Situé à mi-chemin entre Rabat et Salé, le complexe artisanal Al Walja est une destination privilégiée des amateurs d'objets d'art originaux et de haute qualité. Des dizaines d'artisans et d'apprentis se sont installés depuis plusieurs années dans cet espace. Des échoppes plus ou moins spacieuses leur servent à la fois d'ateliers et de boutiques pour étaler leur marchandise.
De nos jours, le complexe regorge d'une grande variété de produits d'artisanat : poteries multicolores, mobilier en fer forgé, sacs et babouches en cuir… de quoi émerveiller vraiment les yeux des visiteurs. Mais depuis un certain temps, le complexe Al Walja n'est plus ce qu'il était. La récession du marché de l'artisanat a frappé de plein fouet cet endroit qui constituait jadis la fierté de la ville de Salé. Le visiteur qui ne s'est pas rendu depuis longtemps dans ce centre le reconnaîtra à peine. A l'entrée, un silence de cimetière plane sur le lieu.
Parmi les nombreuses échoppes qui bordent le vaste espace du centre, il y a seulement trois ou quatre ouvertes, débordant de poteries de diverses formes et couleurs. Au chevet de leurs boutiques, les « Mâalems » sont assis à bavarder autour d'une tasse de thé, il n'y a nulle trace de clients. En interrogeant un marchand sur ces nombreuses échoppes fermées, la réponse ne se fait pas attendre : « Il ne reste plus rien à faire ici, la marchandise est stockée comme vous voyez et ne trouve pas d'acheteur », déplore-t-il. Et d'ajouter que « la plupart des artisans préfèrent passer ces jours de fête près de leurs familles.
D'ailleurs, pourquoi travailleront-ils ? Ils savent pertinemment que le marché est en récession et que trouver des clients en ces temps-là serait comme chercher une aiguille dans une botte de foin». Face à cette situation, plusieurs marchands ont rabaissé les prix de leurs produits dans l'espoir d'attirer la clientèle, mais en vain. « Croyez-moi, ce n'est pas le prix qui rebute les clients », nous assure un artisan spécialisé dans la fabrication des jarres. «Jadis, surtout dans les années 90, les produits artisanaux coûtaient très cher et pourtant les gens se ruaient sur eux et nos boutiques ne désemplissaient pas. Aujourd'hui, les prix ont baissé de moitié mais les acheteurs se font de plus en plus rares », précise-t-il.
Dans ce contexte de crise mondiale, conjugué à l'essor de l'industrie moderne qui a coupé l'herbe sous les pieds de l'artisanat, le secteur a très peu d'attrait aussi bien pour les Marocains que pour les touristes étrangers. Selon plusieurs artisans, ces derniers ne mettent plus les pieds dans le centre depuis belle lurette.
«Aujourd'hui, notre commerce se fait à 100% avec les Marocains.
Si on comptait sur les touristes pour booster les ventes, on aurait déclaré faillite depuis longtemps », ricane un marchand. Sur la question de la rentabilité de son métier, celui-ci ne tarit pas : « l'artisanat est un métier peu rentable. En termes de revenu, le Mâalem se situe sur un pied d'égalité avec ses apprentis. Pis encore, parfois le profit que réalise le Mâalem s'évapore après le paiement des apprentis qui sont en général au nombre de 4 ou 5 et il ne lui reste aucun sou. Autrefois, on se rabattait sur les crédits pour pouvoir s'approvisionner en matières premières, mais aujourd'hui, les banques exigent des cautions », explique-t-il.
En 2008, et dans le cadre de la même stratégie 2015, le secrétariat d'Etat chargé de l'Artisanat a dispensé en 35 séminaires des formations continues au profit de 716 artisans venus de 15 villes du Royaume.
De nos jours, le complexe regorge d'une grande variété de produits d'artisanat : poteries multicolores, mobilier en fer forgé, sacs et babouches en cuir… de quoi émerveiller vraiment les yeux des visiteurs. Mais depuis un certain temps, le complexe Al Walja n'est plus ce qu'il était. La récession du marché de l'artisanat a frappé de plein fouet cet endroit qui constituait jadis la fierté de la ville de Salé. Le visiteur qui ne s'est pas rendu depuis longtemps dans ce centre le reconnaîtra à peine. A l'entrée, un silence de cimetière plane sur le lieu.
Parmi les nombreuses échoppes qui bordent le vaste espace du centre, il y a seulement trois ou quatre ouvertes, débordant de poteries de diverses formes et couleurs. Au chevet de leurs boutiques, les « Mâalems » sont assis à bavarder autour d'une tasse de thé, il n'y a nulle trace de clients. En interrogeant un marchand sur ces nombreuses échoppes fermées, la réponse ne se fait pas attendre : « Il ne reste plus rien à faire ici, la marchandise est stockée comme vous voyez et ne trouve pas d'acheteur », déplore-t-il. Et d'ajouter que « la plupart des artisans préfèrent passer ces jours de fête près de leurs familles.
D'ailleurs, pourquoi travailleront-ils ? Ils savent pertinemment que le marché est en récession et que trouver des clients en ces temps-là serait comme chercher une aiguille dans une botte de foin». Face à cette situation, plusieurs marchands ont rabaissé les prix de leurs produits dans l'espoir d'attirer la clientèle, mais en vain. « Croyez-moi, ce n'est pas le prix qui rebute les clients », nous assure un artisan spécialisé dans la fabrication des jarres. «Jadis, surtout dans les années 90, les produits artisanaux coûtaient très cher et pourtant les gens se ruaient sur eux et nos boutiques ne désemplissaient pas. Aujourd'hui, les prix ont baissé de moitié mais les acheteurs se font de plus en plus rares », précise-t-il.
Dans ce contexte de crise mondiale, conjugué à l'essor de l'industrie moderne qui a coupé l'herbe sous les pieds de l'artisanat, le secteur a très peu d'attrait aussi bien pour les Marocains que pour les touristes étrangers. Selon plusieurs artisans, ces derniers ne mettent plus les pieds dans le centre depuis belle lurette.
«Aujourd'hui, notre commerce se fait à 100% avec les Marocains.
Si on comptait sur les touristes pour booster les ventes, on aurait déclaré faillite depuis longtemps », ricane un marchand. Sur la question de la rentabilité de son métier, celui-ci ne tarit pas : « l'artisanat est un métier peu rentable. En termes de revenu, le Mâalem se situe sur un pied d'égalité avec ses apprentis. Pis encore, parfois le profit que réalise le Mâalem s'évapore après le paiement des apprentis qui sont en général au nombre de 4 ou 5 et il ne lui reste aucun sou. Autrefois, on se rabattait sur les crédits pour pouvoir s'approvisionner en matières premières, mais aujourd'hui, les banques exigent des cautions », explique-t-il.
Des mesures pour relancer l'artisanat
Pour sortir le secteur de l'artisanat de sa léthargie, le ministère du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Economie sociale avait lancé en 2006 un appel d'offres pour désigner les entreprises chargées de développer le secteur et ce, dans le cadre d'un contrat programme qui s'inscrit dans la Vision 2015. En 2007, sept entreprises ont été retenues avec lesquelles le ministère a signé des conventions de partenariat, avec des objectifs chiffrés : atteindre, sur 5 ans, un chiffre d'affaires global de 24 milliards de dirhams, contre un investissement en infrastructure de 80 millions de dirhams, et créer 117.500 emplois à l'horizon de 2015.En 2008, et dans le cadre de la même stratégie 2015, le secrétariat d'Etat chargé de l'Artisanat a dispensé en 35 séminaires des formations continues au profit de 716 artisans venus de 15 villes du Royaume.
