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Le réseau de l'ANAPEC est porté à une cinquantaine d'agences

Le réseau de l'ANAPEC est porté à une cinquantaine d'agences
Le gouvernement de Abbas El Fassi annonce des réformes pour la promotion de l'emploi, tout en réitérant son engagement de ramener le taux de chômage au niveau national à 7% d'ici 2012. L'on indique également que le gouvernement est déterminé à poursuivre sa politique volontariste pour la promotion de l'emploi, issue des «Initiatives Emploi» (2005) qui se traduit en trois programmes, à savoir Idmaj, Taahil et Moukawalati. Ces trois programmes, qui visent la promotion de l'emploi rémunéré, l'encouragement de l'auto-emploi chez les jeunes, particulièrement les diplômés et l'amélioration de la bonne gouvernance du marché de l'emploi, ont été conçus sur la base d'un diagnostic précis de la situation de l'emploi, ainsi que des expériences internationales.

Moukawalati facilite l'accès au crédit, car toutes les personnes qui passent par son circuit peuvent bénéficier de deux mesures importantes au niveau du financement. La première concerne l'avance sans intérêts représentant au maximum 10% de l'investissement et dans la limite de 15.000 DH remboursable sur six ans dont trois de grâce. La seconde intéresse la garantie du crédit par l'Etat à hauteur de 85%. Elle est déléguée aux banques, ce qui fera que leurs délais de réponse seront beaucoup plus courts, puisque les dossiers ne doivent plus être envoyés à Rabat pour être traités.

A cela s'ajoutent d'autres mesures d'encouragement à l'embauche qui profitent aux autres entreprises, au cas où l'organisation recrute un chômeur figurant sur la liste de l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences (ANAPEC), depuis au moins une année. Les cotisations sociales supportées par les entreprises seront économisées, ainsi que les impôts qui connaîtront un seuil d'exonération de l'ordre de 6.000 DH, au lieu de 4.500 DH. La substitution des «contrats-première-embauche» au programme «Formation- insertion» est également envisageable et porte sur une durée de 24 mois. Aussi, pour encourager l'initiative privée comme solution alternative au chômage, le capital minimal pour la création d'une SARL est-il revu à la baisse et ramené à 10.000 DH au lieu de 100.000 DH.

Lors du conseil d'administration de l'ANAPEC, réuni mardi à la Primature, sous la présidence du Premier ministre, plusieurs mesures ont été prises pour surmonter les difficultés qui entravent la mise en oeuvre du programme «Moukawalati». Un communiqué émanant de la Primature annonce que ces mesures visent principalement la simplification des opérations d'accompagnement et de financement, ainsi que l'élaboration et la mise en oeuvre d'un programme de communication au niveau des différentes régions du Royaume. Elles concernent également la réalisation d'une étude analytique des différents aspects du programme et la consécration de la culture entrepreneuriale chez les jeunes, à travers les programmes d'éducation et de formation.

Jusqu'à présent, le programme «Moukawalati» a permis la création de 105 guichets. Des 2.500 projets déposés auprès des banques, 1.050 ont reçu un aval et 660 ont déjà été financés. Pour sa part, le programme «Idmaj» a permis, depuis son entrée en vigueur en janvier 2006, l'intégration de près de 73.000 chercheurs d'emploi à fin décembre, soit 12% de plus que le nombre fixé initialement.

Ce programme vise, pour la période 2008-2009, la réinsertion de plus de 90.000 chercheurs d'emploi. Jamal Aghmani, ministre de l'Emploi et la Formation professionnelle a annoncé l'intégration de 40.000 demandeurs d'emploi à l'horizon 2008. Par ailleurs, le programme «Taahil», visant l'adaptation de la formation aux besoins du marché de l'emploi, a permis l'identification de 12.000 opportunités de formation contractualisée et qualifiante, outre l'élaboration de deux conventions entre l'ANAPEC et l'Office de la formation professionnelle et la promotion du travail, en vue d'assurer la formation de près de 17.000 diplômés à l'horizon 2009.

De même, 450 conventions portant sur la formation contractualisée ont été signées avec 375 entreprises bénéficiant à 6.245 chercheurs d'emploi. Partant du constat selon lequel l'ANAPEC ne peut pas endosser toute seule cette lourde responsabilité, une décentralisation de l'activité de l'agence ne sera que judicieuse. Notons que les entreprises privées et les bureaux de placement peuvent à leur tour remplir la mission d'intermédiation.

A noter qu'un plan de développement de l'Agence pour l'année 2007 portait sur l'extension et la modernisation du réseau, le développement d'un pilotage et d'un management de qualité, la professionnalisation des prestations et services, l'ouverture de l'Agence sur son environnement et ses partenaires, la mobilisation des ressources humaines autour de la performance et la création de 100 postes budgétaires. Le financement de ces chantiers a nécessité une enveloppe budgétaire de 189 millions de dirhams (112 MDH pour le budget de fonctionnement et 77 MDH pour le budget d'investissement), soit une progression de 85.65% par rapport à 2006. Ainsi, le réseau de l'ANAPEC est porté en 2007 à une cinquantaine d'agences.
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