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Vendredi 05 Juin 2026
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Abderrahim Chkilit, le pur-sang

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Il faut arrêter de croire que les écoles de football nationales ne produisent pas de techniciens de haut niveau et qu'il faut naître sous d'autres cieux pour devenir un « grand ». Les clubs marocains sont, depuis toujours, cette machine qui fabrique des stars de football, que ce soit à l'échelle nationale ou internationale.

Wydad, Raja, FAR, MAS, KAC, FUS… sont tous le carrefour des jeunes marocains, voulant à tout prix dévoiler les secrets du monde du football, ne vivre que pour pratiquer ce sport.

Abderrahim Chkilit fait bien partie de cette jeunesse, follement amoureuse du ballon rond. Jeune, il s'inscrit à l'école du MAS. Il joue avec les minimes et les juniors de l'équipe fassie. Et pourquoi pas avec les cadets ? Abderrahim répond rapidement : « J'ai arrêté de jouer au foot pendant un bon moment à cause de mes études». Mais il fallait bien faire un choix. « J'ai laissé tomber l'examen général pour participer à un match de football avec le MAS», le souvenir lui arrache un sourire juvénile, avant d'ajouter « c'était une décision très importante dans ma vie ». Chkilit ne va pas être déçu.

En peu de temps, il regagne l'équipe Junior du club fassi. Commence alors une nouvelle page dans la carrière du footballeur.
Il joue pour deux saisons avec l'équipe « jaune et noir » qui évoluait dans la deuxième division.

Pendant cette période, Abderrahim Chkilit a été encadré par deux entraîneurs, en l'occurrence Abderrahmane Slimani et le Yougoslave Todorov. Une année après, en 1996 plus exactement, l'équipe marque son grand retour à la première série.

Une occasion d'or pour Abderrahim et ses coéquipiers. Disputer des matches contre des équipes telles que le WAC, le Raja ou encore les FAR motivait davantage cette sélection fassie dont l'histoire avec le foot date de longues années. Un troisième coach vient s'ajouter à la liste des encadreurs de Chkilit. Il s'agit cette fois-ci du Roumain Tecliano.

« Franchement, je me sens chanceux, parce qu'au début de ma carrière, j'ai été dirigé par des coachs issus de différentes écoles footballistiques. Des gens qui m'ont beaucoup appris… Et si je continue aujourd'hui à jouer au foot, c'est grâce à eux et à mon club d'origine le MAS», confie-t-il. Quelques années après, le jeune joueur sort de l'ombre. Il porte, en effet, le maillot national et se voit en train de réaliser son rêve d'enfance.

C'était en 2001. Il jouait avec son équipe un match contre le FUS de Rabat. Umbertto Coelho, le coach national de l'époque, à la recherche de stars naissantes pour alimenter le Onze national, assistait avec son staff technique à cette rencontre.

Tout au long des 90 minutes, Coelho n'a cessé d'admirer la tactique du jeu de Chkilit. Zen, serein, courageux, sûr de lui, Abderrahim était bel et bien la carte que l'entraîneur de l'équipe nationale cherchait. Bref, le nom de Chkilit sonnait bien.

Voilà comment Abderrahim Chkilit fut officiellement chargé de défendre les couleurs nationales. Quelques semaines plus tard, il participait à un match amical contre le Ghana.

En 2002, Abderrahim tente l'expérience du professionnalisme. Il se dirige vers les pays du Golf et plus précisément vers les Emirats Arabes Unis.
Là bas, il passe sept mois avec Achaâb Al Imarti. Sept mois pendant lesquels Chkilit a été un joueur exemplaire et surtout un attaquant de taille. Le fait qu'il était un défenseur ne l'a pas empêché de marquer 8 buts pour son équipe.
Une fois rentré au Maroc, Abderrahim commet alors son premier faux pas. Il signe un contrat avec une équipe grecque sans mettre au courant le MAS.
Il n'y a pas dans le domaine du football une erreur alors plus grave.

Conséquence : suspension par la FIFA pour une durée de deux semaines.
Une fois le problème résolu, il rejoint ses coéquipiers, et joue une nouvelle saison pour le MAS. Et puis, il décide de changer de club. Il a fini par choisir une autre grande école, à savoir le Raja. Pour le moment tout se passe à merveille pour Chkilit.

Avec son nouveau club, il envisage de remporter des titres nationaux ou encore continentaux.

«Avec le Raja, je suis persuadé que je remporterais plusieurs titres.
Toutefois, ma seule préoccupation est, bien entendu, d'être à la hauteur des aspirations de tous ceux qui me font confiance et surtout bien représenter le football de ma ville, Fès… ».
Abderrahim est un grand fidèle…

Abderrahim Chkilit en dates :
14 février 1976 : naissance à Fès.
1992 : s'inscrit à l'école du MAS.
2001 : joue pour l'équipe nationale.
2005 : rejoint le Raja de Casablanca

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