La liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor (sud), à l'arrêt depuis le naufrage du Joola en septembre 2002 faisant 1863 morts, reprendra le 11 novembre prochain, apprend-on auprès de la Compagnie marocaine de navigation (COMANAV) qui va gérer cette desserte.
"Le premier voyage inaugural et commercial aura lieu le 11 novembre. Tout est en place pour un démarrage effectif à cette date", a confié à la MAP le directeur général de la société maritime de l'atlantique (SOMAT-filiale à 51 % de la COMANAV), Noureddine Mellouki.
"Les hautes autorités sénégalaises viennent de donner leur feu vert pour la reprise de cette liaison et le réseau de vente sera déjà ouvert le 7 novembre prochain", a ajouté M. Mellouki.
Lors de la visite de SM le Roi Mohammed VI à Dakar en mars dernier, le Maroc et le Sénégal avaient signé une convention de partenariat portant création d'une société de navigation maritime mixte pour la gestion et l'exploitation de navires assurant la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor, la capitale de la Casamance.
Cette société, dénommée la SOMAT, est dotée d'un capital de 1,5 milliard de F CFA (100 F CFA=1,70 dh environ), détenu à raison de 51 pc par la COMANAV, 24,5 pc par le Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC-public) et 24,5 % par la société du port autonome de Dakar (PAD- public).
La liaison maritime Dakar-Ziguinchor sera assurée par le navire Willis, affrété pour une année et demi par l'Etat sénégalais auprès de l'Indonésie pour un montant de 60 millions de F Cfa par mois, en attendant la construction en Allemagne, dans moins de 24 mois, d'un nouveau bateau.
Avant de mouiller dans les eaux du Sénégal, le Willis avait subi d'importants travaux de rénovation au port de Casablanca qui ont permis son adaptation aux standards internationaux en matière de sécurité et de navigabilité.
L'équipage du bateau (38 membres) est constitué essentiellement de personnel naviguant de la COMANAV qui aura pour mission d'assurer le redémarrage de la desserte et la formation des cadres sénégalais. Tout ce personnel a subi une formation accélérée au Maroc pour adapter ses connaissances aux spécificités de cette liaison (mer et fleuve).
Pour la sécurité, principal souci des autorités sénégalaises après le naufrage du Joola, M. Mellouki a indiqué que le Willis répond à toutes les normes de l'organisation maritime internationale (OMI).
"Le bateau est contrôlé, depuis son départ jusqu'à son arrivée, par radio balise reliée au satellite" et des relais de communication ont été installés le long du trajet permettant de joindre le navire à tout moment, a-t-il expliqué.
Le willis dispose d'une capacité de 508 places dont 462 pour les passagers, et 80 tonnes pour le fret.
Pour éviter la surcharge, à l'origine entre autres du naufrage de son prédécesseur, le willis dispose d'un système de pointage de billets qui se bloque automatiquement à 462 places.
Les prix du billet, fortement subventionnés par l'Etat sénégalais, ont été fixés en tant que compte de la bourse des habitants de la Casamance, une région meurtrie par plus de 20 ans de guerre entre les autorités gouvernementales sénégalaises et les rebelles du Mouvement des forces démocratique de Casamance (MFDC).
Ils varient entre 10. 000 F Cfa pour les places pull-man (simples), 12.000 F Cfa (couchettes) et 24.000 F Cfa (cabines).
"Sans subvention des autorités, le billet reviendrait à 30.000 F Cfa avec l'augmentation des prix du carburant et des charges d'exploitation", a souligné M. Mellouki.
Le willis, qui dispose de tous les équipement de confort et de divertissement (restauration, postes de TV et DVD), "enregistre déjà une forte demande des touristes qui veulent découvrir la belle région de la Casamance", a ajouté le directeur de la SOMAT.
Le navire va effectuer deux navettes hebdomadaires entre Dakar (départ vendredi et mardi) et Ziguinchor (départ dimanche et jeudi).
La durée du trajet est de 15 heures pour une distance de 324 km dont 50 km en fleuve.
"Le premier voyage inaugural et commercial aura lieu le 11 novembre. Tout est en place pour un démarrage effectif à cette date", a confié à la MAP le directeur général de la société maritime de l'atlantique (SOMAT-filiale à 51 % de la COMANAV), Noureddine Mellouki.
"Les hautes autorités sénégalaises viennent de donner leur feu vert pour la reprise de cette liaison et le réseau de vente sera déjà ouvert le 7 novembre prochain", a ajouté M. Mellouki.
Lors de la visite de SM le Roi Mohammed VI à Dakar en mars dernier, le Maroc et le Sénégal avaient signé une convention de partenariat portant création d'une société de navigation maritime mixte pour la gestion et l'exploitation de navires assurant la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor, la capitale de la Casamance.
Cette société, dénommée la SOMAT, est dotée d'un capital de 1,5 milliard de F CFA (100 F CFA=1,70 dh environ), détenu à raison de 51 pc par la COMANAV, 24,5 pc par le Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC-public) et 24,5 % par la société du port autonome de Dakar (PAD- public).
La liaison maritime Dakar-Ziguinchor sera assurée par le navire Willis, affrété pour une année et demi par l'Etat sénégalais auprès de l'Indonésie pour un montant de 60 millions de F Cfa par mois, en attendant la construction en Allemagne, dans moins de 24 mois, d'un nouveau bateau.
Avant de mouiller dans les eaux du Sénégal, le Willis avait subi d'importants travaux de rénovation au port de Casablanca qui ont permis son adaptation aux standards internationaux en matière de sécurité et de navigabilité.
L'équipage du bateau (38 membres) est constitué essentiellement de personnel naviguant de la COMANAV qui aura pour mission d'assurer le redémarrage de la desserte et la formation des cadres sénégalais. Tout ce personnel a subi une formation accélérée au Maroc pour adapter ses connaissances aux spécificités de cette liaison (mer et fleuve).
Pour la sécurité, principal souci des autorités sénégalaises après le naufrage du Joola, M. Mellouki a indiqué que le Willis répond à toutes les normes de l'organisation maritime internationale (OMI).
"Le bateau est contrôlé, depuis son départ jusqu'à son arrivée, par radio balise reliée au satellite" et des relais de communication ont été installés le long du trajet permettant de joindre le navire à tout moment, a-t-il expliqué.
Le willis dispose d'une capacité de 508 places dont 462 pour les passagers, et 80 tonnes pour le fret.
Pour éviter la surcharge, à l'origine entre autres du naufrage de son prédécesseur, le willis dispose d'un système de pointage de billets qui se bloque automatiquement à 462 places.
Les prix du billet, fortement subventionnés par l'Etat sénégalais, ont été fixés en tant que compte de la bourse des habitants de la Casamance, une région meurtrie par plus de 20 ans de guerre entre les autorités gouvernementales sénégalaises et les rebelles du Mouvement des forces démocratique de Casamance (MFDC).
Ils varient entre 10. 000 F Cfa pour les places pull-man (simples), 12.000 F Cfa (couchettes) et 24.000 F Cfa (cabines).
"Sans subvention des autorités, le billet reviendrait à 30.000 F Cfa avec l'augmentation des prix du carburant et des charges d'exploitation", a souligné M. Mellouki.
Le willis, qui dispose de tous les équipement de confort et de divertissement (restauration, postes de TV et DVD), "enregistre déjà une forte demande des touristes qui veulent découvrir la belle région de la Casamance", a ajouté le directeur de la SOMAT.
Le navire va effectuer deux navettes hebdomadaires entre Dakar (départ vendredi et mardi) et Ziguinchor (départ dimanche et jeudi).
La durée du trajet est de 15 heures pour une distance de 324 km dont 50 km en fleuve.
