C'est un chemin pénible et cabossé qui mène à Lahraouiyine, un douar à la périphérie de Casablanca. Le visiteur de ce douar ne peut “qu'avoir des yeux ronds'' face à l'insalubrité qui y règne. Des amoncellements de déchets ménagers partout, des égouts à découvert et des fontaines publiques opérationnelles seulement quatre heures par jour. Bref, c'est le décor habituel des bidonvilles au Maroc !
Cependant, le but de la visite des journalistes à Lahraouiyine n'est pas la couverture d'un fait divers ou un reportage sur des inondations causées par les pluies torrentiellement de chaque hiver. En effet, malgré les difficultés rencontrées par les habitants dans leur vie quotidienne, ils sont nombreux à s'être inscrits dans une école d'alphabétisation qui a ouvert ses portes depuis une année déjà.
Des cours d'alphabétisation sont dispensés dans cette école pour une centaine de femmes dont la tranche d'âge se situe entre 16 et 45 ans.
Le site est géré par la Fondation Zakoura-Education qui mène un programme d'alphabétisation en partenariat avec l'USAID dans le douar. La cible des responsables de la fondation est surtout composée d'adultes, notamment des jeunes filles et des femmes dudit douar. «Nous avons adopté une approche pour se renseigner essentiellement sur les attentes des femmes bénéficiaires des programmes d'alphabétisation. Ces dernières veulent apprendre pour aider leurs enfants à l'école, s'informer sur des aspects d'hygiène et de santé. Nous essayons d'adapter les programmes à leurs ambitions», explique Mounia Benchekroun, directrice de la Fondation Zakoura-Education. D'habitude, les cours se déroulent les après-midi trois fois par semaines et durent deux heures. Au menu, une séance de mathématiques.
Depuis quelques mois qu'elles ont fait leurs tous premiers pas, ces femmes ont parcouru du chemin. Elles arrivent désormais à faire des opérations d'addition ou de soustraction. «J'étais déterminée à rattraper mon retard. Quand j'ai su qu'une école d'alphabétisation allait ouvrir ses portes, je me suis inscrite. Aujourd'hui, je sais lire, écrire.
Je peux également composer un numéro de téléphone sans l'aide d'une autre personne. Depuis que j'ai commencé le programme, je suis réellement passée à une autre étape dans ma vie», témoigne Aziza Tourabi, une bénéficiaire de 30 ans.
Elle affirme qu'elle n'a jamais éprouvé de difficulté pour venir à l'école. «C'est mon mari qui m'a poussée à suivre des cours d'alphabétisation. Mon fils me demande tous le temps de l'aider à faire des exercices. Avant, je ne pouvais pas le faire, mais aujourd'hui, c'est possible», déclare pour sa part Fatima Hamali, une autre bénéficiaire. De nombreuses femmes sont des mères qui ont plusieurs enfants scolarisés.
Beaucoup de filles à Lahraouiyine ont quitté très tôt les bancs de l'école. Généralement, c'est le manque de moyen qui est à l'origine de la déperdition scolaire. Agée de 20 ans, Halima a voulu retrouver les sentiers du savoir.
«De nombreuses personnes dans ma famille sont analphabètes. J'ai quitté moi-même l'école dès la deuxième année du primaire. C'est une seconde chance que j'ai maintenant», indique-t-elle. Certaines filles sont même venues toutes seules quand elles ont entendu parler de l'école pour s'inscrire.
Les responsables du programme ont décidé de coupler l'alphabétisation avec une formation professionnelle afin de motiver davantage les femmes et les filles bénéficiaires.
L'une des pièces de l'école est aménagée en un petit atelier de coupe et couture. «Les femmes initiées à la coupe et couture savent déjà lire et écrire. Les cours sont partagés en deux parties.
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En juillet 2006, un nouveau partenariat a été signé avec le secrétariat d'Etat chargé de l'Alphabétisation et de l'Education non formelle pour le dépoilement d'un nouveau programme intégré intitulé «Tarik al Moustakbal». Il consiste à généraliser une approche intégrée de l'alphabétisation basée sur les cours, des ateliers de formation professionnelle de coupe et couture.
Le deuxième programme d'alphabétisation a été mis en place en partenariat avec l'USAID.
La particularité de ce programme réside dans le fait qu'il souhaite expérimenter une nouvelle méthode d'alphabétisation s'appuyant sur deux axes principaux: d'abord la pré-alphabétisation en ‘'Darija'' et en amazigh en proposant des stratégies qui initient les apprenantes à l'alphabet, à la lecture et à l'écriture de base d'abord dans leur langue maternelle, la ‘'Darija'' ou l'amazigh. Ensuite, une approche fondée sur la Moudawana afin de contribuer à l'appropriation par la population des textes de lois.
Enfin, le programme “Alpha Maroc'' qui est financé par la Banque mondiale. Ce programme, dont la convention a été signée au mois d'octobre 2006, vise l'alphabétisation de 240 femmes dans les provinces de Rabat et Témara et l'initiation de 60 personnes à la coupe et couture.
La première concerne des leçons théoriques et la deuxième se rapporte au côté pratique. Bien évidemment, on procède avec des méthodes simples pour permettre à toutes les femmes de suivre leur formation. La durée de cet atelier est de quatre mois», souligne Hasna Faris, formatrice de couture.
Cependant, quelques petits problèmes peuvent surgir. C'est le cas de Nabila, 16 ans. Elle a été interdite par sa grand-mère de suivre la formation de coupe et couture. «Un jour, Nabila est venue pour nous dire qu'elle ne pourra pas venir pendant les séances de la formation concernant la coupe et couture parce que sa grand-mère lui a demandé de choisir entre les cours d'alphabétisation et la formation.
La majorité des filles travaillent au douar dans le tissage. Nabila est l'une d'elles et c'est pour cette raison qu'elle a été obligée d'arrêter sa formation concernant la couture», explique l'institutrice de l'école. «Enseigner des personnes âgées reste tout de même un travail un peu difficile. Cela nécessite donc une approche et des méthodes distinctes. J'essaye d'être une amie pour ces femmes. Quand l'une d'elles ne vient pas deux ou trois séances successives, je lui rends visite. Cela permet de créer une atmosphère amicale au sein du groupe loin de la relation rigide entre les apprenants et l'enseignant», ajoute l'institutrice.
Pour mener à bien le programme d'alphabétisation, les responsables de la fondation passe au crible le douar. La première étape démarre donc par la prospection.
Les instituteurs dans la plupart des cas originaires du douar font le tour des maisons pour informer la population sur les objectifs et surtout les bienfaits des programmes d'alphabétisation.
«On procède le plus souvent par du porte-à-porte pour amener les femmes et les filles d'un douar ou une localité à s'inscrire à l'école. Vous savez, la proximité avec les bénéficiaires est un élément-clé dans la réussite de ce genre d'initiatives», explique Kabira Rhimi, qui a suivi plusieurs formations, notamment à Meknès et Oujda avant de devenir une institutrice.
La durée du programme d'alphabétisation communautaire s'étale sur 13 mois. Il est réalisé exclusivement en langue arabe. Ces principaux objectifs visent à permettre aux apprenants à lire et comprendre un texte vocalisé, écrire un texte et remplir certains formulaires administratifs ainsi que la résolution d'opérations basiques en mathématiques.
«Tout d'abord, on commence par des cours en «Darija» pour aider les femmes à mémoriser l'alphabet. Ensuite, on passe à l'apprentissage des leçons en arabe classique. C'est surtout la méthode de la répétition qui est utilisée pour faciliter l'apprentissage», poursuit-elle.
Une partie des cours est réservée à la sensibilisation aux dispositions du nouveau code de la famille afin de contribuer à l'appropriation par la population des nouvelles lois de la Moudawana.
Aujourd'hui, toutes les femmes du douar revendiquent un prolongement de la durée du programme d'alphabétisation. «Il faut prévoir d'autres niveaux ou prolonger les cours de quelques mois», clament-elles.
Mais leur principale revendication concerne surtout l'atelier de la coupe et couture. Elles affirment que les quatre mois, la durée de l'atelier, ne suffisent pas.
Elles gardent toujours en mémoire «la performance» qu'elles ont pu atteindre pendant le Ramadan. De nombreuses femmes, en effet, ont pu coudre des Djellabas. On peut donc réellement comprendre pourquoi ces femmes sont motivées. Rien de meilleur que cette combinaison.
Apprendre à lire et écrire mais également s'initier à un métier. Intéressant !
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Le journal a pour objectif d'accompagner des milliers de femmes poursuivant des cours d'alphabétisation, de les encourager et de susciter l'intérêt chez les autres. Des articles ludiques (beauté, cuisine) côtoient des rubriques plus sérieuses: droit, obligation, civisme et santé… Il est vendu à 1,50 DH dans les zones les plus enclavées du Maroc par les écoles de la Fondation Zakoura-Education ainsi que les diverses associations, entreprises et ministères, notamment le secrétariat d'Etat chargé de l'Alphabétisation. Il est le seul journal au Maroc aujourd'hui qui s'adresse à cette catégorie de personnes.
Depuis janvier 2007, il est distribué mensuellement et dont le nombre d'exemplaires atteint les 30.000.
Cependant, le but de la visite des journalistes à Lahraouiyine n'est pas la couverture d'un fait divers ou un reportage sur des inondations causées par les pluies torrentiellement de chaque hiver. En effet, malgré les difficultés rencontrées par les habitants dans leur vie quotidienne, ils sont nombreux à s'être inscrits dans une école d'alphabétisation qui a ouvert ses portes depuis une année déjà.
Des cours d'alphabétisation sont dispensés dans cette école pour une centaine de femmes dont la tranche d'âge se situe entre 16 et 45 ans.
Le site est géré par la Fondation Zakoura-Education qui mène un programme d'alphabétisation en partenariat avec l'USAID dans le douar. La cible des responsables de la fondation est surtout composée d'adultes, notamment des jeunes filles et des femmes dudit douar. «Nous avons adopté une approche pour se renseigner essentiellement sur les attentes des femmes bénéficiaires des programmes d'alphabétisation. Ces dernières veulent apprendre pour aider leurs enfants à l'école, s'informer sur des aspects d'hygiène et de santé. Nous essayons d'adapter les programmes à leurs ambitions», explique Mounia Benchekroun, directrice de la Fondation Zakoura-Education. D'habitude, les cours se déroulent les après-midi trois fois par semaines et durent deux heures. Au menu, une séance de mathématiques.
Depuis quelques mois qu'elles ont fait leurs tous premiers pas, ces femmes ont parcouru du chemin. Elles arrivent désormais à faire des opérations d'addition ou de soustraction. «J'étais déterminée à rattraper mon retard. Quand j'ai su qu'une école d'alphabétisation allait ouvrir ses portes, je me suis inscrite. Aujourd'hui, je sais lire, écrire.
Je peux également composer un numéro de téléphone sans l'aide d'une autre personne. Depuis que j'ai commencé le programme, je suis réellement passée à une autre étape dans ma vie», témoigne Aziza Tourabi, une bénéficiaire de 30 ans.
Elle affirme qu'elle n'a jamais éprouvé de difficulté pour venir à l'école. «C'est mon mari qui m'a poussée à suivre des cours d'alphabétisation. Mon fils me demande tous le temps de l'aider à faire des exercices. Avant, je ne pouvais pas le faire, mais aujourd'hui, c'est possible», déclare pour sa part Fatima Hamali, une autre bénéficiaire. De nombreuses femmes sont des mères qui ont plusieurs enfants scolarisés.
Beaucoup de filles à Lahraouiyine ont quitté très tôt les bancs de l'école. Généralement, c'est le manque de moyen qui est à l'origine de la déperdition scolaire. Agée de 20 ans, Halima a voulu retrouver les sentiers du savoir.
«De nombreuses personnes dans ma famille sont analphabètes. J'ai quitté moi-même l'école dès la deuxième année du primaire. C'est une seconde chance que j'ai maintenant», indique-t-elle. Certaines filles sont même venues toutes seules quand elles ont entendu parler de l'école pour s'inscrire.
Les responsables du programme ont décidé de coupler l'alphabétisation avec une formation professionnelle afin de motiver davantage les femmes et les filles bénéficiaires.
L'une des pièces de l'école est aménagée en un petit atelier de coupe et couture. «Les femmes initiées à la coupe et couture savent déjà lire et écrire. Les cours sont partagés en deux parties.
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Trois programmes...
Le premier programme vient en complément d'un ancien partenariat signé avec la Direction de la lutte contre l'analphabétisme (DLCA) en vue de l'alphabétisation de 22.000 adultes dans 13 régions du Maroc.En juillet 2006, un nouveau partenariat a été signé avec le secrétariat d'Etat chargé de l'Alphabétisation et de l'Education non formelle pour le dépoilement d'un nouveau programme intégré intitulé «Tarik al Moustakbal». Il consiste à généraliser une approche intégrée de l'alphabétisation basée sur les cours, des ateliers de formation professionnelle de coupe et couture.
Le deuxième programme d'alphabétisation a été mis en place en partenariat avec l'USAID.
La particularité de ce programme réside dans le fait qu'il souhaite expérimenter une nouvelle méthode d'alphabétisation s'appuyant sur deux axes principaux: d'abord la pré-alphabétisation en ‘'Darija'' et en amazigh en proposant des stratégies qui initient les apprenantes à l'alphabet, à la lecture et à l'écriture de base d'abord dans leur langue maternelle, la ‘'Darija'' ou l'amazigh. Ensuite, une approche fondée sur la Moudawana afin de contribuer à l'appropriation par la population des textes de lois.
Enfin, le programme “Alpha Maroc'' qui est financé par la Banque mondiale. Ce programme, dont la convention a été signée au mois d'octobre 2006, vise l'alphabétisation de 240 femmes dans les provinces de Rabat et Témara et l'initiation de 60 personnes à la coupe et couture.
La première concerne des leçons théoriques et la deuxième se rapporte au côté pratique. Bien évidemment, on procède avec des méthodes simples pour permettre à toutes les femmes de suivre leur formation. La durée de cet atelier est de quatre mois», souligne Hasna Faris, formatrice de couture.
Cependant, quelques petits problèmes peuvent surgir. C'est le cas de Nabila, 16 ans. Elle a été interdite par sa grand-mère de suivre la formation de coupe et couture. «Un jour, Nabila est venue pour nous dire qu'elle ne pourra pas venir pendant les séances de la formation concernant la coupe et couture parce que sa grand-mère lui a demandé de choisir entre les cours d'alphabétisation et la formation.
La majorité des filles travaillent au douar dans le tissage. Nabila est l'une d'elles et c'est pour cette raison qu'elle a été obligée d'arrêter sa formation concernant la couture», explique l'institutrice de l'école. «Enseigner des personnes âgées reste tout de même un travail un peu difficile. Cela nécessite donc une approche et des méthodes distinctes. J'essaye d'être une amie pour ces femmes. Quand l'une d'elles ne vient pas deux ou trois séances successives, je lui rends visite. Cela permet de créer une atmosphère amicale au sein du groupe loin de la relation rigide entre les apprenants et l'enseignant», ajoute l'institutrice.
Pour mener à bien le programme d'alphabétisation, les responsables de la fondation passe au crible le douar. La première étape démarre donc par la prospection.
Les instituteurs dans la plupart des cas originaires du douar font le tour des maisons pour informer la population sur les objectifs et surtout les bienfaits des programmes d'alphabétisation.
«On procède le plus souvent par du porte-à-porte pour amener les femmes et les filles d'un douar ou une localité à s'inscrire à l'école. Vous savez, la proximité avec les bénéficiaires est un élément-clé dans la réussite de ce genre d'initiatives», explique Kabira Rhimi, qui a suivi plusieurs formations, notamment à Meknès et Oujda avant de devenir une institutrice.
La durée du programme d'alphabétisation communautaire s'étale sur 13 mois. Il est réalisé exclusivement en langue arabe. Ces principaux objectifs visent à permettre aux apprenants à lire et comprendre un texte vocalisé, écrire un texte et remplir certains formulaires administratifs ainsi que la résolution d'opérations basiques en mathématiques.
«Tout d'abord, on commence par des cours en «Darija» pour aider les femmes à mémoriser l'alphabet. Ensuite, on passe à l'apprentissage des leçons en arabe classique. C'est surtout la méthode de la répétition qui est utilisée pour faciliter l'apprentissage», poursuit-elle.
Une partie des cours est réservée à la sensibilisation aux dispositions du nouveau code de la famille afin de contribuer à l'appropriation par la population des nouvelles lois de la Moudawana.
Aujourd'hui, toutes les femmes du douar revendiquent un prolongement de la durée du programme d'alphabétisation. «Il faut prévoir d'autres niveaux ou prolonger les cours de quelques mois», clament-elles.
Mais leur principale revendication concerne surtout l'atelier de la coupe et couture. Elles affirment que les quatre mois, la durée de l'atelier, ne suffisent pas.
Elles gardent toujours en mémoire «la performance» qu'elles ont pu atteindre pendant le Ramadan. De nombreuses femmes, en effet, ont pu coudre des Djellabas. On peut donc réellement comprendre pourquoi ces femmes sont motivées. Rien de meilleur que cette combinaison.
Apprendre à lire et écrire mais également s'initier à un métier. Intéressant !
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Un journal comme relais
Les responsables l'ont voulu comme un relais qui aiderait les femmes à mettre en application ce qu'elles ont appris. Le concept est très intéressant et mérite d'être salué. Ecrit en arabe simplifié, vocalisé et en grands caractères, le ‘'Journal Zakoura'' a été lancé il y a de cela cinq années. Il s'agit d'un outil pédagogique mais aussi une plate-forme de communication entre ses lectrices qui participent à sa rédaction permettant ainsi de refléter une authenticité des problèmes sociaux.Le journal a pour objectif d'accompagner des milliers de femmes poursuivant des cours d'alphabétisation, de les encourager et de susciter l'intérêt chez les autres. Des articles ludiques (beauté, cuisine) côtoient des rubriques plus sérieuses: droit, obligation, civisme et santé… Il est vendu à 1,50 DH dans les zones les plus enclavées du Maroc par les écoles de la Fondation Zakoura-Education ainsi que les diverses associations, entreprises et ministères, notamment le secrétariat d'Etat chargé de l'Alphabétisation. Il est le seul journal au Maroc aujourd'hui qui s'adresse à cette catégorie de personnes.
Depuis janvier 2007, il est distribué mensuellement et dont le nombre d'exemplaires atteint les 30.000.
