont applicables à tous les types de forêts. Un groupe de travail FSC national ou régional les adapte à la situation locale en développant des indicateurs objectivement vérifiables les plus appropriés au cas particulier du pays ou de la région.
Pour faire certifier sa forêt, un propriétaire forestier doit faire effectuer un audit par un organisme de contrôle indépendant. Cet audit se fait sur la base des principes et critères adaptés. Dans le monde entier, des entreprises accréditées peuvent effectuer ces audits de contrôle. La certification est un processus volontaire au cours duquel les indicateurs sont évalués à travers une consultation de la documentation disponible, des visites sur le terrain et une consultation publique et faite pour déterminer le point de vue des différentes parties concernées par la gestion forestière notamment les populations riveraines et les entreprises forestières.
Le dossier est soumis à l'organisme qui gère le label et le certificat n'est délivré qu'après l'approbation.
Quel est l'intérêt de la certification pour la forêt marocaine et l'économie forestière nationale ?
L'intérêt de la certification pour la forêt marocaine et l'économie forestière nationale à été clairement défini au courant de l'atelier organisé par le WWF et le haut commissariat aux Eaux et Forêts à la lutte contre la désertification en décembre 2003 à Rabat. Les participants à l'atelier ont reconnu que la certification forestière FSC pourrait :
- être un outil efficace pour la sauvegarde, la gestion durable et la valorisation des ressources forestières au Maroc,
- être un outil de promotion de l'image de marque du secteur forestier au Maroc à l'égard des instances internationales,
- créer des conditions favorables à la gestion concertée intégrant les intérêts et les préoccupations de l'administration, des industriels et des communautés locales,
Par ailleurs, la certification forestière pourrait contribuer à aborder les problématiques liées à la gestion forestière (tant sociales, environnementales qu'économiques). Elle peut constituer un argument de promotion des produits marocains pour accéder aux marchés internationaux.
De même, cette certification peut apporter des bénéfices tant économiques, sociaux qu'environnementaux et contribuer à la mobilisation de l'appui au développement et à la gestion durable des espaces forestiers (ressources financières, etc.).
Quels sont les produits pour lesquels le Maroc doit procéder le plus tôt possible à la certification? Et pourquoi?
Personnellement, je pense que le Maroc doit adopter la certification forestière d'urgence. Pour des raisons économiques, il doit donner une grande priorité aux forêts de chêne liège puisque l'écoulement de la production nationale du liège se fait à 90% sur le marché international. Or, la certification des forêts de chêne liège dans les autres pays producteurs est très avancée. En effet, depuis le début de 2005, l'Espagne, le Portugal et l'Italie ont certifié respectivement, 11.912 ha, 2.912 ha et 66 ha de forêt de chêne liège. D'autres forêts sont en cours de certification et le liège certifié sera bientôt sur le marché international.
Les communes rurales qui bénéficient du 100% des recettes forestières au Maroc verront leur liège de plus en plus vendu à des prix très bas sur le marché si le pays ne s'engage pas dans la certification forestière. Le deuxième secteur où une importance doit être accordée à la certification forestière est le secteur de production des plantes aromatiques et médicinales.
Il y a certes un intérêt particulier qui est accordé à ce secteur par les pouvoirs publics et de multiples efforts sont en train d'être développés pour faire de ce secteur un vrai levier de développement économique et humain dans plusieurs régions du pays.
La certification ne peut que renforcer ces efforts et permettre aux produits marocains de ce secteur de trouver des débouchés économiquement intéressants sur le marché international. Cela dit, la certification doit être considérée au Maroc comme instrument de la gestion forestière d'une manière globale. En plus des considérations économiques, d'autres considérations imposent ce choix, notamment pour des raisons de bonne gouvernance.
Où en est le Maroc quant à la certification forestière?
Il faut dire que le Maroc a accusé un retard important dans ce domaine. Cependant la certification forestière est déjà pratiquée au Maroc puisque Cellulose du Maroc a certifié FSC la chaîne de traçabilité de son unité de Sidi Yahya du Gharb.
En plus, Eucaforest, société chargée de gestion des plantations privées pour l'alimentation de l'usine, est en train de certifier les plantations d'Eucalyptus dans la région de Maâmoura. Par ailleurs, le WWF est entrain de sensibiliser à l'importance d'adoption de la certification forestière comme outil de promotion de la gestion durable des forêts au Maroc.
Dans cette perspective, il a organisé avec ses partenaires gouvernementaux et associatifs plusieurs ateliers sur le sujet. J'en cite l'atelier participatif organisé en juin 2003 à Essaouira pour la certification des forêts de Thuya et un autre sur l'intérêt de la certification forestière pour le Maroc, cas des forêts de chêne liège. Par ailleurs, une délégation de cadres forestiers et associatifs marocains ont été invités par le WWF à participer à un atelier sur la gestion durable des forêts dans la ville tunisienne Tabarka en juin dernier.
Enfin, nous sommes déterminés à promouvoir la certification forestière au Maroc et déploierons davantage nos efforts dans ce sens. Nous encouragerons les échanges d'expériences et de pratiques entre les pays du pourtour méditerranéen dans ce domaine et espérons voir des initiatives nationales pour la création d'un groupe de travail pour élaborer les standards nationaux en matière de gestion durable des forêts.
Etat de la certification des forêts FSC jusqu'à 10 octobre 2005
Région Superficie Pourcentage Nbre de certificats
Europe 32.800.752 50,12% 319
Afrique 1.689.955 2,58% 32
Amérique latine
et les Caraïbes 7.755.349 11,85% 198
Asie pacifique 2.367.398 3,62% 64
Amérique du Nord 20.837.368 31,84% 124
Total 65.450.822 100% 737
Le WWF et la sauvegarde des subéraies
En juillet 2004, le Fonds mondial pour la nature (World Wildlife Fund, WWF) a lancé un programme d'une durée de cinq ans dans le but de protéger, gérer et restaurer des subéraies, en agissant sur les politiques, les pratiques et les marchés dont elles dépendent.
Le programme du WWF pour la sauvegarde des subéraies vise à relever des défis environnementaux et socio-économiques, à travers la promotion des marchés durables, l'amélioration de la gouvernance, la transformation des politiques, la formation et les échanges aux niveaux local, national et international, ainsi que la mise en place de projets pilotes.
Ce programme qui concerne en premier lieu le Maroc, la Tunisie, l'Espagne et le Portugal s'articule autour de quatre axes.
Formation, échange d'expériences et d'informations
Pour promouvoir la coopération et le partage de connaissances et d'expériences sur les thèmes liés aux subéraies, par le biais d'ateliers, d'études de cas, de visites sur le terrain, etc.
Mise en place de bonnes pratiques
Pour traiter des questions telles que la restauration écologique, la co-gestion et les droits d'accès aux ressources naturelles, grâce à des projets pilotes et à la promotion de bonnes pratiques de gestion et de restauration, en s'appuyant sur des initiatives déjà existantes, comme les normes de certification FSC (Forest Stewardship Council).
Soutien de marché
Pour les produits issus des subéraies gérées de manière durable et encourager des comportements de consommation responsable à tous les niveaux, depuis les industries de transformation du liège jusqu'au consommateur final.
Politique et lobby
Pour influencer et préconiser les changements dans les politiques européennes, nationales et régionales, lorsque les lois en vigueur sont incompatibles ou ont un impact négatif sur les subéraies.
