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Mardi 14 Juillet 2026
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L'autre Maroc de Jean Cotté

La sensibilité de l'artiste mise en lumière à la galerie d'art Nouiga de Rabat
Ayant exposé un peu partout dans le monde, Jean Cotté expose, pour la première fois, ses tableaux au Maroc et plus précisément à la galerie d'art Nouiga à la Kasbah d

L'autre Maroc de Jean Cotté
«Un autre Maroc» est l'intitulé de cette exposition qui est un hommage à ses paysages, ses fantasias, ses villages les plus lointains, entre autres. « Je connaissais déjà le Maroc en touriste et je l'aimais comme tout le monde : son ciel bleu, son soleil qui sent bon le sable chaud… », nous dit l'artiste qui découvre un soir de fantasia
un autre Maroc. «Je trouve que la France et le Maroc
sont profondément unis par l'Atlantique.

C'est une sensibilité commune et une lumière particulière qui n'ont rien à voir avec celles de la Méditerranée qui les sépare. Des couchers de soleil particuliers, des couleurs fantastiques et une dimension dramatique qu'on ne retrouve pas ailleurs. A partir de ce soir-là, je ne me sentais plus étranger, parce que peindre ce Maroc-là c'est peindre un portrait de famille, c'est rendre hommage à un parent retrouvé que j'ai la chance d'aimer.

Donc, c'est beaucoup plus une expérience métaphysique que j'ai essayé de développer sur mes toiles». Sur ces mêmes toiles où on ne décèle aucune école donnée, mais des sujets peints avec beaucoup d'amour et de passion. «J'ai essayé d'être au service du Maroc et non d'imprimer un style bien déterminé», précise Jean Cotté.
Contrairement à la majorité des autres artistes, Jean Cotté a commencé sa carrière plastique en faisant de l'abstrait, mais à un certain moment, cela a cessé de l'amuser.

«J'avais envie de renaître au monde, de retrouver ses cieux, ses nuages et ses mers, ainsi que son histoire. J'ai trouvé que le Maroc était plus intéressant que mon nombril.

Donc, pour moi ces cinquante tableaux sur le Maroc représentent tous des déclarations d'amour pour ce pays, ses rivières, ses cascades, sa mer, ses kasbahs, ses fantasias…».
Ces dernières auxquelles on accède, selon Mohamed Akka (professeur universitaire) sur un mode résolument nouveau. « Ce qui, dans l'imaginaire correspond tout au plus à un thème de carte postale, est ici rehaussé à la dimension d'une esthétique.

Le mérite de Jean Cotté est d'avoir justement, par cette série, déverrouillé l'univers fantastique de la fantasia en lui restituant la richesse des origines, mais aussi ses atmosphères tragiques et paradoxales. Ce paradoxe rappelle ces chansons en chœur entonnées par les guerriers Guarani le soir, à leur retour au campement, et que l'anthropologue attentif sait être des solos dédiés à la gloire personnelle de chaque membre ».
Jean Cotté est aussi un passionné de la lumière qu'on dévoile sur ses peintures et qu'il fait ressortir souvent à travers les nuages.
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Un artiste pluridisciplinaire

Né dans une famille de musiciens, Jean Cotté faisait simultanément des études de musique (Conservatoire National Supérieur de Paris), de peinture (dans l'atelier d'André Lhote) et de philosophie (à la Sorbonne).

De ce cocktail naquit une double carrière, celle de journaliste et critique musical à France Soir, puis celle de peintre qu'il est toujours actuellement. Cette deuxième qui lui a valu d'être exposé plusieurs années aux côtés de Hartung, Soulages, Zao Wou Ki, Poliakoff, Alechinsky et d'autres.

Jean Cotté a aussi fait des décorations pour Air France, ainsi que pour d'autres organismes de renommée, comme il a participé à la Biennale
de Paris en 1963 et à plusieurs salons de peinture.

En plus de ses collections particulières dans différents pays et musées, l'artiste-peintre a écrit plusieurs critiques sur la peinture comme «Nous avons besoin d'artistes tels que vous», «Un élan passionné très authentique», «Notre temps va comprendre le besoin qu'il a de la peinture que Cotté propose».
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