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Mercredi 10 Juin 2026
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Le PRE cherche alliance désespérément !

Trouver un positionnement sur l'échiquier politique

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A la veille des échéances électorales, le paysage politique national annonce une compétition plus importante que celles qui les ont précédées. Les partis traditionnellement présents sur la scène semblent s'installer dans la continuité. A côté d'eux, de nouveaux acteurs, par des sorties spectaculaires, veulent se positionner en vue d'élections qui représentent un tournant décisif dans la vie démocratique au Maroc.

A ce titre, une petite formation, le Parti du Renouveau et de l'Equité (PRE), après une alliance de circonstance pour l'abrogation de l'exigence des 5% dans la loi sur les partis, ne semble pas pouvoir aborder les échéances avec toutes les chances de son côté.

Contacté, Chakir Achehbar, secrétaire général de ce jeune parti annonce la couleur : «notre action pour l'abrogation des conditions discriminatoires contenues dans l'ancienne version de la loi sur les partis est une position de principe. Le fait de pouvoir aborder ces élections sur le même pied d'égalité avec les partis traditionnels est en soi une victoire pour nous. Ceci dit, une nouvelle formation n'est pas forcément un parti handicapé.

D'ailleurs, nous n'en sommes pas à notre première bataille électorale, et il faut dire que nos résultats se sont améliorés». En fait, la loi électorale, par ses exigences, pousse les acteurs politiques à un jeu d'alliance afin d'éviter une balkanisation de la carte politique. A ce propos, Achehbar affirme que « notre parti reste ouvert à toutes les possibilités d'alliance logiques avec des partis en accord avec nous sur une plate-forme idéologique commune.

Nous restons cependant réalistes quant à l'issue de ces échéances. Notre objectif étant de trouver une position dans l'échiquier en attendant l'élargissement de nos bases».
Ayant signé un accord d'alliance avec le Mouvement Populaire et le parti Environnement et Développement, Achehbar met un bémol à cette approche : « il faut dire que cet accord n'a pas encore eu d'effet sur le terrain, non pas par manque de volonté de notre part, mais plutôt par déficit de visibilité. D'ailleurs, nous n'avons pas beaucoup progressé dans ce sens.

Nous restons libres de créer de nouvelles alliances notamment avec les nouvelles formations».
Faut-il rappeler que le jeune leader a milité dans les rangs du Mouvement national populaire avant la création en 2002 du PRE. Les affinités avec la famille «harakie» ne manquent pas, seulement, il déplore un certain «attentisme» de la part de ces derniers quant aux choix définitifs de leurs alliés pour les législative prévues pour septembre 2007.

Parmi les objectifs annoncés par le secrétaire général du jeune parti, la contrainte de résultats contenue dans la loi sur les partis. « L'accès au financement public de notre formation étant conditionné par l'obtention d'un pourcentage minimum des suffrages, nous posons pour l'heure, cette contrainte comme objectif à atteindre, compte tenu de notre taille et de la concurrence qui s'annonce rude pour ces élections tant attendues». Conscient des risques liés à la balkanisation des instances représentatives, le leader du PRE aborde la question avec réalisme : « Nos convictions, nos positions de principe ne sont certes pas négociables.

Seulement, nous restons lucides quant à nos chances. Il faut dire que nous sommes toujours dans une période de construction de notre assise populaire. C'est notre crédibilité qui fera de nous un acteur de poids sur la scène politique. C'est une question de temps... »
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Du pain sur la planche

Les petits partis n'ont pas eu gain de cause sur toute la ligne. Notamment en matière du seuil requis pour la répartition des sièges qui reste suffisamment élevé. Sous ce rapport, un point de moins n'est pas de nature à changer la donne, et encore moins à chambouler la scène politique.

Ceci dit, il aura pour effet de donner une meilleure chance aux jeunes formations qui, du reste, ne possèdent pas de bases électorales assez larges pour prétendre jouer des rôles décisifs lors des échéances 2007 La concession, contrairement aux apparences, n'est pas le fruit du «militantisme » radical.

Loin s'en faut, le gouvernement a, en effet, accepté tous les amendements présentés par la majorité elle-même. En revanche, il a rejeté toutes les révisions et autres amendements présentés par l'opposition, concernant précisément les projets de loi relatifs au code et à l'organisation d'une révision exceptionnelle des listes électorales.
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