La tour de contrôle du WAC et des Lions de l'Atlas des seventies a pris du poids, mais garde encore son allure imposante. Entre son travail à la Sûreté nationale et l'Association des anciens joueurs dont il est président, il a du temps pour rencontrer ses anciens amis Assila, Faras et les autres, sa mission de père de famille étant accomplie.
Son aînée, Hanane, est mariée et Hicham, 23 ans, est allé poursuivre ses études en marketing à Manchester. Avec si peu de soucis, sa mémoire se présente très en forme : «Au début de ma carrière, je jouais sur trois fronts, dans l'équipe Espoirs, au WAC et avec l'équipe de la Police. Avec cette dernière, j'ai gagné le premier tournoi maghrébin de la Police». L'excellente prestation de Lâarbi lors de ce tournoi lui a valu la notoriété de grand défenseur.
De 1970 à 1979, Lâarbi était l'homme fort de la défense des Lions, tenants de l'unique titre continental en 1976. «Notre participation allait être annulée faute de moyens. C'est grâce au soutien de l'Arabie Saoudite que nous avons pu finalement aller à Addis-Abeba», se souvient-il.
En Ethiopie, à quelques jours du coup d'envoi, les Lions de l'Atlas ont vécu des jours durs au chevet de Faras, atteint de typhoïde. «Malgré cette dure épreuve, nous avions disputé un excellent tournoi après le rétablissement du capitaine et nous aurions même pu remporter la Coupe avant le dernier match contre la Guinée. Nous avons reçu pour récompense le grand accueil du peuple et de feu le Roi Hassan II à la préfecture d'Anfa et 10.000 DH par joueur», ajoute-t-il.
L'édition suivante, les Lions allaient s'incliner devant une équipe chétive d'Angola. C'était une rencontre entre la meilleure et la plus faible équipe du tournoi. Pourtant, les Lions essuyaient une lourde défaite inattendue de 3 à 0. «Nous avions vécu une forte pression au Ghana.
Le gouvernement du pays nous entourait d'une grande sécurité dans l'hôtel, sur le terrain et, pendant nos déplacements, un char précédait le bus qui nous transportait et un camion de militaires nous suivait. On savait que c'était à cause de possibles représailles du polisario, présent en force dans ce pays», raconte Lâarbi.
Il se rappelle aussi de sa première participation à la CAN de 1972. L'homme avait subi une fracture lors d'une difficile rencontre contre le Zaïre. «Chrif, qui devait me remplacer dans le match suivant, m'a confié qu'il n'avait pas dormi de la nuit, tellement les rencontres contre les Africains étaient dures.» La lourde défaite de 1979 contre les Fennecs allait mettre fin à la carrière de Lâarbi.
L'erreur d'appréciation de l'entraîneur Clusot était pour cause. Peu avant la rencontre, il avait appelé les joueurs à une concentration à Marbella où les entraînements étaient très astreignants. «Nous étions fatigués mais aussi peu motivés. L'autre raison était la différence d'âge notoire face à une équipe algérienne très jeune», explique Lâarbi.
Les matches contre l'Algérie revêtaient une importance particulière. Lâarbi reste toujours marqué par ce changement judicieux dicté par feu le Roi Hassan II peu avant le match retour décisif comptant pour les éliminatoires de la CAN 1972. La liste définitive comptait El Ghezouani et El Maâti, respectivement à la place de Ghandi et Petchou. «Les hommes proposés étaient plus solides physiquement et nous nous sommes qualifiés grâce à une victoire par 2 buts à 0», se rappelle-t-il.
Palmarès
WAC
1970 : Coupe du Trône
1976 : Coupe du Trône
Championnat du Maroc
1977 : Championnat du Maroc
1979 : Coupe Mohammed V
1980 : Coupe du Trône
Sélection nationale
1972 : Jeux olympiques en Allemagne, accès au 2e tour.
1975 : Coupe arabe en Syrie, médaille d'or.
1976 : Coupe d'Afrique des Nations
1978 : Jeux méditerranéens en Syrie, médaille d'or.
Son aînée, Hanane, est mariée et Hicham, 23 ans, est allé poursuivre ses études en marketing à Manchester. Avec si peu de soucis, sa mémoire se présente très en forme : «Au début de ma carrière, je jouais sur trois fronts, dans l'équipe Espoirs, au WAC et avec l'équipe de la Police. Avec cette dernière, j'ai gagné le premier tournoi maghrébin de la Police». L'excellente prestation de Lâarbi lors de ce tournoi lui a valu la notoriété de grand défenseur.
De 1970 à 1979, Lâarbi était l'homme fort de la défense des Lions, tenants de l'unique titre continental en 1976. «Notre participation allait être annulée faute de moyens. C'est grâce au soutien de l'Arabie Saoudite que nous avons pu finalement aller à Addis-Abeba», se souvient-il.
En Ethiopie, à quelques jours du coup d'envoi, les Lions de l'Atlas ont vécu des jours durs au chevet de Faras, atteint de typhoïde. «Malgré cette dure épreuve, nous avions disputé un excellent tournoi après le rétablissement du capitaine et nous aurions même pu remporter la Coupe avant le dernier match contre la Guinée. Nous avons reçu pour récompense le grand accueil du peuple et de feu le Roi Hassan II à la préfecture d'Anfa et 10.000 DH par joueur», ajoute-t-il.
L'édition suivante, les Lions allaient s'incliner devant une équipe chétive d'Angola. C'était une rencontre entre la meilleure et la plus faible équipe du tournoi. Pourtant, les Lions essuyaient une lourde défaite inattendue de 3 à 0. «Nous avions vécu une forte pression au Ghana.
Le gouvernement du pays nous entourait d'une grande sécurité dans l'hôtel, sur le terrain et, pendant nos déplacements, un char précédait le bus qui nous transportait et un camion de militaires nous suivait. On savait que c'était à cause de possibles représailles du polisario, présent en force dans ce pays», raconte Lâarbi.
Il se rappelle aussi de sa première participation à la CAN de 1972. L'homme avait subi une fracture lors d'une difficile rencontre contre le Zaïre. «Chrif, qui devait me remplacer dans le match suivant, m'a confié qu'il n'avait pas dormi de la nuit, tellement les rencontres contre les Africains étaient dures.» La lourde défaite de 1979 contre les Fennecs allait mettre fin à la carrière de Lâarbi.
L'erreur d'appréciation de l'entraîneur Clusot était pour cause. Peu avant la rencontre, il avait appelé les joueurs à une concentration à Marbella où les entraînements étaient très astreignants. «Nous étions fatigués mais aussi peu motivés. L'autre raison était la différence d'âge notoire face à une équipe algérienne très jeune», explique Lâarbi.
Les matches contre l'Algérie revêtaient une importance particulière. Lâarbi reste toujours marqué par ce changement judicieux dicté par feu le Roi Hassan II peu avant le match retour décisif comptant pour les éliminatoires de la CAN 1972. La liste définitive comptait El Ghezouani et El Maâti, respectivement à la place de Ghandi et Petchou. «Les hommes proposés étaient plus solides physiquement et nous nous sommes qualifiés grâce à une victoire par 2 buts à 0», se rappelle-t-il.
Palmarès
WAC
1970 : Coupe du Trône
1976 : Coupe du Trône
Championnat du Maroc
1977 : Championnat du Maroc
1979 : Coupe Mohammed V
1980 : Coupe du Trône
Sélection nationale
1972 : Jeux olympiques en Allemagne, accès au 2e tour.
1975 : Coupe arabe en Syrie, médaille d'or.
1976 : Coupe d'Afrique des Nations
1978 : Jeux méditerranéens en Syrie, médaille d'or.
