Incapable de reconnaître son erreur, s'il en est, ni de prendre une décision politique à même de clarifier les choses, il se dérobe. Inscrite dans la Loi de finances 2008, cette hausse de TVA qui s'est répercutée sur 80 000 consommateurs, est irrévocable du moins jusqu'à la prochaine Loi de finances, celle de 2009. Le Premier ministre ne peut en aucun cas, par le biais d'un décret ou autre, amender une disposition votée par le Parlement, sauf s'il s'agissait d'une urgence à caractère national.
En attendant, les sociétés de leasing craignent pour leurs chiffres d'affaires dans la mesure où la clientèle est, désormais, découragée par cette hausse. Car, faut-il le réexpliquer, la TVA est récupérable, en amont, par les sociétés qui la collecte en aval pour le compte de l'Etat. Mais, au bout du compte, c'est le consommateur qui trinque. Contacté par Le Matin, Khalid Hariri, vice-président (USFP) de la commission des Finances, estime que le sujet doit être abordé à travers deux aspects : technique et politique. Et c'est au niveau de ce dernier que les choses bloquent.
Car, selon notre source, les sociétés de LOA ont proposé une sortie de crise, mais attendent toujours le feu vert du gouvernement. Elle consiste à maintenir les mensualités à leur niveau initial avant la hausse de TVA et d'ajouter 2 jusqu'à 4 mensualités à la fin de l'année en guise de compensation.C'est une manière, plus ou moins diplomatique, de pousser le gouvernement à revenir à 10% de TVA dans la Loi de finances 2009.
Le non-dit dans l'histoire, selon certains responsables, serait que l'Etat en doublant la TVA sur la LOA voudrait se débarrasser indirectement de ses arriérés vis-à-vis des sociétés de leasing. D'aucuns les évaluent à plus de 700 millions de DH. Si tel est le cas, le débat ne fait que commencer sur la composante fiscale du pouvoir d'achat qui s'amenuise principalement chez une certaine classe moyenne qui doit payer, à son insu, à la place de l'Etat.
En attendant, les sociétés de leasing craignent pour leurs chiffres d'affaires dans la mesure où la clientèle est, désormais, découragée par cette hausse. Car, faut-il le réexpliquer, la TVA est récupérable, en amont, par les sociétés qui la collecte en aval pour le compte de l'Etat. Mais, au bout du compte, c'est le consommateur qui trinque. Contacté par Le Matin, Khalid Hariri, vice-président (USFP) de la commission des Finances, estime que le sujet doit être abordé à travers deux aspects : technique et politique. Et c'est au niveau de ce dernier que les choses bloquent.
Car, selon notre source, les sociétés de LOA ont proposé une sortie de crise, mais attendent toujours le feu vert du gouvernement. Elle consiste à maintenir les mensualités à leur niveau initial avant la hausse de TVA et d'ajouter 2 jusqu'à 4 mensualités à la fin de l'année en guise de compensation.C'est une manière, plus ou moins diplomatique, de pousser le gouvernement à revenir à 10% de TVA dans la Loi de finances 2009.
Le non-dit dans l'histoire, selon certains responsables, serait que l'Etat en doublant la TVA sur la LOA voudrait se débarrasser indirectement de ses arriérés vis-à-vis des sociétés de leasing. D'aucuns les évaluent à plus de 700 millions de DH. Si tel est le cas, le débat ne fait que commencer sur la composante fiscale du pouvoir d'achat qui s'amenuise principalement chez une certaine classe moyenne qui doit payer, à son insu, à la place de l'Etat.
