Sur des banderoles collées au mur, il est écrit que toutes les unions et fédérations provinciales expriment leur soutien aux 17 membres du comité de redressement.
Des représentants de ces organisations parallèles sont venus des régions de Fès-Boulemane, de l'Oriental, de Meknès-Tafilelt, de Sous Massa Draâ… A leur tête, ceux qui ont été démis par Afilal, en l'occurrence Hamid Chabat, Mohamed Benjelloun Andaloussi et Mohamed Larbi Kabbaj.
Ce dernier est aujourd'hui confirmé par les siens dans le poste de coordinateur national et porte-parole officiel. Après avoir scandé des slogans hostiles au gouvernement et aux supporters d'Afilal, les nouveaux responsables de la centrale syndicale ont expliqué les raisons qui les ont poussés à exiger le départ de Abderrazak Afilal. Celui-ci a démenti avoir démissionné de l'UGTM.
Il a précisé : «Je voudrais clarifier la situation et rétablir la vérité en affirmant n'avoir pas démissionné de l'UGTM. Cela signifie que je continue à occuper le poste de secrétaire général de l'Union». Abderrazak Afilal a toutefois précisé que ce qui a été rapporté par la presse concerne son intention de démissionner du comité exécutif du Parti de l'Istiqlal dont il est membre.
Apparemment, la déclaration d'Afilal a déçu ses détracteurs qui, pour clarifier la situation, ont appelé à l'organisation de cette rencontre avec la presse. Selon Mohamed Benjelloun Andaloussi, membre du bureau exécutif de l'UGTM, «c'est pour protéger l'organisation et rétablir l'ordre en son sein que nous avons exigé la démission de l'ex-numéro un de la centrale syndicale. Nous avons senti qu'il n'y avait aucune considération au militantisme au sein de l'UGTM.
L'allégeance à une seule personne avait cédé la place à ce militantisme». Il a ajouté que «le problème est celui de la légitimité dans l'exercice des responsabilités et dans la préparation du prochain congrès national de notre centrale syndicale».
M. Andaloussi a précisé que le bureau exécutif avait déployé des efforts, depuis la tenue de la réunion de l'assemblée générale de l'UGTM en août dernier et de la réunion samedi dernier du comité central, pour que la légitimité soit rétablie et pour que soient respectées toutes les recommandations du dernier congrès national de la centrale syndicale. «Il n'est pas normal que depuis la tenue du dernier congrès, le syndicat dispose de plusieurs bureaux exécutifs au lieu d'un seul», s'indigne ce membre du bureau exécutif.
Abderrazzak Afilal, qui a pourtant annoncé son départ lors du prochain congrès, initialement programmé pour septembre dernier, est accusé de mauvaise gestion financière et administrative, et surtout de vouloir faire de ce syndicat «une affaire familiale». Son fils serait ainsi poussé à des postes de premières lignes. Ses détracteurs lui reprochent aussi le fait qu'aucune élection d'un nouveau dirigeant par des syndicalistes de base n'a eu lieu jusqu'à aujourd'hui.
«M. Afilal avait accédé à la tête de l'UGTM, deux années après sa création le 20 mars 1960. A plus de 70 ans, Il veut toujours présider aux destinées de la centrale syndicale. Aujourd'hui, il veut être à la fois secrétaire général, et également membre du bureau politique du Parti de l'Istiqlal et député à la Chambre des représentants. Au Parlement, il siège en compagnie de sa femme, Mahjouba Zoubaïri, également députée istiqlalienne», ont noté certains militants venus nombreux exprimer leur soutien à la nouvelle direction.
Rappelons que l'affaire avait atteint son paroxysme lorsqu'un communiqué émanant de quelques membres du bureau exécutif de la centrale syndicale et signé, le 27 juillet dernier, par le secrétaire général Abderrazzak Afilal, avait fait état d'une décision d'exclure quatre de ses membres.
En réponse, un autre communiqué, daté du 7 août dernier, avait souligné que «le dénommé Abderrazak Afilal fait fi de toutes les dispositions réglementaires en tentant de vider le bureau exécutif de l'UGTM de ses membres qui ont été élus lors du dernier congrès de l'organisation tenu en 1998 et de les remplacer par des personnes étrangères au militantisme et à la structure même de la centrale».
Le bureau exécutif de l'UGTM avait alors annoncé la suspension du dénommé Abderrazak Afilal de toutes les fonctions qu'il tenait au sein de l'UGTM et demandé au Premier ministre de geler les aides allouées à la centrale jusqu'à la constitution d'un nouveau bureau national. Ils ont aussi exigé le lancement d'une enquête sur la gestion financière d'Afilal.
Des représentants de ces organisations parallèles sont venus des régions de Fès-Boulemane, de l'Oriental, de Meknès-Tafilelt, de Sous Massa Draâ… A leur tête, ceux qui ont été démis par Afilal, en l'occurrence Hamid Chabat, Mohamed Benjelloun Andaloussi et Mohamed Larbi Kabbaj.
Ce dernier est aujourd'hui confirmé par les siens dans le poste de coordinateur national et porte-parole officiel. Après avoir scandé des slogans hostiles au gouvernement et aux supporters d'Afilal, les nouveaux responsables de la centrale syndicale ont expliqué les raisons qui les ont poussés à exiger le départ de Abderrazak Afilal. Celui-ci a démenti avoir démissionné de l'UGTM.
Il a précisé : «Je voudrais clarifier la situation et rétablir la vérité en affirmant n'avoir pas démissionné de l'UGTM. Cela signifie que je continue à occuper le poste de secrétaire général de l'Union». Abderrazak Afilal a toutefois précisé que ce qui a été rapporté par la presse concerne son intention de démissionner du comité exécutif du Parti de l'Istiqlal dont il est membre.
Apparemment, la déclaration d'Afilal a déçu ses détracteurs qui, pour clarifier la situation, ont appelé à l'organisation de cette rencontre avec la presse. Selon Mohamed Benjelloun Andaloussi, membre du bureau exécutif de l'UGTM, «c'est pour protéger l'organisation et rétablir l'ordre en son sein que nous avons exigé la démission de l'ex-numéro un de la centrale syndicale. Nous avons senti qu'il n'y avait aucune considération au militantisme au sein de l'UGTM.
L'allégeance à une seule personne avait cédé la place à ce militantisme». Il a ajouté que «le problème est celui de la légitimité dans l'exercice des responsabilités et dans la préparation du prochain congrès national de notre centrale syndicale».
M. Andaloussi a précisé que le bureau exécutif avait déployé des efforts, depuis la tenue de la réunion de l'assemblée générale de l'UGTM en août dernier et de la réunion samedi dernier du comité central, pour que la légitimité soit rétablie et pour que soient respectées toutes les recommandations du dernier congrès national de la centrale syndicale. «Il n'est pas normal que depuis la tenue du dernier congrès, le syndicat dispose de plusieurs bureaux exécutifs au lieu d'un seul», s'indigne ce membre du bureau exécutif.
Abderrazzak Afilal, qui a pourtant annoncé son départ lors du prochain congrès, initialement programmé pour septembre dernier, est accusé de mauvaise gestion financière et administrative, et surtout de vouloir faire de ce syndicat «une affaire familiale». Son fils serait ainsi poussé à des postes de premières lignes. Ses détracteurs lui reprochent aussi le fait qu'aucune élection d'un nouveau dirigeant par des syndicalistes de base n'a eu lieu jusqu'à aujourd'hui.
«M. Afilal avait accédé à la tête de l'UGTM, deux années après sa création le 20 mars 1960. A plus de 70 ans, Il veut toujours présider aux destinées de la centrale syndicale. Aujourd'hui, il veut être à la fois secrétaire général, et également membre du bureau politique du Parti de l'Istiqlal et député à la Chambre des représentants. Au Parlement, il siège en compagnie de sa femme, Mahjouba Zoubaïri, également députée istiqlalienne», ont noté certains militants venus nombreux exprimer leur soutien à la nouvelle direction.
Rappelons que l'affaire avait atteint son paroxysme lorsqu'un communiqué émanant de quelques membres du bureau exécutif de la centrale syndicale et signé, le 27 juillet dernier, par le secrétaire général Abderrazzak Afilal, avait fait état d'une décision d'exclure quatre de ses membres.
En réponse, un autre communiqué, daté du 7 août dernier, avait souligné que «le dénommé Abderrazak Afilal fait fi de toutes les dispositions réglementaires en tentant de vider le bureau exécutif de l'UGTM de ses membres qui ont été élus lors du dernier congrès de l'organisation tenu en 1998 et de les remplacer par des personnes étrangères au militantisme et à la structure même de la centrale».
Le bureau exécutif de l'UGTM avait alors annoncé la suspension du dénommé Abderrazak Afilal de toutes les fonctions qu'il tenait au sein de l'UGTM et demandé au Premier ministre de geler les aides allouées à la centrale jusqu'à la constitution d'un nouveau bureau national. Ils ont aussi exigé le lancement d'une enquête sur la gestion financière d'Afilal.
