L'exploit est unique, Luc Alphand l'a accompli, il est allé chercher la victoire dans les dunes de sable du Dakar neuf ans après avoir remporté la Coupe du monde de ski alpin.
«C'est un grand soulagement d'être à Dakar. Alors quand on a la chance de gagner, c'est incroyable. C'était une très belle course, avec une vraie bagarre. Il a fallu se battre tous les jours dans la voiture, malgré la fatigue», a dit le Français.
«Je ne réalise pas vraiment encore même si j'ai commencé à y croire à Labé, quand Stéphane (Peterhansel, double tenant du titre) a tapé un arbre. Je me suis alors retrouvé en position de gagner. Mais il a fallu tenir jusqu'au bout. Et aujourd'hui, je suis vraiment heureux».
L'histoire débute en 1965 à Briançon, près de Serre-Chevalier, où Alphand naît le 6 août et va grandir et chausser les skis à deux ans, alors qu'il sait à peine marcher, auprès de son père Aimé, guide de haute montagne, sa mère Jo et son frère aîné, Lionel.
A la préadolescence, Luc montre des qualités de skieurs et remporte ses premières compétions régionales. En 1983, il décroche à Sestrières le titre de champion du monde junior de descente. La même année, il passe le baccalauréat avant de rejoindre l'équipe de France l'année suivante.
Il lui faudra ensuite près de dix ans pour se révéler au plus haut niveau et remporter sa première descente en Coupe du Monde, le 14 janvier 1995. Sur cette décennie, il va connaître tous les pépins d'un skieur qui aime prendre des risques. Sorties de piste, blessures... Il songe à renoncer et à reprendre ses études mais le ski lui manque rapidement et il revient lors de la saison 1986-1987.
Mais en janvier 1987, sur la mythique Streif, à KitzbÜhel, il chute. Ligaments déchirés. Il envisage trois mois plus tard, en avril, d'abandonner le ski mais le directeur technique national de l'époque, Jean-Pierre Puthod, le convainc de persister.
Et malgré de nouvelles blessures, il va persister. Et participer aux J.O de Calgary (Canada) en 1988 où il termine au pied du podium du combiné.
Alphand remonte sur un podium en décembre 1990 à Val Gardena où il termine troisième de la descente.
Encore au pied du podium lors du Mondial au Japon l'année suivante, il vise les J.O de Lillehammer. Une fois encore, les podiums lui échappent mais, une fois encore, il remet son ouvrage sur le métier.
Il travaille, se façonne un corps d'athlète, passe enfin une saison sans blessure en 1994/1995 et termine deuxième de la descente de Val d'Isère.
Le 14 janvier 1995, la consécration, enfin. Il réussit un doublé historique sur la Streif de Kitzbühel, le monument de la descente. Moins de 12 mois plus tard, après un succès à Vail, il remporte son premier Globe de cristal, en descente.
L'année suivante, il empoche le deuxième et une médaille de bronze au championnat du monde. En 1997, il échoue aux Mondiaux mais se rattrape en remportant les Coupes du monde de descente et de super-G.
Mieux encore, il devient le premier Français à terminer premier au classement général de la Coupe du Monde depuis Jean-Claude Killy en 1968.
«Je me sens mieux à 30 ans qu'à 20 ans. J'ai désormais une excellente connaissance de moi-même et c'est plus important que l'expérience des pistes ou du sport lui-même», dit-il alors, avant de choisir de mettre un terme à sa carrière de skieur.
Car la compétition fait partie intrinsèque du champion et lorsqu'il déchausse les skis, il décide de passer derrière le volant.
Il dispute son premier Dakar en 1998, les 24 heures du Mans en 2001. En 2005, il passe pour la cinquième fois la ligne d'arrivée du Dakar, en deuxième position.
Dimanche, Luc Alphand a prouvé que sa reconversion était totalement réussie, en franchissant en vainqueur la ligne d'arrivée du rallye africain sur les rives du lac Rose, aux environs de Dakar, dans le sable qui, finalement, n'est pas si loin de la neige qui l'a vu grandir.
«C'est un grand soulagement d'être à Dakar. Alors quand on a la chance de gagner, c'est incroyable. C'était une très belle course, avec une vraie bagarre. Il a fallu se battre tous les jours dans la voiture, malgré la fatigue», a dit le Français.
«Je ne réalise pas vraiment encore même si j'ai commencé à y croire à Labé, quand Stéphane (Peterhansel, double tenant du titre) a tapé un arbre. Je me suis alors retrouvé en position de gagner. Mais il a fallu tenir jusqu'au bout. Et aujourd'hui, je suis vraiment heureux».
L'histoire débute en 1965 à Briançon, près de Serre-Chevalier, où Alphand naît le 6 août et va grandir et chausser les skis à deux ans, alors qu'il sait à peine marcher, auprès de son père Aimé, guide de haute montagne, sa mère Jo et son frère aîné, Lionel.
A la préadolescence, Luc montre des qualités de skieurs et remporte ses premières compétions régionales. En 1983, il décroche à Sestrières le titre de champion du monde junior de descente. La même année, il passe le baccalauréat avant de rejoindre l'équipe de France l'année suivante.
Il lui faudra ensuite près de dix ans pour se révéler au plus haut niveau et remporter sa première descente en Coupe du Monde, le 14 janvier 1995. Sur cette décennie, il va connaître tous les pépins d'un skieur qui aime prendre des risques. Sorties de piste, blessures... Il songe à renoncer et à reprendre ses études mais le ski lui manque rapidement et il revient lors de la saison 1986-1987.
Mais en janvier 1987, sur la mythique Streif, à KitzbÜhel, il chute. Ligaments déchirés. Il envisage trois mois plus tard, en avril, d'abandonner le ski mais le directeur technique national de l'époque, Jean-Pierre Puthod, le convainc de persister.
Et malgré de nouvelles blessures, il va persister. Et participer aux J.O de Calgary (Canada) en 1988 où il termine au pied du podium du combiné.
Alphand remonte sur un podium en décembre 1990 à Val Gardena où il termine troisième de la descente.
Encore au pied du podium lors du Mondial au Japon l'année suivante, il vise les J.O de Lillehammer. Une fois encore, les podiums lui échappent mais, une fois encore, il remet son ouvrage sur le métier.
Il travaille, se façonne un corps d'athlète, passe enfin une saison sans blessure en 1994/1995 et termine deuxième de la descente de Val d'Isère.
Le 14 janvier 1995, la consécration, enfin. Il réussit un doublé historique sur la Streif de Kitzbühel, le monument de la descente. Moins de 12 mois plus tard, après un succès à Vail, il remporte son premier Globe de cristal, en descente.
L'année suivante, il empoche le deuxième et une médaille de bronze au championnat du monde. En 1997, il échoue aux Mondiaux mais se rattrape en remportant les Coupes du monde de descente et de super-G.
Mieux encore, il devient le premier Français à terminer premier au classement général de la Coupe du Monde depuis Jean-Claude Killy en 1968.
«Je me sens mieux à 30 ans qu'à 20 ans. J'ai désormais une excellente connaissance de moi-même et c'est plus important que l'expérience des pistes ou du sport lui-même», dit-il alors, avant de choisir de mettre un terme à sa carrière de skieur.
Car la compétition fait partie intrinsèque du champion et lorsqu'il déchausse les skis, il décide de passer derrière le volant.
Il dispute son premier Dakar en 1998, les 24 heures du Mans en 2001. En 2005, il passe pour la cinquième fois la ligne d'arrivée du Dakar, en deuxième position.
Dimanche, Luc Alphand a prouvé que sa reconversion était totalement réussie, en franchissant en vainqueur la ligne d'arrivée du rallye africain sur les rives du lac Rose, aux environs de Dakar, dans le sable qui, finalement, n'est pas si loin de la neige qui l'a vu grandir.
