A seize jours de l'expiration de son mandat, qui aura lieu le 2 avril prochain, l'Instance équité et réconciliation (IER) compte saisir les pouvoir publics d'une demande portant la nécessité de créer un fond pour une éventuelle assurance maladie en faveur des victimes des années noires.
Dans l'immédiat, soit le 16 du mois courant, elle organise une nouvelle séance d'auditions publiques des victimes des violations des droits de l'Homme. Seront concernées par cet événement, toutes les personnes issues des villes de Marrakech, Safi et Agadir.
Comme lors des précédentes séances, ces témoignages seront axés sur les différents contextes des violations commises dans la région. Elles porteront sur les premières années d'indépendance et des actes considérés comme faisant partie des règlements de compte entre l'Istiqlal et certains de ses adversaires dont le parti de la Choura et de l'Istiqlal ( Parti de la démocratie et de l'Indépendance). Les victimes des années soixante, particulièrement celles liées aux procès de juin 1963 et de Marrakech en 1969, consacrés à l'UNFP (Union nationale des forces populaires), seront aussi au rendez-vous.
A l'ordre du jour de la séance de ce mercredi, figurent également les témoignages des personnes liées aux manifestations de janvier 1984, qui ont commencé à Marrakech avant de s'étendre à une cinquantaine de communes, et dont les principaux accusés étaient des membres de la gauche radicale (Ilal Amam) et de la mouvance islamiste ( Chabiba islamiya).
Les auditions du 16 mars, constituent également une occasion pour la famille de Mohamed Grina, issu de la ville d'Agadir, de livrer son témoignage. Ce dernier, rappelle-t-on, avait été arrêté suite à une grève annoncée, le 30 mars 1979, par la Confédération démocratique du travail (CDT) en signe de solidarité avec le peuple palestinien, à l'occasion de la commémoration de la journée de la terre.
Mohamed Grina, membre de la Jeunesse ittihadia, a trouvé la mort, le 25 avril 1979, devant le tribunal de Casablanca, après plusieurs jours de torture.
Cela dit, les auditions de demain sont les sixièmes d'une série d'auditions tenues par l'IER depuis le 21 décembre. Elles seront suivies par deux autres à Al Hoceima et Lâayoune.
Mais, contrairement à ce qui a été annoncé au départ, les auditions de Casablanca, Tan-Tan, Smara, Fès et Tétouan seront annulées, en raison de l'intensité du calendrier de l'IER. L'autre point qui n'a pas été totalement élucidé a trait au sort des disparus. En dépit des efforts consentis, à cet effet, certains dossiers restent encore une énigme pour l'instance précitée.
Les dirigeants de celle-ci ont décidé de tenir des rencontre avec les familles des victimes pour les mettre au fait de toutes les données dont ils disposent, sachant qu'un travail colossal et sans précédent a été fourni dans ce cadre, aussi bien en termes d'enregistrement des témoignages que de collecte de documents et de renseignement.
En ce qui concerne l'aspect social, et contrairement à certaines impressions hâtives, l'IER a fourni un effort important dans le traitement de ce dossier, à la fois en direction des individus et de la communauté.
Pour les individus, l'accent a été mis sur l'indemnisation et la procuration des soins. Des cas urgents ont été transférés par avion et mis sous haute surveillance médicale dans des cliniques privées et aux frais de l'Etat.
Une opération dite de « screening » sera mise sur pied dans les jours qui viennent. Elle consiste à faire le diagnostic médical pour des milliers de personnes. L'IER envisage de proposer à l'Etat la création d'une assurance maladie spécifique aux victimes des années de plomb.
Dans le même ordre social, des propositions seront faites dans le sens de la réintégration sociale en faveur de certaines personnes.
Sur le plan communautaire, la réflexion est poussée dans le sens de la réhabilitation des anciens lieux de détention, comme Agdez, Derb Moulay Cherif, Kelaat M'guona, etc… Ces projets seront adoptés en commun accord avec les représentants du tissu associatif.
Les débats de l'IER
L'Instance équité et réconciliation organise depuis le 15 février une série de séance de débat autour des réformes législatives, exécutives et judiciaires que connaît le Maroc.
Ces assises se tiennent, jusqu'au 22 mars courant, au siège de Conseil consultatif des droits de l'Homme ; et ce, parallèlement aux auditions publiques.
La séance de débat, tenue hier, a porté sur les réformes les réformes précitées ; et ce, à la lumière de deux axes : le premier traite des violations des droits de l'Homme, du point de vue de la protection juridique et du rôle de chaque sphère compétente.
Le second volet évoque la nécessité de la répartition et de l'autonomie des différents pouvoirs dans la consolidation de l'option démocratique au Maroc.
Dans l'immédiat, soit le 16 du mois courant, elle organise une nouvelle séance d'auditions publiques des victimes des violations des droits de l'Homme. Seront concernées par cet événement, toutes les personnes issues des villes de Marrakech, Safi et Agadir.
Comme lors des précédentes séances, ces témoignages seront axés sur les différents contextes des violations commises dans la région. Elles porteront sur les premières années d'indépendance et des actes considérés comme faisant partie des règlements de compte entre l'Istiqlal et certains de ses adversaires dont le parti de la Choura et de l'Istiqlal ( Parti de la démocratie et de l'Indépendance). Les victimes des années soixante, particulièrement celles liées aux procès de juin 1963 et de Marrakech en 1969, consacrés à l'UNFP (Union nationale des forces populaires), seront aussi au rendez-vous.
A l'ordre du jour de la séance de ce mercredi, figurent également les témoignages des personnes liées aux manifestations de janvier 1984, qui ont commencé à Marrakech avant de s'étendre à une cinquantaine de communes, et dont les principaux accusés étaient des membres de la gauche radicale (Ilal Amam) et de la mouvance islamiste ( Chabiba islamiya).
Les auditions du 16 mars, constituent également une occasion pour la famille de Mohamed Grina, issu de la ville d'Agadir, de livrer son témoignage. Ce dernier, rappelle-t-on, avait été arrêté suite à une grève annoncée, le 30 mars 1979, par la Confédération démocratique du travail (CDT) en signe de solidarité avec le peuple palestinien, à l'occasion de la commémoration de la journée de la terre.
Mohamed Grina, membre de la Jeunesse ittihadia, a trouvé la mort, le 25 avril 1979, devant le tribunal de Casablanca, après plusieurs jours de torture.
Cela dit, les auditions de demain sont les sixièmes d'une série d'auditions tenues par l'IER depuis le 21 décembre. Elles seront suivies par deux autres à Al Hoceima et Lâayoune.
Mais, contrairement à ce qui a été annoncé au départ, les auditions de Casablanca, Tan-Tan, Smara, Fès et Tétouan seront annulées, en raison de l'intensité du calendrier de l'IER. L'autre point qui n'a pas été totalement élucidé a trait au sort des disparus. En dépit des efforts consentis, à cet effet, certains dossiers restent encore une énigme pour l'instance précitée.
Les dirigeants de celle-ci ont décidé de tenir des rencontre avec les familles des victimes pour les mettre au fait de toutes les données dont ils disposent, sachant qu'un travail colossal et sans précédent a été fourni dans ce cadre, aussi bien en termes d'enregistrement des témoignages que de collecte de documents et de renseignement.
En ce qui concerne l'aspect social, et contrairement à certaines impressions hâtives, l'IER a fourni un effort important dans le traitement de ce dossier, à la fois en direction des individus et de la communauté.
Pour les individus, l'accent a été mis sur l'indemnisation et la procuration des soins. Des cas urgents ont été transférés par avion et mis sous haute surveillance médicale dans des cliniques privées et aux frais de l'Etat.
Une opération dite de « screening » sera mise sur pied dans les jours qui viennent. Elle consiste à faire le diagnostic médical pour des milliers de personnes. L'IER envisage de proposer à l'Etat la création d'une assurance maladie spécifique aux victimes des années de plomb.
Dans le même ordre social, des propositions seront faites dans le sens de la réintégration sociale en faveur de certaines personnes.
Sur le plan communautaire, la réflexion est poussée dans le sens de la réhabilitation des anciens lieux de détention, comme Agdez, Derb Moulay Cherif, Kelaat M'guona, etc… Ces projets seront adoptés en commun accord avec les représentants du tissu associatif.
Les débats de l'IER
L'Instance équité et réconciliation organise depuis le 15 février une série de séance de débat autour des réformes législatives, exécutives et judiciaires que connaît le Maroc.
Ces assises se tiennent, jusqu'au 22 mars courant, au siège de Conseil consultatif des droits de l'Homme ; et ce, parallèlement aux auditions publiques.
La séance de débat, tenue hier, a porté sur les réformes les réformes précitées ; et ce, à la lumière de deux axes : le premier traite des violations des droits de l'Homme, du point de vue de la protection juridique et du rôle de chaque sphère compétente.
Le second volet évoque la nécessité de la répartition et de l'autonomie des différents pouvoirs dans la consolidation de l'option démocratique au Maroc.
