Le même nombre de médecins appartenant cette fois aux quatre CHU du Maroc, fera grève les 14 et 15 mars prochain. Cette grève aura lieu parallèlement au sit-in qui sera organisé la même date devant le siège du Ministère de la santé par 35 médecins du Syndicat indépendant des médecins du secteur public. Rappelons que cette manifestation intervient à un mois d'intervalle du sit-in organisé le mois dernier par le même syndicat. Lesdits médecins font grève pour mettre la pression sur le ministère de la Santé qui refuse toujours d'entamer un dialogue direct avec le syndicat.
La principale doléance de ce corps médical concerne donc l'équivalence du doctorat en médecine au doctorat national obtenu par les professeurs universitaires. Selon le secrétaire national du syndicat indépendant des médecins de profession publique Boubakri Mohammadine, Le ministère de la Santé invoque une fausse raison pour retarder l'ouverture du dialogue avec les professionnels. "Le ministère brandit à chaque fois le prétexte de la non représentativité du syndicat pour esquiver le dialogue. Or cet argument est irrecevable, puisque lors des élections paritaires organisées en 2003, le syndicat a récolté 50 % de voix, sachant qu'une seule centrale syndicale des quatre existantes a remporté 50%. Ce qui veut dire que nous sommes plus représentatifs que toute autre centrale ", ajoute le même responsable.
Rappelons que les médecins qui seront en grève font partie du comité administratif et de la commission nationale des médecins résidents. " Nous avons décidé de limiter le nombre de manifestants et celui des grévistes à 200 médecins seulement pour ne pas paralyser les hôpitaux et priver la population des soins ", ajoute M. Mohammadine. Mais le SIMSP menace de durcir le ton et de mettre en œuvre d'autres formes de protestation, devant de l'absence de réaction de la part du gouvernement pour problème qui date de 2004.
Boubkri précise que ce mouvement est une protestation contre "la non-satisfaction des revendications à l'origine des précédents débrayages, et contre la politique de la sourde oreille et de la porte close au dialogue que pratique le ministère de tutelle". Notons que la première revendication du syndicat porte sur l'équivalence entre les doctorats nationaux et les doctorats en médecine. Il estime en effet qu'il n'est pas juste pour un docteur comptant plusieurs années d'étude de ne pas bénéficier d'un échelon final équivalent à un doctorat d'Etat. L'Etat ne délivre actuellement aux médecins qu'un diplôme de médecine. Les médecins du secteur public exigent donc une équivalence entre leur diplôme et un doctorat d'Etat, afin de pouvoir bénéficier du même salaire que les fonctionnaires.
Le SIMSP demande également le droit de postuler à des internats, le droit de bénéficier d'une formation continue sans contrat, la révision de la formation de base, la mise en oeuvre d'un programme clair de formation permanente, des indemnités pour les visites à domicile, de résidence et de déplacement, et une promotion interne plus rapide. L'autre doléance concerne cette fois, l'intégration des médecins résidents à partir de la première année de résidanat et la comptabilisation des années d'ancienneté au cours du résidanat. " Nous considérons que c'est quand même aberrant que l'Etat intègre des médecins qui ont décroché leur doctorat dans d'autres pays dans la fonction publique avant les médecins ayant étudié au Maroc sous prétexte que l'Etat n'a pas dépensé un budget sur la première catégorie.
Nous apprenons même que ces médecins ont le droit de choisir le lieu de leur affectation contrairement à nous", affirme Rimani Abdelaziz, coordinateur national des internes et des médecins résidents. Par ailleurs, les médecins réclament des indemnités de garde et d'astreinte. Selon Boubakri Mohammadine, l'accord conclu avec le Ministère le 4 avril 2006 est inacceptable. " Le ministère propose aux chirurgiens, gynécologues et réanimateurs une indemnité de 130 DH/ 24 h. Pire encore cette somme dérisoire est appelée à baisser jusqu'à 60 DH pour les autres spécialités. Alors que ces médecins accueillent 5 à 6 patients en une seule soirée de garde " s'indigne le même responsable.
Cette somme vient donc s'ajouter au salaire modeste dont bénéficient les médecins qui ne dépasse pas 7000 Dhs pour les généralistes et 9500 Dhs pour les spécialistes. Un montant qui reste dérisoire quand on sait que leurs confrères travaillant dans le privé sont payés 2 à 3 fois plus. En effet, le salaire d'un médecin spécialiste dépasse 20.000Dhs.
Côté ministère de la Santé, c'est toujours le silence radio. Selon des sources proches du dossier, le ministre refuse toujours d'ouvrir le dialogue avec le Syndicat indépendant des médecins du secteur public car il ne reconnaît que les cinq centrales syndicales. Affaire à suivre…
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Le ministère de la Santé avait répondu à l'époque à cette grève en affirmant que les mouvements de protestation étaient "injustifiés et portaient préjudice aux patients qui viennent se faire soigner dans les hôpitaux." Le ministère de tutelle avait considéré que le nombre d'années d'étude de médecine pourrait conférer en effet aux médecins le titre de docteur d'Etat mais qu'il était impossible de répondre favorablement à cette doléance qui – une fois satisfaite- risquerait de faire des émules dans d'autres secteurs professionnels, notamment les ingénieurs.
La principale doléance de ce corps médical concerne donc l'équivalence du doctorat en médecine au doctorat national obtenu par les professeurs universitaires. Selon le secrétaire national du syndicat indépendant des médecins de profession publique Boubakri Mohammadine, Le ministère de la Santé invoque une fausse raison pour retarder l'ouverture du dialogue avec les professionnels. "Le ministère brandit à chaque fois le prétexte de la non représentativité du syndicat pour esquiver le dialogue. Or cet argument est irrecevable, puisque lors des élections paritaires organisées en 2003, le syndicat a récolté 50 % de voix, sachant qu'une seule centrale syndicale des quatre existantes a remporté 50%. Ce qui veut dire que nous sommes plus représentatifs que toute autre centrale ", ajoute le même responsable.
Rappelons que les médecins qui seront en grève font partie du comité administratif et de la commission nationale des médecins résidents. " Nous avons décidé de limiter le nombre de manifestants et celui des grévistes à 200 médecins seulement pour ne pas paralyser les hôpitaux et priver la population des soins ", ajoute M. Mohammadine. Mais le SIMSP menace de durcir le ton et de mettre en œuvre d'autres formes de protestation, devant de l'absence de réaction de la part du gouvernement pour problème qui date de 2004.
Boubkri précise que ce mouvement est une protestation contre "la non-satisfaction des revendications à l'origine des précédents débrayages, et contre la politique de la sourde oreille et de la porte close au dialogue que pratique le ministère de tutelle". Notons que la première revendication du syndicat porte sur l'équivalence entre les doctorats nationaux et les doctorats en médecine. Il estime en effet qu'il n'est pas juste pour un docteur comptant plusieurs années d'étude de ne pas bénéficier d'un échelon final équivalent à un doctorat d'Etat. L'Etat ne délivre actuellement aux médecins qu'un diplôme de médecine. Les médecins du secteur public exigent donc une équivalence entre leur diplôme et un doctorat d'Etat, afin de pouvoir bénéficier du même salaire que les fonctionnaires.
Le SIMSP demande également le droit de postuler à des internats, le droit de bénéficier d'une formation continue sans contrat, la révision de la formation de base, la mise en oeuvre d'un programme clair de formation permanente, des indemnités pour les visites à domicile, de résidence et de déplacement, et une promotion interne plus rapide. L'autre doléance concerne cette fois, l'intégration des médecins résidents à partir de la première année de résidanat et la comptabilisation des années d'ancienneté au cours du résidanat. " Nous considérons que c'est quand même aberrant que l'Etat intègre des médecins qui ont décroché leur doctorat dans d'autres pays dans la fonction publique avant les médecins ayant étudié au Maroc sous prétexte que l'Etat n'a pas dépensé un budget sur la première catégorie.
Nous apprenons même que ces médecins ont le droit de choisir le lieu de leur affectation contrairement à nous", affirme Rimani Abdelaziz, coordinateur national des internes et des médecins résidents. Par ailleurs, les médecins réclament des indemnités de garde et d'astreinte. Selon Boubakri Mohammadine, l'accord conclu avec le Ministère le 4 avril 2006 est inacceptable. " Le ministère propose aux chirurgiens, gynécologues et réanimateurs une indemnité de 130 DH/ 24 h. Pire encore cette somme dérisoire est appelée à baisser jusqu'à 60 DH pour les autres spécialités. Alors que ces médecins accueillent 5 à 6 patients en une seule soirée de garde " s'indigne le même responsable.
Cette somme vient donc s'ajouter au salaire modeste dont bénéficient les médecins qui ne dépasse pas 7000 Dhs pour les généralistes et 9500 Dhs pour les spécialistes. Un montant qui reste dérisoire quand on sait que leurs confrères travaillant dans le privé sont payés 2 à 3 fois plus. En effet, le salaire d'un médecin spécialiste dépasse 20.000Dhs.
Côté ministère de la Santé, c'est toujours le silence radio. Selon des sources proches du dossier, le ministre refuse toujours d'ouvrir le dialogue avec le Syndicat indépendant des médecins du secteur public car il ne reconnaît que les cinq centrales syndicales. Affaire à suivre…
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Série de débrayages
Il est important de rappeler que cette grève n'est pas la première du genre, le dernier mouvement de protestation date du mois de mai dernier. Le Syndicat indépendant des médecins du secteur public avait organisé une grève générale dans les hôpitaux publics. Ce mouvement avait concerné les médecins, mais également les infirmiers, soit près de 86 % des personnels syndiqués.Le ministère de la Santé avait répondu à l'époque à cette grève en affirmant que les mouvements de protestation étaient "injustifiés et portaient préjudice aux patients qui viennent se faire soigner dans les hôpitaux." Le ministère de tutelle avait considéré que le nombre d'années d'étude de médecine pourrait conférer en effet aux médecins le titre de docteur d'Etat mais qu'il était impossible de répondre favorablement à cette doléance qui – une fois satisfaite- risquerait de faire des émules dans d'autres secteurs professionnels, notamment les ingénieurs.
