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Vendredi 22 Mai 2026
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Gestion des déchets industriels

Conclue récemment entre le site de Renault-Somaca, établi à Casablanca et SITA Maroc, la charte de partenariat entre les deux entreprises, pour la gestion des déchets industriels, est une première dans la cité blanche.

Gestion des déchets industriels
«Mégapole qui connait, de plus en plus, une extension des unités industrielles, Casablanca va devoir réfléchir sur des solutions capables de rendre leurs rejets moins néfastes pour l'environnement», explique Ali Alaoui, directeur financier de Renault-Somaca. En effet, cette coopération a pour but de recycler un maximum de matières valorisables, particulièrement celles qui peuvent être réutilisées une fois traitées. D'une manière globale, ce sont les restants industriels qui vont être traqués et restreints à leur minimum pour les réutiliser de nouveau. Ce partenariat a dressé, également, parmi ses priorités de traiter l'intégralité des déchets dits dangereux. Le but est de minimiser l'impact environnemental de ces matières.
Sans oublier que cette opération passe par l'optimisation des transports et des flux de déchets pour limiter les coûts et les émissions de CO2. En réalité la démarche est complexe. De fait, ces objectifs pour être remplis, obligent les acteurs industriels à repenser l'ensemble de la chaîne logistique habituelle du déchet. Ainsi, sur Somaca, le tri est réalisé sur des postes de travail par des ouvriers de Somaca et par une dizaine d'opérateurs de SITA Maroc.

En tout ce sont 48 personnes qui assurent, chaque jour, cette démarche de gestion globale et industrielle des déchets sur le site de Renault. Les matières valorisables une fois épurées sont stockées au sein de bennes de 10 à 30 m3 qui seront chargées sur des camions de collecte spécifique. Ces derniers auront la charge d'acheminer les matières vers les différentes filières de valorisation du Grand Casablanca. Les erreurs de l'inventaire à la source sont par ailleurs corrigées afin d'éviter les refus dans les filières de valorisation et surtout toute présence de déchets dangereux dans les flux valorisables. Il s'agit ici de séparer les emballages des autres déchets par catégorie. Cinq fractions sont triées à ce stade : le plastique, le bois, le carton, les déchets dangereux et les ordures ménagères. Ainsi, l'étape de tri passée vient celle du conditionnement. La place limitée et la rationalisation des transports ont été résolues par la réduction mécanique des volumes. Les cartons, les films plastiques et les fûts métalliques passent dans des presses pour réduire leur volume. En ce qui concerne les déchets dangereux c'est un autre genre de traitement.

Ces derniers sont reçus par des agents spécifiquement formés et équipés de protections spécifales. Ces déchets, sont palettisés et dûment étiquetés, ils seront expédiés en filière de traitement par transport sécurisé.
Ces flux sont disposés dans des contenants remorquables de couleur, chaque couleur correspondant à un déchet. Ces contenants seront par la suite acheminés vers le Parc à déchets industriels (PADI) géré par un système proche de celui de l'acheminement des bagages dans les aéroports. Une fois arrivée sur le PADI, une autre équipe prend le relais. Les trieurs se chargent de sélectionner la matière première arrivée devant eux. Particulièrement, les cartons sont dénudés de tous films plastiques les cageots et les bois de conditionnement triés selon la taille et la valeur marchande. « Actuellement il n'existe pas d'indicateur marocain des cours du carton, du plastique, du bois ou même de la ferraille», commente Ali Alaoui, directeur financier de RenaultSomaca, il reprend, «Nous sommes maintenant à une certaine gymnastique intellectuelle entre les cours boursiers existants, le marché local et des indicateurs européens. Faire accepter la logique de cours à nos associés à cette étape là de la valorisation est encore aujourd'hui une chose qui ne va pas de soi surtout pour certaine matière comme le bois de récupération.

Pour les déchets dangereux c'est plus simple d'une certaine façon, le marché est malheureusement peu concurrentiel au Maroc et il n'existe ici qu'un acteur pour ce type de traitement », termine t-il. Toutefois, le chiffre d'affaire généré par cette activité est aussi un coût pour le client. Ainsi, dans un monde ou les ressources naturelles sont de plus en plus rares, l'intérêt d'une telle gestion devient de plus en plus une évidente. La situation de Casablanca dans ce domaine n'est pas moins contraignante que celle des villes européennes. «En effet, le coût mesuré de la main d'œuvre est le facteur créateur et améliorateur du modèle économique d'une telle gestion là ou en Europe», déclare Thomas Forgacs, directeur de SITA Maroc. C'est bien souvent le contexte réglementaire et fiscal qui génère ce type d'activité.
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L'usine Somaca

L'usine SOMACA, située au sud-est de Casablanca, appartient majoritairement au Groupe. Cette unité de production bénéficie à la fois de la norme de qualité EAQF "A" et de la certification environnementale ISO 14001. Avec 1 200 salariés et 2 lignes de production, elle fabrique aujourd'hui Kangoo, Kangoo Express pour le marché local et Logan (Dacia) pour l'exportation vers les marchés français et espagnol. En 2009, SOMACA produira également Sandero.
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