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Vendredi 05 Juin 2026
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La mer, le désert… et la musique

Vous rêvez d'un endroit où la mer et le désert chantent un hymne à la nature ? N'imaginez plus, ce lieu féerique existe bel et bien dans le Sud du Maroc. Il organise même son festival pour célébrer cette parfaire symbiose entre différents éléments de la nature. Dakhla, c'est là où le beau épouse le merveilleux; le temps d'un festival qui fête les sports et les arts. Du 26 au 28 février, cette petite ville brillera de milles feux pour accueillir un événement devenu désormais un rendez-vous culturel très attendu par les habitants de la région.

La mer, le désert… et la musique
«Outre l'enrichissement culturel de la région, le festival de Dakhla a considérablement dynamisé le tissu économique de la région, preuve en est la refonte complète de la baie où se sont installés de prestigieux hôtels. De nombreux investissements en cours consolident cette perspective de développement durable, et ont permis également de renforcer les structures existantes », renchérie Hamid Chabar, wali de la région Oued Eddahab-Lagouira.
Pour sa quatrième édition, le festival de Dakhla a, encore une fois, mobilisé toutes ses forces créatrices pour concocter un programme riche en activités.
Le volet artistique comprend de grands noms de la chanson marocaine et internationale. Sur une même scène se relaieront des jeunes talents mais aussi ceux confirmés pour enflammer une foule assoiffée de rythmes et de divertissement. Une manière, aussi, de créer un dialogue et un échange entre les différentes générations et les diverses cultures.

Aussi tous les genres de musique et expressions populaires et urbaines seront présents durant les trois jours que durera cette fête. En tête d'affiche 2010, Selmou et Group Doueh, Youssou N'Dour, Ojos de Brujo, Tony Allen, Aziz Sahmaoui… et d'autres magiciens de la musique du sud et de la world music. Cette année verra également la célébration d'un artiste, véritable virtuose de la musique traditionnelle marocaine. Il s'agit du grand Abdelhadi Belkhayat auquel le festival rendra un hommage bien mérité.

A côté, la world music, de la musique électronique, du chaâbi, du jazz, de la musique traditionnelle… seront représentés par des musiciens qui viendront de différentes parties du monde pour chanter en chœur l'amour de la musique. Toutes ces couleurs musicales feront vibrer les spectateurs qui afflueront, comme à leur habitude, à la scène érigée dans la grande place de la ville. Au menu également des résidences dont l'objectif est de mettre en avant la musique "hassani" à un niveau international tout en démontrant son potentiel en terme de partage et d'échange. Et pour jeter des passerelles entre les différentes disciplines et les multiples cultures, le programme du festival comprend également un volet intitulé «Femmes d'ici et d'ailleurs», à travers lequel Dakhla ouvre ses portes aux festivaliers et les jeunes Sahraouies s'ouvrent au monde.

Youssou N'Dour, tête d'affiche

A 11 ans, il intègre une troupe de théâtre et se fait remarquer par un musicien du Dounia Orchestra qui le recommande auprès de Charlie Diop. Il intègre alors la grande famille de Papa Semba Diop (dit Mba) à seulement 13 ans. A la mort de Mba, le jeune Youssou interprète une chanson de sa voix si particulière lors d'un concert de soutien à sa famille à Saint-Louis. C'est un véritable succès. Youssou forme un groupe, le Super Etoile qui devient l'incontestable n°1 des hit-parades dans le genre mbalax. Sa voix légèrement cassée, son autorité au sein de son groupe et son charisme grandissant font de Youssou le nouvel ambassadeur de la musique sénégalaise. A l'âge de 24 ans, le jeune sénégalais est déjà un homme d'affaire avisé, à la tête d'une véritable entreprise qui emploie musiciens, managers, secrétaires… Au-delà de son parcours artistique, Youssou s'investit corps et âme dans de multiples actions. Sensible et réactif au monde qui l'entoure, Youssou N'Dour n'a de cesse d'être présent sur plusieurs fronts, soutien à Mandela, la famine en Ethiopie, le HCR sur la condition des réfugiés, la Croix rouge, le micro-crédit…
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