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Mercredi 15 Avril 2026
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Le privé face aux défis quantitatifs et qualitatifs

L'enseignement scolaire privé est devant un grand défi, celui d'atteindre les objectifs tracés tant quantitatifs que qualitatifs. A l'heure actuelle, le privé ne représente que 7,4% de l'ensemble de l'enseignement scolaire alors que l'on ambitionne de porter ce chiffre à 20% d'ici 2015. Le but escompté s'avère difficile à atteindre quoique les responsables affichent un grand optimisme.

Le privé face aux défis quantitatifs et qualitatifs
Le niveau de développement de ce secteur reste en deçà des aspirations. Au départ, l'objectif de 20% a été tracé pour 2010 dans le cadre de la charte de l'éducation et de la formation. Certains cycles ont pu déjà dépasser ce seuil, notamment les classes préparatoires. D'autres sont encore à la traîne.
Ainsi, selon un document du ministère de l'Education nationale, l'enseignement primaire privé représente 8,9 %, le secondaire collégial est de 4,1 % et le secondaire qualitatif est de 5,9%.

Selon le département de l'Education nationale, ce secteur s'est développé au départ d'une manière quantitative ainsi que par cycle d'enseignement. A présent, les responsables tablent sur la qualité et le redéploiement régional.
En effet, à l'instar de tous les secteurs, l'investissement dans l'enseignement privé n'échappe pas à la concentration dans l'axe Kenitra-Casablanca abritant presque la moitié des établissements de l'enseignement privé qui scolarise les trois tiers des élèves. Le reste est réparti entre les grandes villes. Une grande problématique qui empêche le bon développement de cet enseignement. Les investissements ne vont pas au rythme voulu. «Nous essayons d'orienter les investissements dans des régions qui peuvent être solvables», explique un responsable du département de l'Education nationale.

Un autre point à souligner : l'enseignement scolaire privé se limite aux villes. Le monde rural où le pouvoir d'achat est faible n'intéresse pas les investisseurs. Pourtant, ceux-ci bénéficient des encouragements en vigueur pour investir dans ce secteur. Ainsi, pendant les cinq premières années d'exploitation, l'investisseur est exonéré de 50% de l'IS et de l'IGR. Il ne paie pas également la TVA des biens d'équipement acquis localement ou importés. En outre, la Caisse centrale de garantie cautionne les projets pédagogiques. Des mesures à caractère pédagogique sont aussi mises en place. Le corps enseignant peut bénéficier des stages de formation dans les centres relevant du ministère de l'Education nationale. De plus, les enseignants du public peuvent travailler comme vacataires dans des écoles privées après autorisation. Enfin, les élèves inscrits dans les établissements de l'enseignement privé participent aux examens de l'enseignement public.

De grands efforts restent à déployer de la part de l'Etat et du privé pour développer l'enseignement scolaire au Maroc. Il faut un encouragement du partenariat en vue de consolider et d'appuyer les efforts consolidés dans ce domaine. Quant aux écoles des missions, elles ne dépendent pas du ministère de l'Education nationale. Elles sont contrôlées par leurs Etats.
Le Maroc n'a qu'un droit de regard sur l'enseignement de l'arabe et de la Culture marocaine (éducation islamique, histoire, géographie…).

L'avenir de l'enseignement au Maroc dépend du public et du privé. Ces deux secteurs doivent évoluer dans le même sens et avoir le même niveau. Selon le ministère de l'Education nationale, avant l'indépendance, l'objectif principal de l'enseignement privé était la sauvegarde de l'identité nationale. A l'heure actuelle, on veut que le privé participe au côté de l'Etat à relever le défi de la généralisation de l'enseignement et l'allègement des charges de l'Etat pour le financement de l'éducation. L'accroissement du rythme de développement par le biais de l'emploi et de l'investissement est la deuxième responsabilité qui incombe à l'enseignement scolaire privé. Celui-ci doit également améliorer la qualité de l'enseignement et son rendement.
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Contrôle 

Le ministère de l'Education nationale contrôle les établissements privés au niveau pédagogique.
On s'assure de la qualité des programmes ainsi que du niveau des formateurs. S'agissant du volet des prix qui constitue un grand sujet de débat à chaque rentrée scolaire, le ministère n'a aucun pouvoir. «Nous sommes liés par des lois qui ne permettent pas le contrôle des prix.
Mais nous sommes exigeants en ce qui concerne la qualité des programmes», signale un responsable dans le département de l'enseignement scolaire privé.
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