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Samedi 04 Avril 2026
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Bombardements à Nahr al-Bared

La centrale électrique de Deir Ammar toujours à l'arrêt

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Des combats rapprochés et des tirs d'artillerie ont eu lieu samedi dans le camp palestinien de Nahr al-Bared (nord du Liban), entre soldats et islamistes du Fatah al-Islam, alors que la centrale électrique voisine touchée par des roquettes demeurait à l'arrêt. Par ailleurs, un soldat a été tué vendredi dans les combats, a annoncé samedi un porte-parole de l'armée. Samedi, en fin d'après-midi, une femme a été blessée par des tirs de roquettes, lancés par les islamistes sur le village de Deir Ammar, situé à 4 kilomètres au sud de Nahr al-Bared, a indiqué la police.

C'est la première fois qu'un civil est blessé dans ce village par des tirs de roquettes. Auparavant, les tirs d'artillerie de l'armée libanaise avaient entraîné des incendies dans le camp, a constaté le correspondant de l'AFP. Le porte-parole de l'armée a confirmé à l'AFP la poursuite des combats. "L'armée a poursuivi sa progression à l'intérieur du camp et s'est emparée de trois bâtiments et d'un tunnel creusé par le Fatah al-Islam", a-t-il indiqué.

Selon l'armée, le Fatah al-Islam ne contrôle plus qu'un secteur de 15.000 mètres carrés dans le camp transformé en champ de ruines.
La centrale de Deir Ammar, l'une des plus importantes du pays, était elle toujours à l'arrêt samedi, selon un communiqué de l'office de l'électricité du Liban.
"En raison de l'insécurité", les équipes n'ont pu intervenir pour réparer les dégâts provoqués par des tirs de roquettes du Fatah al-Islam jeudi et vendredi.

"Les équipes de réparation ont fui vendredi lorsqu'une nouvelle roquette a atteint la clôture de la centrale", a indiqué à l'AFP le président de la municipalité de Deir Ammar, Ahmad Eid.
Cet arrêt aggrave le problème chronique de la distribution d'électricité à travers le pays où des coupures de courant ont lieu six heures par jour. Plus de 200 personnes, dont 129 soldats, ont été tuées depuis le 20 mai et le début de ces combats, les plus meurtriers au Liban depuis la fin de la guerre civile en 1990.

Ce bilan ne tient pas compte des islamistes tués dont les corps sont restés dans le camp.

Les 31.000 habitants ont fui. Les seuls civils restés sur place sont les femmes et les enfants des combattants du Fatah al-Islam, qui seraient au moins une soixantaine.
L'armée a accusé les islamistes de les utiliser comme boucliers humains.
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Violations à la frontière libano-syrienne

Le Conseil de sécurité a exprimé, vendredi, "la grave préoccupation que lui inspirent les informations qui continuent de faire état de violations de l'embargo sur les armes le long de la frontière libano-syrienne".ans une déclaration, lue par son Président pour le mois en cours, l'ambassadeur congolais Pascal Gayama, le Conseil se dit aussi "préoccupé par toute allégation de réarmement des milices et des groupes armés libanais et non libanais et réaffirme qu'il ne saurait y avoir ni vente ni livraison d'armes et de matériel connexe au Liban sans l'autorisation du Gouvernement libanais".

Le Conseil souligne, également, sa préoccupation à la suite de la récente déclaration du Hezbollah, selon laquelle celui-ci conserve la capacité militaire de procéder à des frappes sur tout le territoire d'Israël.
Il prend note, en outre, des informations communiquées par le gouvernement libanais concernant "les menées dangereuses d'éléments et de groupes armés, en particulier le FPLP-CG et Fatah-Intifada, et demande à nouveau le démantèlement et le désarmement de toutes les milices et de tous les groupes armés au Liban".

Les quinze insistent, à cet égard, sur l'obligation qui incombe à tous les Etats membres, en particulier ceux de la région, de prendre toutes les mesures nécessaires pour appliquer les dispositions de la résolution 1701 (2006) et faire respecter l'embargo sur les armes. Les membres du Conseil se disent, par ailleurs, "profondément" préoccupés par la multiplication des violations de l'espace aérien libanais par Israël et lancent un appel à toutes les parties intéressées afin qu'elles respectent la cessation des hostilités et la Ligne bleue dans son intégralité.

MAP
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Des magistrats américains

Le conseiller juridique de l'ONU, Nicolas Michel, a envoyé une lettre aux Etats membres de l'organisation, les invitant à proposer d'ici au 24 septembre des candidats aux fonctions de juge au Tribunal spécial pour le Liban, a annoncé vendredi un porte-parole, Farhan Haq.
Ce tribunal international, chargé de juger les futurs inculpés de l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, est entré en vigueur le 10 juin, en vertu de la résolution 1757 du Conseil de sécurité.

Mais il n'a pas encore d'existence réelle, dans l'attente d'une décision sur le lieu où il siégera et la désignation de ses magistrats. Un procureur étranger doit être nommé, ainsi qu'un adjoint libanais. Le tribunal aura trois juges, un Libanais et deux étrangers. Une Cour d'appel doit également être créée, composée de cinq juges, deux Libanais et trois étrangers.

Tous les magistrats non libanais doivent être nommés par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, après concertation avec le Conseil de Sécurité.M. Michel a envoyé cette lettre, au nom de M. Ban, invitant les Etats à "soumettre des noms de candidats aux fonctions de magistrat international", a indiqué M. Haq. Les magistrats seront nommés par M. Ban, "sur recommandation d'un comité de sélection établi par lui", a-t-il précisé. Ce comité sera composé de juges actuellement en exercice auprès de tribunaux internationaux ou retraités de tels tribunaux, ainsi que d'un représentant de M. Ban. Le comité de sélection sera mis sur pied "en temps voulu", a encore dit M. Haq.

AFP
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