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Jeudi 25 Juin 2026
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Représentant commercial : métier et aventure

Activité présente dans toutes les villes marocaines, la profession de représentant commercial s'avère un métier ayant des traits distinctifs dans la mégalopole, et ce «vu qu'elle est le berceau producteur de plus d'un genre de marchandises.

Représentant commercial : métier et aventure
Ce sont donc des milliers d'articles qui circulent chaque jour entre grossistes et commerçants pour enfin arriver entre les mains des particuliers. La pièce charnière qui fait le lien entre les deux opérateurs demeure, dans la plupart du temps, les représentants commerciaux. ''A travers mon expérience, je peux assurer que leur situation à Casablanca est loin d'être satisfaisante'' , affirme Akulina, une Russe établie dans la métropole depuis 10 ans. Cette dame, qui tient une boutique d'articles pour femmes à Bourgogne, raconte son expérience avec les représentants commerciaux. Elle dit qu'en comparaison avec ce qui se passait, par exemple, à Marseille, ville ou elle a longtemps vécu et travaillé, «les conditions de travail de ces jeunes employés souffrent de l'anarchie. Ils sont confrontés aux aléas du marché, leurs rémunérations ''dodelinent entre des bas et des hauts''». En effet, ce métier constitue un gagne-pain pour plusieurs jeunes Casablancais, ayant tous genres de formations et pas uniquement les spécialités ''commerce'' ou ''relation clientèle''.

Rencontrés à Maârif, à Derb Omar ou dans de chics boutiques de Bourgogne, ces vendeurs connus pour être de bons parleurs, confessent les détails d'un quotidien fait de négociations, de discussions et de promesses de ventes. «Mon salaire dépend du nombre des opérations réussies que j'effectue. A la fin de la semaine, je dois au minimum parvenir à faire une commande de mille DH. Pour chaque vente, je reçois 2% comme commission. Le cumul de ces pourcentages constitue mon rémunération mensuelle», souligne Souad avec un ton calme, un sourire collé à ses lèvres et qui contraste avec une colère qui se lit dans ses yeux. Cette jeune mère, âgé de 27 ans, bachelière, travaille pour une entreprise de l'import-export établie à Maârif. Elle se rend dans les quatre coins de Casablanca pour présenter des échantillons de jeans, robes, pantalons pour hommes.

«En plus que nous sommes astreints à des horaires, la plupart des représentants commerciaux que je connais n'ont pas de moyens pour se déplacer. Ainsi, on doit gérer le stress de trouver un taxi, d'arriver à temps et surtout de bien convaincre le client. Même si ce dernier point est parfois difficile à réaliser, voire impossible, car parfois la marchandise coûte cher». L'entreprise pour laquelle travaille la jeune mère importe ses produits de la Chine. «Détail et information qui font parfois défaut à la réussite de mes ventes: les gens ont de moins en moins confiance dans tout ce qui est Made in China. La plupart des commerçants de vêtements à Casablanca, s'ils n'ont pas leurs propres usines, ils importent leurs produits des pays de l'Union européen». Contrairement à Souad, Mohamed, 24 ans, natif de ''Riche'', semble plus réjoui du métier: «J'ai un salaire fixe de deux mille DH et souvent, mon patron me rembourse les frais de déplacement. C'est moi qui prends en charge la lourde tâche de présenter et de vendre les produits, le patron ne fait qu'encaisser de l'argent...
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Ce que dit la loi

D'après les témoignages, et en l'absence de contrat de travail, dans la majorité des cas consultés, le métier de représentant commercial dans la capitale économique sombre dans l'improvisation. Or pour lutter contre cette situation qui a, sans doute, des conséquences économiques et sociales, ces entreprises ont à relire et ressaisir le code de la loi renouvelé en 2004 par un dahir datant du 11 septembre 2003, «Considérant que l'entreprise moderne constitue une cellule économique et sociale jouissant du droit de la propriété privée et tenue au respect des personnes qui y travaillent et à la garantie de leurs droits individuels et collectifs, et qu'elle œuvre à la réalisation du progrès social et économique, participant ainsi à la création de richesse nationale, et par conséquent, de nouveaux postes d'emploi.

Conscient des bienfaits de l'écoute, de la concertation et du dialogue en ce qui concerne la modernisation de l'espace des relations sociales au sein de l'entreprise et dans le domaine du travail, ce qui nécessite l'adoption de nouveaux moyens de communication entre les partenaires économiques et sociaux prenant en considération les contraintes dont souffre l'entreprise en ce qui concerne les législations comparées et les exigences de compétitivité, et ce pour servir l'investissement et la production afin de parvenir à une économie forte et capable de concurrence et de faire face aux défis de la mondialisation et d'accompagner la mise à niveau économique et sociale».
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