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Drôle de danse !

Un spectacle époustouflant présenté par de très jeunes danseuses et danseurs.

Drôle de danse !
Tandis que ces artistes se préparent, partout des petits enfants accompagnés de leurs familles courent dans les allées de la salle. Père et mère guettent l'apparition sur scène de leur fille ou garçon qui s'apprêtent à leur offrir un show magique, riche en couleurs, en musique et de surcroît porteur d'un message philosophique. Ce spectacle d'expression de danse alliant théâtre et musique débute par l'apparition d'une immense bulle en mouvement, qui s'avère être une grande goutte d'eau. « La première partie du spectacle intitulée l'aube fait les louanges à la goutte d'eau qui signifie la vie. A partir de ce stade, naîtront des insectes qui se transforment en serpents, tigres, singes. Ces animaux qui cherchent un contact vont se toucher, parler, se bagarrer et ensuite se réunir pour s'aimer », explique Said El Ouardi, chorégraphe et chef de la division de musique et des arts chorégraphiques au ministère de la Culture qui dans le cadre de la Fête de la musique présente dimanche 21 juin à 18h 30 à la salle Bahnini à Rabat son spectacle « Drôle de danse!».

Mais l'amour des uns envers les autres ne dure qu'un moment, puisque cette sociabilité disparaît avec la dégradation de notre civilisation dans laquelle, les gens ne sont plus sensibles au malheur d'autrui. « Ce désenchantement est illustré, par exemple, par cette fille qui cherche son amant et qui ne trouve sur son chemin que des robots », souligne M. El Ouardi. Le message a-t-il été bien reçu par le public ? Selon cet artiste, ce spectacle est toujours en construction et va encore évoluer. D'après lui, l'objectif est de laisser les élèves danser et s'exprimer davantage pour voir après le changement à l'exemple du grand chorégraphe français Maurice Béjart (1927-2007) lorsqu'il avait monté le ballet « Le sacre du Printemps ». Un spectacle sur lequel il a travaillé des années avec plusieurs acteurs et musiques pour arriver à présenter le spectacle souhaité. Si ce ballet fut aussi l'un des plus grands scandales artistiques du XXe siècle, car la partition d'Igor Stravinski (1882-1971) et la chorégraphie de Nijinski (1889-1950), dans leur énergie brute, choquèrent tous les esprits surtout à Paris, par son impression de chaos et sa rupture avec les critères artistiques conventionnels, il en est de même pour la danse qui aujourd'hui encore reste mal perçue dans notre pays.

Cet art noble continue d'être considéré dans les familles traditionnelles ou les petites villes comme une chose vulgaire proposée par des « chikhates », ces danseuses de cabarets. En revanche, dans les milieux aisés, la danse classique est considérée comme une chose de prestige réservée seulement aux filles. «Je pratiquais la danse, mais je disais à ma famille que je faisais le théâtre et le chant classique. Et quand on quittait le conservatoire, on avait honte», ajoute M. El Ouardi. Ce responsable, reconnaît qu'il n'existe plus dans notre pays de danse classique, mais seulement de l'initiation. Car pour faire de la danse classique, il est demandé à tout élève de s'investir six à huit heures quotidiennement. Or notre système actuel ne propose que deux heures par semaine dans le cadre des cours enseignés par les différents conservatoires de danse et de musique ou dans des studios privés. Pour remédier à cette situation, il faut encourager les arts chorégraphiques (danse classique, jazz, tango, salsa, etc.). Le ministère de la Culture devrait accorder des subventions à la danse comme il le fait aujourd'hui pour la musique.
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Un vertuose du violon

Dans le cadre de la fête de la musique, l'orchestre philharmonique du Maroc sous la direction de Benoît Girault propose dimanche 21 juin à 20 h, un concert exceptionnel et gratuit en plein air avec le vertuose du violon Gilles Apap à la place Moulay El Hassan (ex-Pietri) à Rabat. Ce musicien qui arpente les plus grandes scènes du monde, laissant toujours derrière lui l'étrange impression que le violon est un jeu d'enfant. Il commence le violon à 7 ans sans réelle motivation. Selon lui, c'est à partir de 9 ans qu'il commence à jouer avec ardeur. En 1985, il remporte le Premier Prix de musique contemporaine du concours Yehudi Menuhin. Gilles Apap est connu pour son goût de jouer des musiques traditionnelles (folk, jazz, blues, musique indienne, etc.) qu'il n'hésite pas à intégrer dans des compositions plus classiques, ce qui lui vaut de sévères critiques.
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