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Lundi 15 Juin 2026
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John Mensah, le «roc» devient pépite à Rennes

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John Mensah, surnommé «le roc», est une des pépites du mercato : le Ghanéen a verrouillé en quelques matches la défense de Rennes, longtemps la plus poreuse du Championnat de France de football, et s'est même mué en buteur samedi dernier.

Scepticisme et railleries avaient salué, fin janvier, le prêt pour six mois, avec option d'achat, de cet international ghanéen jouant à Cremonese, lanterne rouge de deuxième division italienne. Sans oublier les conditions rocambolesques de l'accord donné à Rennes, griffonné durant l'échauffement d'un match de la dernière CAN.

«Mon agent m'a appelé pendant la CAN pour me dire que Rennes s'intéressait à moi, explique-t-il. J'ai parlé du Championnat de France avec Michael Essien (autre international ghanéen). Il m'a dit que c'était relevé, rude mais que c'était bien pour progresser».
Pour Mensah, le temps pressait pour gagner sa place en vue du Mondial-2006, où le Ghana affrontera l'Italie, la République Tchèque et les Etats-Unis dans le groupe E.

«La venue de John Mensah s'inscrit dans un recrutement à moyen terme, avançait prudemment en janvier le manageur rennais Pierre Dréossi. Il ne va pas forcément jouer tout de suite».
Pourtant, ce modeste gabarit (1,77 m, 72 kg selon le club) a été rapidement titularisé en charnière centrale (comme à la CAN, alors qu'il était latéral en Italie), là où Rennes avait épuisé toutes les combinaisons.

A 23 ans, Mensah était lancé dans le grand bain lors de la 26e journée.
Au soir de la 27e journée, Rennes était encore la plus mauvaise défense du Championnat avec 41 buts encaissés. Ce fut la dernière fois. Le Ghanéen prenait rapidement ses marques et rendait dès lors une copie pratiquement sans fautes dans ses dégagements et son placement, justifiant un de ses surnoms, «le roc de Djiporta», du nom «d'une pierre difficile à bouger dans mon pays».

Le défenseur s'est aussi offert le deuxième but face à Troyes (2-0) samedi dernier (son seul en L1), sur un ballon de raccroc, en bagarreur, tout pour plaire à son entraîneur.

Le public rennais était conquis depuis une prestation aux forceps lors de Rennes-Strasbourg (2-1) le 4 mars, deux jours après un éreintant match amical aux Etats-Unis avec le Ghana, contre le Mexique.
Le Stade Rennais devrait bientôt lever l'option d'achat (posée par le Chievo Vérone, club italien de l'élite qui l'avait prêté à Cremonese) et lui offrir un contrat de trois ans.

De quoi sédentariser ce routard du football, arrivé à 17 ans en Italie, qui en est à son septième maillot après cinq clubs italiens (Bologne, Gênes, Chievo Vérone, Modène, Cremonese) et un suisse (Bellinzona).

Ce fan du Français Marcel Desailly rêve tout sourire à «la Ligue des champions» et à une «finale France-Ghana au Mondial !». «Si je n'avais pas été footballeur, j'aurais été pasteur», confie-t-il. La foi dans ses qualités a déjà permis à Rennes (5e, six victoires d'affilée) de ne plus être associée à une « défense passoire ».
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