Une exposition grandiose au vrai sens du terme, vu l'étendue de l'événement et sa valeur culturelle, rehaussée par le geste combien généreux de l'artiste à faire une donation au « Musée des Arts Contemporains de Rabat ».
Beaucoup d'amis de Karim Bennani et de passionnés de sa peinture sont venus apprécier l'œuvre caractéristique de l'un des pionniers de l'univers plastique marocain. « Carnets de voyages » est l'intitulé choisi pour cette œuvre monumentale s'étant étalée sur une quarantaine d'années de professionnalisme, basée sur le trio indissociable : formes, couleurs et mouvement.
«Ce n'est pas une rétrospective, car celle-ci se trouve en permanence dans ma Fondation. Ici, c'est plutôt une donation que j'ai aménagée avec quelques œuvres à côté pour avoir une idée de ce qui se passe actuellement chez moi. C'est une période, parmi tant d'autres, qui est là devant vous ou un petit regard si vous voulez», explique l'artiste Karim Bennani.
En effet, pour connaître toute l'œuvre de K.Bennani, il faut faire une visite à sa Fondation pour les Arts et la Culture se trouvant à Rabat C'est l'un des rares peintres qui garde ses toiles avec une grande jalousie et ne s'en sépare que difficilement. Toutes ses œuvres sont répertoriées et possèdent une fiche technique bien complète, des années cinquante à nos jours. «Mes œuvres sont comme mes enfants, c'est toujours difficile de m'en séparer et un plaisir de les revoir». Karim B.est, aussi, un homme qui produit tous les jours et ne se lasse jamais de son atelier. Cette intense activité lui permet d'évoluer continuellement dans son travail et de satisfaire son besoin de découvrir d'autres formes picturales. Le soir du vernissage de l'exposition de Bab Rouah, il a tenu à faire une surprise à ses amis, en apportant une impressionnante sculpture dorée. « Dans mon travail, comme vous l'avez bien remarqué, il y a beaucoup de lumière, des contrastes, du relief dans un sens. Cela veut dire qu'il y a déjà eu une naissance d'un regard de sculpture, il fallait seulement qu'il se débloque. Le temps est arrivé pour le faire sortir, car dans le domaine de l'art, il ne faut jamais forcer les choses, mais les laisser venir d'elles-mêmes. Maintenant que le moment est arrivé, j'ai tout un programme de sculptures pour l'année prochaine. Ma vision pour cette pièce de sculpture est surtout culturelle.
Je la vois dans des grands organismes ou des manifestations artistiques comme le Festival International d'Asilah qui est tout à fait indiqué pour ce genre de travaux. Je veux que beaucoup de gens en profitent. C'est comme le cas des « Carnets de Voyages » pour lesquels j'ai eu beaucoup de propositions intéressantes que j'ai refusées. Je ne veux pas déchirer toute une vie artistique pour de l'argent. J'ai préféré faire cette donation pour le ministère de la Culture au profit du « Musée des Arts Contemporains de Rabat ». Je veux l'offrir au grand public et au Maroc ».
Très satisfait de ce qu'il fait, Karim Bennani ne provoque jamais les choses, mais attend qu'elles viennent vers lui «Je ne cherche pas, mais je trouve. J'attends toujours que les choses viennent vers moi. Je ne fais qu'observer, contempler et le reste se fait le plus naturellement possible. Puis, la satisfaction en soi est passagère et limitée. L'être a tendance à aller vers l'avant et faire mieux que ce qu'il a déjà fait. On ne peut pas évoluer en exerçant un travail qui nécessite une chose spécifique. Il faut que le travail soit continuel. C'est pour cela que mon œuvre n'a pas de limite.
C'est comme par exemple le cas des cadres. Je n'aime pas cadrer un tableau. Pour moi, il bloque l'espace de l'œuvre. Une œuvre doit parler d'elle-même», souligne l'artiste-peintre, Karim Bennani qui aime toutes les périodes par lesquelles il est passé, du fait qu'elles reflètent toutes une sensation de beauté. «Normalement, un artiste doit aimer tout ce qui est beau. Donc, c'est un sentiment qui ne me quitte jamais dans la vie et qui m'apporte beaucoup pour mon existence, mon esprit et mon travail, dans une moralité propre et sûre. L'art est un élément interne que nous possédons tous, mais il y a des choses qui se déclarent et d'autres qui restent enfouies en nous. L'artiste sait bien les mettre en valeur ».
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Beaucoup d'amis de Karim Bennani et de passionnés de sa peinture sont venus apprécier l'œuvre caractéristique de l'un des pionniers de l'univers plastique marocain. « Carnets de voyages » est l'intitulé choisi pour cette œuvre monumentale s'étant étalée sur une quarantaine d'années de professionnalisme, basée sur le trio indissociable : formes, couleurs et mouvement.
«Ce n'est pas une rétrospective, car celle-ci se trouve en permanence dans ma Fondation. Ici, c'est plutôt une donation que j'ai aménagée avec quelques œuvres à côté pour avoir une idée de ce qui se passe actuellement chez moi. C'est une période, parmi tant d'autres, qui est là devant vous ou un petit regard si vous voulez», explique l'artiste Karim Bennani.
En effet, pour connaître toute l'œuvre de K.Bennani, il faut faire une visite à sa Fondation pour les Arts et la Culture se trouvant à Rabat C'est l'un des rares peintres qui garde ses toiles avec une grande jalousie et ne s'en sépare que difficilement. Toutes ses œuvres sont répertoriées et possèdent une fiche technique bien complète, des années cinquante à nos jours. «Mes œuvres sont comme mes enfants, c'est toujours difficile de m'en séparer et un plaisir de les revoir». Karim B.est, aussi, un homme qui produit tous les jours et ne se lasse jamais de son atelier. Cette intense activité lui permet d'évoluer continuellement dans son travail et de satisfaire son besoin de découvrir d'autres formes picturales. Le soir du vernissage de l'exposition de Bab Rouah, il a tenu à faire une surprise à ses amis, en apportant une impressionnante sculpture dorée. « Dans mon travail, comme vous l'avez bien remarqué, il y a beaucoup de lumière, des contrastes, du relief dans un sens. Cela veut dire qu'il y a déjà eu une naissance d'un regard de sculpture, il fallait seulement qu'il se débloque. Le temps est arrivé pour le faire sortir, car dans le domaine de l'art, il ne faut jamais forcer les choses, mais les laisser venir d'elles-mêmes. Maintenant que le moment est arrivé, j'ai tout un programme de sculptures pour l'année prochaine. Ma vision pour cette pièce de sculpture est surtout culturelle.
Je la vois dans des grands organismes ou des manifestations artistiques comme le Festival International d'Asilah qui est tout à fait indiqué pour ce genre de travaux. Je veux que beaucoup de gens en profitent. C'est comme le cas des « Carnets de Voyages » pour lesquels j'ai eu beaucoup de propositions intéressantes que j'ai refusées. Je ne veux pas déchirer toute une vie artistique pour de l'argent. J'ai préféré faire cette donation pour le ministère de la Culture au profit du « Musée des Arts Contemporains de Rabat ». Je veux l'offrir au grand public et au Maroc ».
Très satisfait de ce qu'il fait, Karim Bennani ne provoque jamais les choses, mais attend qu'elles viennent vers lui «Je ne cherche pas, mais je trouve. J'attends toujours que les choses viennent vers moi. Je ne fais qu'observer, contempler et le reste se fait le plus naturellement possible. Puis, la satisfaction en soi est passagère et limitée. L'être a tendance à aller vers l'avant et faire mieux que ce qu'il a déjà fait. On ne peut pas évoluer en exerçant un travail qui nécessite une chose spécifique. Il faut que le travail soit continuel. C'est pour cela que mon œuvre n'a pas de limite.
C'est comme par exemple le cas des cadres. Je n'aime pas cadrer un tableau. Pour moi, il bloque l'espace de l'œuvre. Une œuvre doit parler d'elle-même», souligne l'artiste-peintre, Karim Bennani qui aime toutes les périodes par lesquelles il est passé, du fait qu'elles reflètent toutes une sensation de beauté. «Normalement, un artiste doit aimer tout ce qui est beau. Donc, c'est un sentiment qui ne me quitte jamais dans la vie et qui m'apporte beaucoup pour mon existence, mon esprit et mon travail, dans une moralité propre et sûre. L'art est un élément interne que nous possédons tous, mais il y a des choses qui se déclarent et d'autres qui restent enfouies en nous. L'artiste sait bien les mettre en valeur ».
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