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Vendredi 03 Avril 2026
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Trois morts dans un incendie à Hay Tacharouk

La malédiction des incendies s'abat sur Casablanca. Deux jours seulement après l'incendie survenu, le samedi 26 avril, dans une usine de fabrication de matelas à Lissasfa et qui a coûté la vie à 55 personnes, un autre sinistre a coûté la vie, la nuit de dimanche à lundi, à trois personnes dans une tapisserie à Hay Tacharouk, sis à la préfecture d'arrondissement de Sidi Bernoussi.

Trois morts dans un incendie à Hay Tacharouk
Encore trois victimes presque dans les mêmes circonstances. Les corps de ces dernières ont été découverts par les équipes de secours après la maîtrise du feu. Il s'agit de trois employés de l'atelier qui ont l'habitude de passer la nuit sur les lieux du travail. Selon la protection civile, le feu s'est déclaré vers 4h30mn du matin. Et d'ajouter que l'intervention rapide des sapeurs-pompiers a permis d'évacuer le voisinage et de circonscrire l'incendie avant qu'un drame de grande envergure ne se produise.

Le parquet général, après s'être rendu sur place, a ouvert une enquête sur les circonstances de ce sinistre pour déterminer les responsabilités. Pourquoi tant d'incendies dans nos usines ? Tout simplement parce que les mesures de sécurité sont bafouées dans la plupart des cas. Les usines ressemblent plus à des piaules qu'à des lieux de travail. C'est malheureusement après les sinistres que les autorités publiques se mettent au travail. S'il y avait des inspections de travail permanentes pour s'assurer que toutes les règles sont respectées, on éviterait sûrement ce genre de drame.

Espérons que ces sinistres ouvriront les yeux des pouvoirs publics pour traquer tous ceux qui badinent avec la sécurité des employés dans le but de réaliser des petites économies. L'avidité de certains est souvent source de tous les malheurs.n
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Garde à vue

Le propriétaire de l'usine de matelas qui a fait 55 morts, samedi, a été placé en garde à vue. L'incendie, qui s'est déclenché vers 10h00 s'est rapidement propagé dans toute l'usine à cause de la nature des produits chimiques qui s'y trouvaient. C'est le bilan est lourd, c'est parce que Les règles de sécurité dans le bâtiment n'étaient pas respectées, selon le commandant régional de la protection civile pour la wilaya du Grand Casablanca. «L'unité ne disposait pas d'outils de secours de base comme stipulé par la loi.

Le travail se faisait à huis clos sous ordre du propriétaire. Ce qui explique le nombre élevé de victimes», a confié Mustapha Touil au site Magharebia. Ce qui expliquerait que les tentatives des ouvriers pour s'enfuir ont échoué et qu'ils se sont retrouvés piégés par les flammes. Il est à signaler que les obsèques des victimes de l'incendie ont eu lieu dimanche après la prière du Dohr au cimetière Er-Rahma de la ville de Casablanca. Les funérailles se sont déroulées dans un climat de piété et de recueillement en présence de Brahim Frej, chambellan de SM le Roi, de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Ahmed Toufiq, ministre des Habous.
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