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Samedi 04 Avril 2026
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Sidi Moumen, un centre urbain qui se restructure

Dans le cadre de la programmation urbaine visant la réhabilitation de la ville de Casablanca, la requalification de l'Arrondissement Sidi Moumen vient à point nommé.

Sidi Moumen, un centre urbain qui se restructure
Après un arrêt précédemment établi, le programme contient des projets d'habitat et d'autres investissements nécessaires au bon fonctionnement des équipements. Mise par la coopération de plusieurs partenaires étatiques et plusieurs ministères, cette requalification débutera par le recasement de 23.000 foyers de bidonvilles. Ces habitats insalubres sont repérés dans Douar Tomas et Skouila. Deux des plus grands et des plus anciennes concentrations de logements insalubres. Le relogement des habitants passera fait en partenariat avec le ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace.

En seconde partie, les efforts vont être réunis pour ossification d'un autre quartier de l'arrondissement. Dans ce sens, la requalification de Sidi Moumen «Lakdim» passera au-devant de la scène. Puisque tous les sentiers sont à bâtir dans cette zone, il s'agit de 230 ha à équiper en voirie. Des artères, des avenues et même des chaussées seront mises en place.

Ce projet commence parallèlement aux travaux d'entretien des routes existantes. Rappelons que ce manque d'infrastructures de base était derrière un grand nombre de difficultés et plaintes des lhabitants de la région. Ces derniers se sentaient marginalisés, du fait qu'ils étaient privés des structures de base.
Quotidiennement affrontés à des corvées inachevées, ils se voyaient des citadins qui vivaient dans des conditions semblables à celles du monde rural. Ces équipements à caractère social toucheront également tout l'environnement avoisinant, puisqu'il se transformera en une zone d'investissement indirect.
A commencer par le parc commercial. D'une superficie de 65.000 m², cette réserve de stationnement a la capacité d'abriter 4.000 places, dont 2000 mutualisées avec le stade.

L'aire géographique de cette grande infrastructure sportive et ses abords immédiats s'étendent sur une superficie d'environ 100 ha, dont 60 ha pour le fondement du stade et 40 ha pour le parc urbain. Le stade d'une capacité de l'ordre de 70.000 places, ainsi que des équipements annexes, tels que les pistes d'échauffement et les terrains d'entraînement extérieurs, qui sont nécessaires à son fonctionnement.
Dans cet ordre d'idées, la cité de l'automobile verra le jour. Elle sera située près des emprises de montage de SOMACA.

Cette localité mécanique sera une zone d'activités équipée selon les normes internationales, avec des lots modelables de 2000 m² à 4 ha permettant de répondre à la diversité de la demande.
C'est une zone logistique de services et un centre permanent de formation aux métiers de l'automobile. Par ailleurs, un autre centre avoisinant sera consacré au développement et à la recherche.

Ces industries naissantes seront le premier nœud d'un projet de développement de savoir-faire en matière de mécanismes des machines.
Cette fois, des études pour une meilleure croissance professionnelle seront au fur et à mesure fournies aux employés. Des associations sont également attendues avec des groupes universellement qualifiés et connus dans le domaine.
Certes des applications sont vitales pour ces différents projets. Leur réalisation demande certainement une volonté et des efforts.

Casablanca, cité classée moderne en comparaison avec les autres villes du Royaume, constitue un exemple d'une extension inadéquate et inconvenable et aussi d'une croissance divulguant les bonnes règles urbanistiques.
Il est à rappler que Sidi Moumen datant des années trente est un centre urbain qui a subsisté longtemps à l'agonie. Le moment est donc venu pour une relance.
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Résorption des bidonvilles

Ils sont 98.000 ménages (12% des ménages de Casablanca) à vivre dans des bidonvilles dans la région du Grand Casablanca. Un nombre qui représente la plus forte concentration de l'habitat insalubre au Maroc, soit 38% de l'ensemble des bidonvilles du Royaume. Les opérations de résorption, qui ont démarré à fin 2006, concernent 30.440 ménages (soit 31%). Près de 9.000 sont achevés, alors que le total de ces opérations ne sera prêt qu'en 2012. Le coût global des différents projets est estimé à 7 milliards de dirhams. 2,8 milliards de ce coût proviennent de la subvention de l'Etat à travers le Fonds de solidarité pour l'habitat.

Le relogement des habitants de douar Sekouila est l'un des plus importants au niveau de toute la wilaya. Il concerne une population de 6.372 ménages qui auront droit à des appartements d'une superficie de 84m2. La subvention de l'Etat se chiffre à 25.000 DH par ménage, alors que la contribution des bénéficiaires a été fixée à 35.000 DH par ménage. Le lancement du projet «Salam 1» remonte au mois de juin 2005. Il est prévu qu'en juin prochain soit achevée la première phase destinée à 1.840 ménages, mais les travaux de l'ensemble de ce projet n'arriveront à terme qu'au mois de juin 2008.

Toujours à Sidi Bernoussi, «Salam 2» porte sur le relogement des habitants du douar Thomas. Le chantier, dont le coût global est estimé à 366 MDH, a démarré en janvier dernier. Sa première tranche sera prête dans quelques mois (août 2007). Au total, ce sont 3.200 ménages qui en bénéficieront. La contribution de l'Etat ainsi que celle des ménages sont exactement similaires à celles de «Salam 1».
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