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Dimanche 07 Juin 2026
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Les préparatifs pour les élections communales ont démarré

Les formations politiques semblent oublier la déception des élections législatives et pensent déjà aux communales de 2009.

Les préparatifs pour les élections communales ont démarré
Malgré les scores médiocres qu'ils ont récoltés, les petits partis se disent optimistes et s'activent pour gagner la confiance des électeurs en jouant sur la carte de la proximité. A la veille des législatives, le même optimisme était affiché de part et d'autre. Mais, le verdict des urnes s'est révélé sans merci.

Nombreux sont ceux qui n'ont pu remporter ne serait-ce qu'un seul siège au Parlement. Pourtant, les derniers de la classe continuent leur activité politique en toute sérénité, préférant plutôt jeter la responsabilité sur des facteurs extérieurs, tels que la manipulation et l'utilisation de l'argent sale. Il paraît que cette explication simpliste réconforte les responsables ou en tout cas, c'est ce qu'on préfère mettre en avant pour calmer les esprits des militants.

Nombre de dirigeants des petites formations signalent qu'ils ne comptent pas pour autant baisser les bras car en politique, rien n'est calculable attendant impatiemment le jour où ils pourraient gagner du terrain pour bannir à tout jamais l'étiquette de «petits partis». Aussi, les réunions internes se multiplient-elles pour la réorganisation des structures notamment au niveau régional où l'enjeu des élections locales est le plus ressenti. On redynamise les bureaux provinciaux et on en crée de nouveaux pour mobiliser le maximum de personnes. Certains comptent procéder à un lifting général au niveau des sections. D'autres tentent une énième restructuration en l'espace de quelques mois.

Il ne reste plus beaucoup de temps pour aborder le prochain rendez-vous avec un nouveau souffle. Les dirigeants ont toujours le même mot à la bouche : la détermination à aller de l'avant. Cependant, la volonté, à elle seule, est-elle suffisante pour concrétiser les objectifs tracés ?

Contactés par Le Matin, plusieurs chefs de file politiques misent sur les élections communales estimant que l'expérience précédente a été d'une grande utilité. A titre d'exemple, le parti du Renouveau et de l'Equité d'Achhbar a déjà tracé une nouvelle stratégie touchant plusieurs aspects : le développement des structures, l'élargissement de la base des militants et des sympathisants, la communication… «Les élections communales vont sanctionner le travail des mois à venir. Notre ambition est de rester sur la même pente ascendante. Le parti est en progression satisfaisante. Nous allons travailler pour mettre en place des mécanismes pour contrecarrer les influences néfastes telles que la corruption.», souligne Chakir Achhbar.
Mohamed Ben Hammou, président de l'initiative citoyenne pour le développement, parti créé en mars 2002, exprime moins d'enthousiasme. «On doit travailler encore.

Il faut plus de proximité avec les citoyens. On n'est pas satisfaits des résultats. Mais, nous sommes un parti jeune qui grandit doucement», dit-il. Les résultats de certains bureaux régionaux du parti ont été remis en cause. M.Benhamou préfère néanmoins positiver les choses pour appréhender les prochaines échéances avec sérénité. Pour sa part, le parti socialiste unifié est en pleins préparatifs des communales. Certes les résultats des législatives n'ont pas été à la hauteur des aspirations des dirigeants mais ces derniers continuent de réfléchir aux meilleurs moyens pour réaliser les objectifs tracés.
Le débat est lancé autour des alliances. Le parti entrera-t-il dans les élections avec la même coalition alors que les derniers scores ont été décevants ?
Rien n'est encore tranché. Mais, le chef de file du PSU Mohamed Moujahid tient à souligner que le problème ne réside pas dans les alliances mais plutôt dans l'ambiance électorale en général. En 2003, le parti a pu avoir 308 élus et ambitionne de faire mieux en 2009.

Quant à Abdellah Kadiri, secrétaire général du parti national démocrate, il ne perd pas de temps. Déjà, le PND est en quête de candidats potentiels qui peuvent gagner la confiance des électeurs. Parmi les critères retenus figurent les racines qui peuvent permettre au candidat d'être proche de la population. En 2003, le PND a enregistré 800 élus répartis sur 120 communes.
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Tâche difficile

Le champ politique marocain est éclaté. Ce n'est un secret pour personne. En dépit de tout, le nombre des partis politiques ne cesse d'augmenter même si les résultats des urnes montrent le véritable poids de ces formations.

Lors des élections législatives du 7 septembre, quelque 24 partis ont pu avoir des élus au Parlement. Cinq partis ont remporté un seul siège : Mais, on mise toujours sur les prochains rendez-vous électoraux pour légitimer l'existence de ces formations politiques. Accusés de manque de visibilité persistant, les petits partis arriveront-ils à s'imposer sur la scène politique ?
Les résultats insignifiants qu'ils ont obtenus lors des élections précédentes démontrent largement que leur tâche n'est nullement aisée.
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