En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers, Rachid Talbi Alami, ministre délégué chargé des affaires économiques et générales a affirmé, mardi dernier, que le développement et l'amélioration du niveau de vie constituaient le meilleur moyen pour faire face à la hausse des prix. Une problématique assez complexe, puisqu'il s'agit de trouver solution à l'intégrale triple : développement, amélioration du niveau de vie et hausse des prix.
Pour l'heure, la progression du niveau de vie des ménages s'est considérablement ralentie.
Les salariés ont été les plus touchés par ce mouvement, alors que le pouvoir d'achat baisse. En clair, la régression du pouvoir d'achat est une réalité que cache le mode de calcul de l'indice des prix, lequel correspond à un petit panier.
Là, on touche du doigt l'émergence de besoins sociaux qui se traduisent par une baisse du pouvoir d'achat et par ricochet, du niveau de vie.
Des mesures seraient prises par le gouvernement pour améliorer le quotidien des citoyens.
A cet égard, une enveloppe de 13 ,4 MMDH a été allouée pour subventionner les produits de base et 55% du budget sont consacrés aux secteurs sociaux, a indiqué le responsable gouvernemental.
Des mesures ont été prises, sauf qu'elles ne peuvent pas donner leurs fruits en une seule année d'autant plus que l'on est en fin de législature.
Lors de son intervention au Parlement, le ministre a souligné également que l'accès aux services sociaux (logement, emploi, santé et enseignement) permettra d'accroître le revenu des citoyens et de créer une classe moyenne capable de faire face à la cherté de la vie. Le constat est que le fossé se creuse entre les riches et les pauvres, alors que les familles moyennes basculent petit à petit dans l'endettement, au point de ne plus faire face à leurs dépenses élémentaires. Dès lors, se manifeste le malaise social. Comment y remédier ?
Tout un chacun sait que dans une politique salariale, on retient un thème de la science économique, à savoir que la consommation est l'un des principaux moteurs de la croissance.
De ce point de vue, la consommation ne peut augmenter que si les ménages enregistrent des gains substantiels à même d'améliorer le pouvoir d'achat.
Mais si ces gains diminuent, cela met en danger la croissance future et par conséquent la situation sociale des familles.
Quant aux pouvoirs publics et aux entreprises, ils justifient le gel des salaires en usant de toutes sortes d'arguments. Ceci n'empêche pas les entreprises de distribuer des dividendes importants à leurs actionnaires et les pouvoirs publics de se lancer dans des projets irrationnels et coûteux.
Les initiatives importantes ne sont pas de leur ressort puisqu'ils ne les ont pas élaborées. Dans les faits, si on parle souvent de marasme de la situation sociale de certaines catégories, c'est qu'il existe un véritable malaise qu'il faut prendre en considération. D'où cette question orale à la Chambre des conseillers.
En tout état de cause, il est souvent dit dans la science politique que pour réussir une bonne gestion publique gouvernementale, celle-ci doit prendre en compte ce qu'on appelle communément les revendications des citoyens.
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Les séquelles induites par cette dégradation sont palpables, ce qui interpelle de toute évidence tout homme politique à la veille des échéances électorales.
Pourtant, il existe sûrement des solutions pour sortir de cette problématique et améliorer la situation de la population salariale.
Pourquoi ne pas consolider des concertations autour de cette question ?
Pourquoi ne pas définir des mécanismes nouveaux visant à protéger le pouvoir d'achat des revenus salariaux et traduire les actes concrets par des principes d'équité et de justice sociale ? L'essentiel est de développer toutes les opportunités qui concourent à l'amélioration du pouvoir d'achat et des conditions de vie des travailleurs, en cette période difficile.
Qu'à cela ne tienne, à la Chambre des Conseillers, Rachid Talbi El Alami a rappelé que son département a tenu une série de réunions avec les acteurs concernés pour faire face à la hausse des prix, notamment avec les représentants du secteur du transport urbain et ce, en vue d'examiner la possibilité de réduire les tarifs et une réunion avec l'association des distributeurs des fruits et légumes suite à l'augmentation des prix de ces produits, ajoutant que le gouvernement se penche sur l'examen des problèmes engendrés par la hausse des factures d'eau et d'électricité.
Pour l'heure, la progression du niveau de vie des ménages s'est considérablement ralentie.
Les salariés ont été les plus touchés par ce mouvement, alors que le pouvoir d'achat baisse. En clair, la régression du pouvoir d'achat est une réalité que cache le mode de calcul de l'indice des prix, lequel correspond à un petit panier.
Là, on touche du doigt l'émergence de besoins sociaux qui se traduisent par une baisse du pouvoir d'achat et par ricochet, du niveau de vie.
Des mesures seraient prises par le gouvernement pour améliorer le quotidien des citoyens.
A cet égard, une enveloppe de 13 ,4 MMDH a été allouée pour subventionner les produits de base et 55% du budget sont consacrés aux secteurs sociaux, a indiqué le responsable gouvernemental.
Des mesures ont été prises, sauf qu'elles ne peuvent pas donner leurs fruits en une seule année d'autant plus que l'on est en fin de législature.
Lors de son intervention au Parlement, le ministre a souligné également que l'accès aux services sociaux (logement, emploi, santé et enseignement) permettra d'accroître le revenu des citoyens et de créer une classe moyenne capable de faire face à la cherté de la vie. Le constat est que le fossé se creuse entre les riches et les pauvres, alors que les familles moyennes basculent petit à petit dans l'endettement, au point de ne plus faire face à leurs dépenses élémentaires. Dès lors, se manifeste le malaise social. Comment y remédier ?
Tout un chacun sait que dans une politique salariale, on retient un thème de la science économique, à savoir que la consommation est l'un des principaux moteurs de la croissance.
De ce point de vue, la consommation ne peut augmenter que si les ménages enregistrent des gains substantiels à même d'améliorer le pouvoir d'achat.
Mais si ces gains diminuent, cela met en danger la croissance future et par conséquent la situation sociale des familles.
Quant aux pouvoirs publics et aux entreprises, ils justifient le gel des salaires en usant de toutes sortes d'arguments. Ceci n'empêche pas les entreprises de distribuer des dividendes importants à leurs actionnaires et les pouvoirs publics de se lancer dans des projets irrationnels et coûteux.
Les initiatives importantes ne sont pas de leur ressort puisqu'ils ne les ont pas élaborées. Dans les faits, si on parle souvent de marasme de la situation sociale de certaines catégories, c'est qu'il existe un véritable malaise qu'il faut prendre en considération. D'où cette question orale à la Chambre des conseillers.
En tout état de cause, il est souvent dit dans la science politique que pour réussir une bonne gestion publique gouvernementale, celle-ci doit prendre en compte ce qu'on appelle communément les revendications des citoyens.
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Les séquelles de la dégradation
L'augmentation des salaires et partant, celle du pouvoir d'achat, sontt une revendication des citoyens aujourd'hui. Il faut bien admettre que pour bon nombre de ménages, le niveau de vie s'est dégradé.Les séquelles induites par cette dégradation sont palpables, ce qui interpelle de toute évidence tout homme politique à la veille des échéances électorales.
Pourtant, il existe sûrement des solutions pour sortir de cette problématique et améliorer la situation de la population salariale.
Pourquoi ne pas consolider des concertations autour de cette question ?
Pourquoi ne pas définir des mécanismes nouveaux visant à protéger le pouvoir d'achat des revenus salariaux et traduire les actes concrets par des principes d'équité et de justice sociale ? L'essentiel est de développer toutes les opportunités qui concourent à l'amélioration du pouvoir d'achat et des conditions de vie des travailleurs, en cette période difficile.
Qu'à cela ne tienne, à la Chambre des Conseillers, Rachid Talbi El Alami a rappelé que son département a tenu une série de réunions avec les acteurs concernés pour faire face à la hausse des prix, notamment avec les représentants du secteur du transport urbain et ce, en vue d'examiner la possibilité de réduire les tarifs et une réunion avec l'association des distributeurs des fruits et légumes suite à l'augmentation des prix de ces produits, ajoutant que le gouvernement se penche sur l'examen des problèmes engendrés par la hausse des factures d'eau et d'électricité.
