Des odeurs nauséabondes, un décor kafkaïen, des infrastructures et des animaux abandonnés, tel est l'état de délabrement du parc zoologique de Casablanca. Un climat accablant où les animaux n'ont pas le droit de respirer la joie de vivre. Non seulement les cages sont lugubres et mal entretenues, mais elles abritent d'étonnantes cohabitations. Ainsi des paons séjournent avec des pigeons, des gazelles avec des lamas…Heureusement que seuls les mélanges tolérés par la nature sont autorisés dans ce zoo.
En attendant d'être relogées, les pauvres bêtes ne peuvent que s'adapter. Certaines picorent des cacahuètes et pop corn sur une musique rythmée diffusée par le parc d'attraction d'à côté. D'autres hésitent devant les bouteilles d'eau minérale et de limonade «offertes» par des visiteurs «rigolos». Alors que la plupart des espèces zoologiques sont terrassées par la faim et la grisaille des dalles bétonnées et troncs d'arbres morts qui les entourent.
Comme la verdure, l'eau est une denrée rare au zoo d'Aïn Sebaâ. Les flamants roses ont boudé en vain les abreuvoirs d'eau vaseuse et les canards ont dû oublier leur origine aquatique à force de traîner dans leurs enclos secs. Abattu par la mauvaise odeur, le crocodile esseulé dans une allée cabossée semble attendre la délivrance divine. Du côté des lapins, l'odeur est encore plus puante.
Ces petites créatures confinées par petits groupes sont délivrées à leur propre sort. Triste destinée est réservée aussi pour l'ours au poil sale et râpé.
Quant aux rois des animaux, ils sont loin de déguster la belle vie digne des lions mythiques de l'Atlas. Cloîtrés dans des cages à deux, les six lions du zoo sont plus près de la mort que de la vie. Incapables de bouger, ils dévoilent de grands signes de décrépitude.
Et pour cause, la rareté sinon l'absence de viande et aliments dans ce zoo. Les singes, à leur tour, sont devenus asthéniques, à force de subir les cris et farces des enfants ahuris. Dans cet état critique, la plupart des espèces ont disparu et les responsables n'affichent pas la volonté de les remplacer. Ainsi, les gorilles, léopards et autres animaux font partie de l'histoire ancienne du parc.
«Les responsables du zoo se réfugient dans le manque de moyens et la mauvaise conduite des visiteurs mais eux, non plus, n'ont pas la volonté d'améliorer la situation de ces pauvres animaux», affirme un visiteur du parc. Et d'ajouter que la seule chose qui marche dans cet endroit est le commerce des vendeurs de CD qui occupent une partie du zoo.
Pourtant, plus de 300.000 personnes, dont 30% d'enfants, visitent chaque année le zoo.
Ce qui représente des recettes d'environ 600.000 DH.
Le parc de Aïn Sebaâ compte quelque 600 animaux, dont la plupart sont des mammifères et oiseaux, mais vu le mélange des différentes espèces, on dirait que ce nombre dépasse la capacité du zoo. Pourtant, une grande surface de cette capacité est dédiée à une pépinière qui n'appartient certainement pas aux animaux.
En attendant d'élucider les mystères qui règnent autour du parc zoologique d'Aïn Sebaâ, les animaux continuent d'attendre leur tour dans le programme de la ville.
En attendant d'être relogées, les pauvres bêtes ne peuvent que s'adapter. Certaines picorent des cacahuètes et pop corn sur une musique rythmée diffusée par le parc d'attraction d'à côté. D'autres hésitent devant les bouteilles d'eau minérale et de limonade «offertes» par des visiteurs «rigolos». Alors que la plupart des espèces zoologiques sont terrassées par la faim et la grisaille des dalles bétonnées et troncs d'arbres morts qui les entourent.
Comme la verdure, l'eau est une denrée rare au zoo d'Aïn Sebaâ. Les flamants roses ont boudé en vain les abreuvoirs d'eau vaseuse et les canards ont dû oublier leur origine aquatique à force de traîner dans leurs enclos secs. Abattu par la mauvaise odeur, le crocodile esseulé dans une allée cabossée semble attendre la délivrance divine. Du côté des lapins, l'odeur est encore plus puante.
Ces petites créatures confinées par petits groupes sont délivrées à leur propre sort. Triste destinée est réservée aussi pour l'ours au poil sale et râpé.
Quant aux rois des animaux, ils sont loin de déguster la belle vie digne des lions mythiques de l'Atlas. Cloîtrés dans des cages à deux, les six lions du zoo sont plus près de la mort que de la vie. Incapables de bouger, ils dévoilent de grands signes de décrépitude.
Et pour cause, la rareté sinon l'absence de viande et aliments dans ce zoo. Les singes, à leur tour, sont devenus asthéniques, à force de subir les cris et farces des enfants ahuris. Dans cet état critique, la plupart des espèces ont disparu et les responsables n'affichent pas la volonté de les remplacer. Ainsi, les gorilles, léopards et autres animaux font partie de l'histoire ancienne du parc.
«Les responsables du zoo se réfugient dans le manque de moyens et la mauvaise conduite des visiteurs mais eux, non plus, n'ont pas la volonté d'améliorer la situation de ces pauvres animaux», affirme un visiteur du parc. Et d'ajouter que la seule chose qui marche dans cet endroit est le commerce des vendeurs de CD qui occupent une partie du zoo.
Pourtant, plus de 300.000 personnes, dont 30% d'enfants, visitent chaque année le zoo.
Ce qui représente des recettes d'environ 600.000 DH.
Le parc de Aïn Sebaâ compte quelque 600 animaux, dont la plupart sont des mammifères et oiseaux, mais vu le mélange des différentes espèces, on dirait que ce nombre dépasse la capacité du zoo. Pourtant, une grande surface de cette capacité est dédiée à une pépinière qui n'appartient certainement pas aux animaux.
En attendant d'élucider les mystères qui règnent autour du parc zoologique d'Aïn Sebaâ, les animaux continuent d'attendre leur tour dans le programme de la ville.
