Nous avons pris attache avec le président délégué de la Fédération royale marocaine des sports équestres (FRMSE), qui nous a accordé cet entretien.
Le Matin : Pourriez-vous nous dresser un bilan succinct de l'action de la FRMSE qui célèbre cette année son 50e anniversaire ?
Abdelhak Barakat : Le bilan de 50 ans d'existence de la Fédération royale marocaine des sports équestres est très riche. La FRMSE a contribué dans une large mesure à la promotion et au développement de l'équitation nationale. Elle a fait des efforts louables au niveau de l'organisation des clubs qui sont au nombre de 35 et qui bénéficient tous de l'appui de la Fédération sur tous les plans. Il y a lieu de signaler, à cet égard, la création en 1995 de l'Association royale marocaine du cheval et de selle, qui est d'ailleurs membre de la World Breeding Federation For sports Horses dont le siège est au Danemark. La seule à être reconnue par la FRMSE, cette association œuvre pour la promotion des chevaux, de même qu'elle aide et conseille les éleveurs, les cavaliers et les propriétaires. Cela étant, je trouve que la qualité des compétitions et des concours organisés régulièrement montre bien l'ampleur du travail qui a été effectué depuis des années. La Semaine du cheval qui en est à sa 23e édition est une preuve de réussite incontestable. C'est une manifestation qui réunit l'ensemble des cavaliers du Royaume qui peuvent concourir dans des conditions qui répondent aux standards internationaux. La FRMSE contribue aussi à la vulgarisation des sports équestres. Regardez l'engouement des milliers de visiteurs qui assistent aux compétitions. La Fédération a rapproché ces sports du grand public. Il ne faut pas oublier l'effort colossal fourni au niveau de l'unité d'élevage des chevaux de Sidi Berni créée à l'initiative de S.A.R. la Princesse Lalla Amina. Cette unité produit à la fois les chevaux entrainés aux sauts d'obstacles et ceux destinés à la Tbourida. En parlant justement de Tbourida, la FRMSE a contribué, à travers l'instauration du Trophée Hassan II des arts équestres traditionnels, à la préservation d'un patrimoine culturel séculaire. Mieux encore, ces arts jouissent désormais d'un rayonnement à l'échelle nationale et internationale. Donc, je pense que le bilan de la FRMSE est très satisfaisant. Il va sans dire que c'est grâce à la Haute sollicitude de S.M. le Roi Mohammed VI que Dieu l'assiste ainsi qu'à l'implication et à l'engagement personnel de S.A.R. la Princesse Lalla Amina que nous avons pu réaliser tout cela.
Comment se présente cette année la 23e édition de la Semaine du cheval ?
A l'instar des années passées, nous avons placé le cheval au centre de nos préoccupations. Nous avons modernisé les équipements des écuries et introduit de nouvelles commodités dans le but d'assurer le bien-être des chevaux. Il y a lieu de signaler aussi la mise en place de dépendances sanitaires au profit des chevaux et des cavaliers participant au Trophée Hassan II des arts équestres traditionnels. Toujours dans le même souci, une clinique privée a été ouverte et pas moins de cinq vétérinaires à plein temps, appartenant à diverses unités militaires ainsi qu'au secteur privé, veillent sur la santé des montures. Côté compétition, comme tout le monde a pu le constater, les concours se sont déroulés dans des conditions idéales. L'organisation a été impeccable et l'ensemble des cavaliers et des clubs participants vous le confirmeront. Quant au niveau des cavaliers, je trouve qu'il a beaucoup évolué, notamment les jeunes et les minimes qui s'améliorent d'année en année. Je puis dire que dans l'avenir, ils seront des cavaliers de haut niveau qui vont représenter le Maroc dignement dans les compétitions internationales au même titre que leurs aînés. D'ailleurs, je voudrais préciser que nous accordons une importance particulière aux minimes en les préparant minutieusement aux compétitions. Nous voulons ainsi rajeunir l'équipe nationale et avoir des cavaliers accomplis dès l'âge de 17 -18 ans.
Telle est la nouvelle politique de la Fédération.
A part cela, quels sont vos projets à court terme ?
Suite à la réunion technique organisée sous la houlette de S.A.R. la Princesse Lalla Amina, nous comptons, dans un premier temps, organiser une tournée au profit de nos cavaliers seniors en Espagne. Celle-ci entre dans le cadre des préparatifs aux Jeux méditerranéens qui auront lieu en 2009. Il y aura par la suite d'autres stages de perfectionnement et de concentration en Europe avec participation à des concours 3 et 4 étoiles, c'est-à-dire des concours très sérieux. Les cavaliers marocains vont pouvoir se mesurer à leurs homologues italiens, espagnols et français afin de mieux préparer les Jeux méditerranéens. Dans le cadre des mêmes efforts, nous allons acquérir des chevaux de pointure internationale afin de doter nos cavaliers de montures de haut niveau. Par ailleurs, compte tenu de l'engouement constaté pour l'achat de chevaux notamment les poneys, la Fédération a jugé utile de mettre en place une commission comprenant un vétérinaire et un essayeur afin de conseiller les gens dans le choix des poneys. De même, nous entendons agir en étroite collaboration avec le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime pour encourager le secteur privé à investir dans ce domaine afin de répondre à la demande croissante. Cela dit, la Fédération entend continuer à soutenir et superviser les 35 clubs équestres du Royaume dont le but de les aider à se doter des moyens nécessaires à la formation de cavaliers professionnels. Là, je voudrais insister sur une chose : Même les régions les plus reculées et qui ne disposent pas de clubs peuvent désormais organiser des concours grâce à l'appui logistique de la Fédération qui met à la disposition des organisateurs des jeux d'obstacles et des box démontables. Sur un autre registre, une importance accrue est accordée à la première école de Tbourida réservée aux catégories seniors et jeunes cavaliers et cavalières. Cette école est animée par des instructeurs qui ont marqué par leur talent et leur savoir-faire la scène nationale des arts équestres traditionnels. Je vous rappelle que cette école comprend également des ateliers réservés à la confection des habits des cavaliers et à l'harnachement des chevaux.
Tbourida attire un public de plus en plus nombreux. Comment expliquez-vous cela ?
Effectivement, au fil des années, de plus en plus de cavaliers prennent part au championnat du Maroc des arts équestres traditionnels. Cette année encore, les 16 régions du Royaume sont représentées par leurs meilleurs cavaliers (hommes, femmes et jeunes). Les Marocains sont très attachés à leur culture et à leurs valeurs qui font leur identité. Ils aiment voir des compétitions inspirées de leur histoire et de leur civilisation. C'est la raison pour laquelle toutes les dispositions ont été prises pour que les compétitions se déroulent dans les meilleures conditions et pour que le public puisse admirer les beaux spectacles de Tbourida dans un cadre agréable. De même, nous avons fait en sorte pour que les 600 participants puissent avoir un séjour confortable à Dar Essalam. Comme d'habitude une attention particulière est accordée à l'harnachement des chevaux. Il s'agit de préserver un art et un patrimoine ancestral ancré dans la tradition marocaine.
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Le Matin : Pourriez-vous nous dresser un bilan succinct de l'action de la FRMSE qui célèbre cette année son 50e anniversaire ?
Abdelhak Barakat : Le bilan de 50 ans d'existence de la Fédération royale marocaine des sports équestres est très riche. La FRMSE a contribué dans une large mesure à la promotion et au développement de l'équitation nationale. Elle a fait des efforts louables au niveau de l'organisation des clubs qui sont au nombre de 35 et qui bénéficient tous de l'appui de la Fédération sur tous les plans. Il y a lieu de signaler, à cet égard, la création en 1995 de l'Association royale marocaine du cheval et de selle, qui est d'ailleurs membre de la World Breeding Federation For sports Horses dont le siège est au Danemark. La seule à être reconnue par la FRMSE, cette association œuvre pour la promotion des chevaux, de même qu'elle aide et conseille les éleveurs, les cavaliers et les propriétaires. Cela étant, je trouve que la qualité des compétitions et des concours organisés régulièrement montre bien l'ampleur du travail qui a été effectué depuis des années. La Semaine du cheval qui en est à sa 23e édition est une preuve de réussite incontestable. C'est une manifestation qui réunit l'ensemble des cavaliers du Royaume qui peuvent concourir dans des conditions qui répondent aux standards internationaux. La FRMSE contribue aussi à la vulgarisation des sports équestres. Regardez l'engouement des milliers de visiteurs qui assistent aux compétitions. La Fédération a rapproché ces sports du grand public. Il ne faut pas oublier l'effort colossal fourni au niveau de l'unité d'élevage des chevaux de Sidi Berni créée à l'initiative de S.A.R. la Princesse Lalla Amina. Cette unité produit à la fois les chevaux entrainés aux sauts d'obstacles et ceux destinés à la Tbourida. En parlant justement de Tbourida, la FRMSE a contribué, à travers l'instauration du Trophée Hassan II des arts équestres traditionnels, à la préservation d'un patrimoine culturel séculaire. Mieux encore, ces arts jouissent désormais d'un rayonnement à l'échelle nationale et internationale. Donc, je pense que le bilan de la FRMSE est très satisfaisant. Il va sans dire que c'est grâce à la Haute sollicitude de S.M. le Roi Mohammed VI que Dieu l'assiste ainsi qu'à l'implication et à l'engagement personnel de S.A.R. la Princesse Lalla Amina que nous avons pu réaliser tout cela.
Comment se présente cette année la 23e édition de la Semaine du cheval ?
A l'instar des années passées, nous avons placé le cheval au centre de nos préoccupations. Nous avons modernisé les équipements des écuries et introduit de nouvelles commodités dans le but d'assurer le bien-être des chevaux. Il y a lieu de signaler aussi la mise en place de dépendances sanitaires au profit des chevaux et des cavaliers participant au Trophée Hassan II des arts équestres traditionnels. Toujours dans le même souci, une clinique privée a été ouverte et pas moins de cinq vétérinaires à plein temps, appartenant à diverses unités militaires ainsi qu'au secteur privé, veillent sur la santé des montures. Côté compétition, comme tout le monde a pu le constater, les concours se sont déroulés dans des conditions idéales. L'organisation a été impeccable et l'ensemble des cavaliers et des clubs participants vous le confirmeront. Quant au niveau des cavaliers, je trouve qu'il a beaucoup évolué, notamment les jeunes et les minimes qui s'améliorent d'année en année. Je puis dire que dans l'avenir, ils seront des cavaliers de haut niveau qui vont représenter le Maroc dignement dans les compétitions internationales au même titre que leurs aînés. D'ailleurs, je voudrais préciser que nous accordons une importance particulière aux minimes en les préparant minutieusement aux compétitions. Nous voulons ainsi rajeunir l'équipe nationale et avoir des cavaliers accomplis dès l'âge de 17 -18 ans.
Telle est la nouvelle politique de la Fédération.
A part cela, quels sont vos projets à court terme ?
Suite à la réunion technique organisée sous la houlette de S.A.R. la Princesse Lalla Amina, nous comptons, dans un premier temps, organiser une tournée au profit de nos cavaliers seniors en Espagne. Celle-ci entre dans le cadre des préparatifs aux Jeux méditerranéens qui auront lieu en 2009. Il y aura par la suite d'autres stages de perfectionnement et de concentration en Europe avec participation à des concours 3 et 4 étoiles, c'est-à-dire des concours très sérieux. Les cavaliers marocains vont pouvoir se mesurer à leurs homologues italiens, espagnols et français afin de mieux préparer les Jeux méditerranéens. Dans le cadre des mêmes efforts, nous allons acquérir des chevaux de pointure internationale afin de doter nos cavaliers de montures de haut niveau. Par ailleurs, compte tenu de l'engouement constaté pour l'achat de chevaux notamment les poneys, la Fédération a jugé utile de mettre en place une commission comprenant un vétérinaire et un essayeur afin de conseiller les gens dans le choix des poneys. De même, nous entendons agir en étroite collaboration avec le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime pour encourager le secteur privé à investir dans ce domaine afin de répondre à la demande croissante. Cela dit, la Fédération entend continuer à soutenir et superviser les 35 clubs équestres du Royaume dont le but de les aider à se doter des moyens nécessaires à la formation de cavaliers professionnels. Là, je voudrais insister sur une chose : Même les régions les plus reculées et qui ne disposent pas de clubs peuvent désormais organiser des concours grâce à l'appui logistique de la Fédération qui met à la disposition des organisateurs des jeux d'obstacles et des box démontables. Sur un autre registre, une importance accrue est accordée à la première école de Tbourida réservée aux catégories seniors et jeunes cavaliers et cavalières. Cette école est animée par des instructeurs qui ont marqué par leur talent et leur savoir-faire la scène nationale des arts équestres traditionnels. Je vous rappelle que cette école comprend également des ateliers réservés à la confection des habits des cavaliers et à l'harnachement des chevaux.
Tbourida attire un public de plus en plus nombreux. Comment expliquez-vous cela ?
Effectivement, au fil des années, de plus en plus de cavaliers prennent part au championnat du Maroc des arts équestres traditionnels. Cette année encore, les 16 régions du Royaume sont représentées par leurs meilleurs cavaliers (hommes, femmes et jeunes). Les Marocains sont très attachés à leur culture et à leurs valeurs qui font leur identité. Ils aiment voir des compétitions inspirées de leur histoire et de leur civilisation. C'est la raison pour laquelle toutes les dispositions ont été prises pour que les compétitions se déroulent dans les meilleures conditions et pour que le public puisse admirer les beaux spectacles de Tbourida dans un cadre agréable. De même, nous avons fait en sorte pour que les 600 participants puissent avoir un séjour confortable à Dar Essalam. Comme d'habitude une attention particulière est accordée à l'harnachement des chevaux. Il s'agit de préserver un art et un patrimoine ancestral ancré dans la tradition marocaine.
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