Menu
Search
Jeudi 11 Juin 2026
S'abonner
close

Et l'arbitre de la partie dans tout cela ?

L'affaire TAS-CACAS fait encore des vagues
Ce que les observateurs sportifs marocains s'accordent à appeler «L'affaire» qui a émaillé cette fin de saison continue de faire couler beaucoup d'encre.

Et  l'arbitre de la partie dans tout cela ?
Au moment où dans d'autres pays, dirigeants et joueurs sont revenus des congés, le football national reste lié à la saison passée par des questions qui dénotent un laisser-aller et un non-respect des règlements en vigueur.

L'affaire a retenu l'attention de toute la famille du football national ces deux derniers mois d'été. Après tergiversation, spéculation, dissections, innombrables coups de téléphone entre différents conseillers nationaux et instances internationales, rappel des règlements, l'écoute même de l'avis anodin de l'homme de la rue… la dernière réunion du bureau fédéral de la FRMF a accouché d'une petite décision… aussi petite qu'une souris !
La réunion a pondu un «match à rejouer» pour les deux belligérants qui se sont fendus en déclarations, contre-déclarations et interprétations des lois se rapportant à cette question.

Chacun voit midi à sa porte ! Les responsables du TAS affirment que les règlements interdisent un changement après les 120 minutes réglementaires. Ce que réfutent ceux du CACAS de «Chez Ali» en long et en large.

Mais dans tout ce tumulte, il ne faut pas oublier qu'il y a un homme à la mer ! Il s'appelle Mohamed Guezzaz.

Il est le directeur du jeu qui a officié ce match. Quel était son avis ? Le vrai ? Avait-il le droit d'accepter le changement du gardien de but en dehors du temps réglementaire ?
Avait-il rédigé un rapport à la fin de la partie ? Ou a-t-il été pris de court par celui qui a relevé «l'anomalie» et qui l'a «communiquée» au club cher au Hay Mohammadi ? On imagine les discussions assez chaudes entre les partisans de la thèse de faire rejouer le match et les radicaux qui défendent bec et ongles tel ou tel club à la lumière des règlements en vigueur.

Si la thèse de faire rejouer le match l'a emporté, qu'en est-il en ce qui concerne l'arbitre de la rencontre ? A voir la décision du bureau de la FRMF, il semblerait que le match entre les deux clubs s'est déroulé sans arbitre. Il ne fut mentionné nulle part.

Nul ne semble se soucier outre mesure de sa présence. Puisque les membres réunis au siège de la FRMF ont pris la décision de faire rejouer la rencontre, n'avaient-ils pas le temps de voir le cas de celui qui endosse une assez grosse partie de la responsabilité de cette pagaille qui a défrayé la chronique ces derniers temps ?
Une décision pour ou contre l'arbitre.

Mais la commission des statuts et règlements qui a donné gain de cause au TAS, avait-elle pris le soin de revoir l'article de la FIFA qui n'autorise que la substitution du gardien de but, si ce dernier est dans l'incapacité de poursuivre la partie ? Pourquoi a-t-on annulé la décision de Abdelhadi Islah et son comité de donner gain de cause aux Bidaouis ? Si l'arbitre a raison, cela veut dire que les Marrakchis ont gagné le match. S'il a tort, pourquoi refaire jouer le match ? Et dans ce dernier cas, Guezzaz n'est-il pas sujet à sanction ? A moins qu'on veuille le ménager à la veille de sa retraite !
Force est de reconnaître que tout cela baigne dans l'ambiguïté totale !
----------------------------------------------------

Remettre le compteur à zéro

Trop c'est trop ! Il faut reconnaître que le temps des confusions, des tergiversations, des entorses aux règlements doit prendre fin. Chaque fois que l'on a un cas sur les bras, les personnes désignées pour statuer ne paraissent pas être à la hauteur de la mission qui leur a été confiée.

Non qu'elles sont mal choisies ou ne bénéficient pas de la probité demandée. Mais tout simplement, parce qu'elles subissent une telle pression qu'elles finissent par «craquer». Pour telle ou telle partie. Souvent, leurs décisions sont amoindries pour diverses raisons. Le tout récent cas TAS-CACAS en est la preuve éclatante. Une affaire qui traîne depuis longtemps pour donner libre cours à toutes supputations, spéculations, ragots, voire mensonges. Une première décision prise en faveur du TAS.

Le «Hay» tout entier a été submergé par une joie indescriptible. Les supporters de «Chez Ali», ont durement ressenti la déception et l'ont mal digérée. Pour deux raisons : d'abord, parce que les Marrakchis avaient gagné le match sur le terrain ; ensuite, l'article 14 de la FIFA leur donne raison de changer un gardien de but ne pouvant garder ses bois. Tout ça avec la bénédiction de l'arbitre.

Puis tout à coup, le bureau fédéral de la FRMF se réunit et rejette cette décision pour la remplacer par une autre qui donne lieu à un autre match entre le TAS et le CACAS, ouvert à tout ce que l'on peut imaginer… en bien et en pire!
Lisez nos e-Papers