Il y a un mois, le Premier ministre, Abbas El Fassi, a demandé à ses ministres de lui préparer pour chaque département un plan stratégique au titre de l'année 2008 et un autre sur les cinq ans à venir. C'est une première dans les annales des gouvernements au Maroc. Selon une source à la Primature, la plupart des ministres ont rendu leurs copies. Les retardataires feront de même dans les prochains jours. Les documents en question contiennent des projections respectant un timing précis, mais également les dispositions comprises dans la déclaration gouvernementale. L'objectif étant d'honorer les engagements de cette dernière et boucler la législature avec un minimum de loupés.
Grâce à ces plans stratégiques, le Premier ministre entend suivre de manière régulière les réalisations et politiques des différents départements ministériels. Il s'agit là d'une revendication que le Parlement n'a cessé de mettre en avant, sauf que la formule que les députés ont défendue diffère un peu de celle adoptée par Abbas El Fassi. En effet, les parlementaires avaient demandé à ce que l'octroi des budgets ministériels soit proportionnellement lié aux réalisations.
Un procédé qui ressemble beaucoup au principe de management par objectif en usage dans les grandes entreprises.
Ce n'est pas fini. L'objectif principal de cette nouvelle philosophie en matière de gestion gouvernementale est de provoquer une dynamique créatrice d'emplois. A la fois cheval de bataille de l'actuelle équipe El Fassi et souci majeur, la question de l'emploi reste au cœur de toutes les politiques ministérielles.
Toujours, selon la même source, le gouvernement ambitionne d'arriver à un taux moyen de croissance de 6% sur les cinq années à venir. Et d'ajouter qu'un point de croissance correspond à 300 000 emplois. Face, donc, aux critiques dont le Premier ministre et son gouvernement ont fait les frais dès sa constitution, Abbas El Fassi essaie de faire bonne figure. Mais surtout de responsabiliser sa propre équipe gouvernementale en ayant sous la main des engagements détaillés dont l'opinion publique sera informée au fur et à mesure.
Or, qui dit promesses de réalisations dit aussi "sanctions ou remarques" si elles ne sont pas respectées ou mal traduites sur le terrain. Là aussi, des mesures seront prises. Elles sont aujourd'hui au stade de réflexion. Ce qui est, en tout cas, sûr, c'est que le Premier ministre aura bientôt un tableau de bord assez clair avec des indicateurs pour une meilleure visibilité. En effet, la gestion par à-coup de la chose publique a montré ses limites et tares, d'autant plus que le monde des affaires n'accepte plus les mauvaises surprises que les Lois de finances sortent à chaque fois comme des boîtes de Pandore. Sur ce point précis, A. El Fassi a fait appel au sein de son cabinet à Mustapha Hanine, l'ex-président de la commission des Finances à la première Chambre.
Cet istiqlalien qu'on donnait pour le successeur valable de Fathallah Oualalou à la tête du ministère des Finances n'a pas gagné aux dernières législatives. Du coup, il ne pouvait, selon les nouvelles lois en la matière, prétendre au poste de ministre. Désormais au cabinet du Premier ministre, il estime qu'une nouvelle manière de travailler a été mise en place avec les compétences qu'il faut.
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Il a précisé que l'amélioration du mode d'action de ces commissions nécessite la révision du règlement intérieur du Parlement, le renforcement des cadres de leur travail et la mise à disposition des moyens logistiques nécessaires. Le responsable a ajouté que l'action des commissions parlementaires ne doit pas se limiter "à organiser le travail et à adresser des invitations aux députés et au gouvernement pour assister aux réunions".
Grâce à ces plans stratégiques, le Premier ministre entend suivre de manière régulière les réalisations et politiques des différents départements ministériels. Il s'agit là d'une revendication que le Parlement n'a cessé de mettre en avant, sauf que la formule que les députés ont défendue diffère un peu de celle adoptée par Abbas El Fassi. En effet, les parlementaires avaient demandé à ce que l'octroi des budgets ministériels soit proportionnellement lié aux réalisations.
Un procédé qui ressemble beaucoup au principe de management par objectif en usage dans les grandes entreprises.
Ce n'est pas fini. L'objectif principal de cette nouvelle philosophie en matière de gestion gouvernementale est de provoquer une dynamique créatrice d'emplois. A la fois cheval de bataille de l'actuelle équipe El Fassi et souci majeur, la question de l'emploi reste au cœur de toutes les politiques ministérielles.
Toujours, selon la même source, le gouvernement ambitionne d'arriver à un taux moyen de croissance de 6% sur les cinq années à venir. Et d'ajouter qu'un point de croissance correspond à 300 000 emplois. Face, donc, aux critiques dont le Premier ministre et son gouvernement ont fait les frais dès sa constitution, Abbas El Fassi essaie de faire bonne figure. Mais surtout de responsabiliser sa propre équipe gouvernementale en ayant sous la main des engagements détaillés dont l'opinion publique sera informée au fur et à mesure.
Or, qui dit promesses de réalisations dit aussi "sanctions ou remarques" si elles ne sont pas respectées ou mal traduites sur le terrain. Là aussi, des mesures seront prises. Elles sont aujourd'hui au stade de réflexion. Ce qui est, en tout cas, sûr, c'est que le Premier ministre aura bientôt un tableau de bord assez clair avec des indicateurs pour une meilleure visibilité. En effet, la gestion par à-coup de la chose publique a montré ses limites et tares, d'autant plus que le monde des affaires n'accepte plus les mauvaises surprises que les Lois de finances sortent à chaque fois comme des boîtes de Pandore. Sur ce point précis, A. El Fassi a fait appel au sein de son cabinet à Mustapha Hanine, l'ex-président de la commission des Finances à la première Chambre.
Cet istiqlalien qu'on donnait pour le successeur valable de Fathallah Oualalou à la tête du ministère des Finances n'a pas gagné aux dernières législatives. Du coup, il ne pouvait, selon les nouvelles lois en la matière, prétendre au poste de ministre. Désormais au cabinet du Premier ministre, il estime qu'une nouvelle manière de travailler a été mise en place avec les compétences qu'il faut.
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Le Parlement aussi
Si le gouvernement prépare ses engagements sur les cinq années à venir, le Parlement est également appelé à changer de modus operandi. Les commissions parlementaires doivent développer leurs modes d'action pour jouer un rôle plus important en matière de législation et de contrôle, a indiqué à la MAP le président de la Commission de l'Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures à la Chambre des représentants, Mohamed Moubdi.Il a précisé que l'amélioration du mode d'action de ces commissions nécessite la révision du règlement intérieur du Parlement, le renforcement des cadres de leur travail et la mise à disposition des moyens logistiques nécessaires. Le responsable a ajouté que l'action des commissions parlementaires ne doit pas se limiter "à organiser le travail et à adresser des invitations aux députés et au gouvernement pour assister aux réunions".
